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Full text of "Sherlock Holmes Solo Mysteries # 08 The Lost Heir"

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Collection folio junior 

dirigée par 
Jean-Olivier Héron 
et Pierre Marchand 




Avez-vous résolu toutes les énigmes 
proposées par la série 
SHERLOCK HOLMES ? 


1. Meurtre au club Diogène 

2. L’Émeraude de la Rivière Noire 

3. Le Maître Chanteur d’Appledore 

4. Le Crime du Docteur Watson 

5. La Conspiration des Dynamiteurs 

6. Un Duel dans le Yorkshire 

7. Pour l’Honneur de la Reine 

8. L’Héritier Disparu 


Gerald Lientz 


L’Héritier 

Disparu 

Sherlock Holmes/8 


Traduit de l’anglais 
par Noël Chassériau 

Illustrations de Philippe Munch 


Gallimard 



Titre original : 

The Lost Heir 

© Iron Crown Enterprises 1988, pour le texte 
© Éditions Gallimard, 1993, pour la traduction française 
et les illustrations 

Tous nos remerciements vont à Mrs. Jean Conan Doyle, 
qui a bien voulu autoriser la reprise des personnages 
de l’œuvre de sir Arthur Conan Doyle. 


Sommaire 


Holmes et Watson 9 

Londres à l’époque victorienne 12 

Plan de Londres 14 

Règles du jeu 16 

Feuille d’Aventure vierge 22 

Feuille d’Aventure préétablie 23 

Répertoire des Indices 24 

Répertoire des Déductions et Décisions 25 
Avis au détective 27 

Questionnaire 27 

Les protagonistes 29 

Prologue 31 

L’Enquête 33 

Glossaire du golfeur 220 



Holmes et Watson 


Apparu pour la première fois en 1887 dans la Tache 
écarlate publiée dans le numéro de Noël du 
Beeton's, Sherlock Holmes reste un personnage de 
premier plan, remarquablement vigoureux et fasci¬ 
nant pour un homme d’un âge aussi avancé. Le 
domicile du détective, le 221 B Baker Street, est 
aujourd’hui un véritable sanctuaire, et pas seule¬ 
ment l’appartement dans lequel Holmes vivait, rai¬ 
sonnait et jouait du violon quand il ne parvenait 
pas à discerner la signification exacte d’un indice 
ou le mobile tortueux d’un criminel. 

Nous savons à la fois beaucoup et peu de choses sur 
Sherlock Holmes en tant qu’être humain. Fils d’un 
gentilhomme campagnard (et petit-fils du peintre 
français Vemet), Holmes semble avoir peu attiré 
l’attention avant son séjour à l’université, où ses 
dons extraordinaires pour appliquer la logique, 
l’observation et la déduction à la résolution de 
petits mystères lui valurent la réputation d’être une 
sorte de génie. Holmes en tira les conséquences en 
ouvrant un cabinet de détective privé, probable¬ 
ment en 1878. Quatre ans plus tard, il fit la 
connaissance d’un ancien médecin militaire, le 
Dr John Watson, qui devint son collaborateur. 


9 



Quatre romans et cinquante-six nouvelles nous 
apprennent tout ce que nous connaissons sur ces 
compagnons disparates et leurs prodigieuses aven¬ 
tures. Moins une personnalité nettement définie 
qu’un amalgame de caractères contradictoires et 
inhabituels, Holmes prenait peu d’exercice, mais il 
n’en était pas moins un homme vigoureux et un 
coureur exceptionnellement rapide. Capable de tra¬ 
vailler avec acharnement durant des jours et des 
jours sans prendre de repos et en mangeant à peine, 
il lui arrivait, pendant ses périodes d’inactivité, de 
passer toutes ses journées au lit. Sa déclaration la 
plus révélatrice se trouve peut-être dans L'Aventure 
de la pierre mazarine : « Je suis un cerveau, Wat- 
son. Le reste de ma personne est un simple appen¬ 
dice. » 

Holmes faisait peu de cas des connaissances abs¬ 
traites, allant jusqu’à affirmer qu’il lui importait 
peu de savoir si c’était la Terre qui tournait autour 
du Soleil ou le contraire. En revanche, il était 
capable d’identifier d’innombrables variétés de 
cendres et d’odeurs de tabac par la vue et l’odorat. 
Les criminels et leurs méthodes l’obsédaient : il 
lisait scrupuleusement tous les faits divers des jour¬ 
naux londoniens. 

Virtuose du déguisement, le détective se fit passer 
avec succès pour un prêtre italien âgé, pour un pale¬ 
frenier ivre et même pour une vieille femme ! Un 
Watson éberlué était un bon test pour Holmes, qui 
semblait prendre un plaisir tout particulier à mysti¬ 
fier un compagnon charmant, mais quelque peu 
balourd. 

Dans Le Signe des Quatre, Holmes décrit briève¬ 
ment les qualités dont tout bon détective devrait 
être abondamment pourvu (intuitivement si pos¬ 
sible) : des facultés d’observation et de déduction 


10 



développées, et un vaste éventail de connaissances 
précises (et souvent inhabituelles). Dans ce « Livre 
dont VOUS êtes le héros », vous aurez amplement 
l’occasion de tester vos aptitudes dans ces 
domaines et, en recommençant l’aventure, de per¬ 
fectionner vos talents de détective. 

Aussi remarquable qu’il fût par ses dons et sa 
conscience professionnelle, Sherlock Holmes était 
loin d’être parfait. Surclassé par Irène Adler dans 
Un scandale en Bohême, il reconnut volontiers 
avoir été vaincu par «la» femme. En 1887, il 
avoua à Watson que trois hommes avaient été plus 
forts que lui (et que Scotland Yard). La leçon que 
Holmes tira lui-même de ces échecs est révélatrice : 
« Il se peut que le fait de posséder comme moi des 
connaissances particulières et des pouvoirs spé¬ 
ciaux incite à rechercher une explication complexe 
là où une solution plus simple est à portée de la 
main. » Apprenez donc à vous fier à vos propres 
observations et à vos propres déductions - lors¬ 
qu’elles sont sensées et concordent avec les indices 
matériels et les témoignages de gens de confiance -, 
ne tirez pas trop vite de conclusions et, si vous le 
désirez et si les circonstances le permettent, n’hési¬ 
tez pas à demander conseil à Holmes ou à Watson. 
Et maintenant, faites assaut d’intelligence avec le 
plus célèbre détective privé de tous les temps. Sur¬ 
tout, ne vous laissez pas démoraliser : si vous ne 
réussissez pas du premier coup, recommencez, c’est 
tout ! Il serait peut-être bon de garder à l’esprit le 
conseil que donnait Holmes à Watson et à tous les 
apprentis détectives : « C’est une de mes vieilles 
maximes, dit-il, que, quand on a éliminé l’impos¬ 
sible, ce qui reste, aussi improbable que cela 
paraisse, doit être la vérité. » 

Bonne chance et bonne chasse ! 


11 



Londres à l’époque 
victorienne 


Au moment où Holmes exerçait ses talents à 
Londres, du début des années 1880 jusqu’en 1903, 
l’ère victorienne était beaucoup plus qu’un sujet 
d’étude et de plaisanterie. La reine Victoria gou¬ 
verna l’Angleterre pendant plus de soixante ans, 
règne d’une durée sans précédent ; ses goûts et ses 
opinions reflétèrent et formèrent ceux de la société 
anglaise. Après la révolution industrielle (1750- 
1850), l’Angleterre fit un bond en avant qui trans¬ 
forma un pays en majeure partie rural en nation 
manufacturière puissante et prospère. (Les romans 
de Charles Dickens décrivent d’une façon drama¬ 
tique cette cruelle et passionnante période de 
brusque mutation sociale.) En dehors des fron¬ 
tières, l’empire colonial fit flotter l’Union Jack (et 
implanta les mœurs britanniques) en Afrique, aux 
Indes et en Extrême-Orient. C’est d’ailleurs au 
cours de la campagne en Afghanistan que le 
Dr Watson fut blessé. 

Cosmopolite et néanmoins fière d’elle-même, 
Londres comptait, à la fin du xix® siècle, plus de six 
millions d’habitants, dont beaucoup venaient des 
quatre coins du monde. Elle s’enorgueillissait de la 



haute société de Park Lane tout en abritant une 
pouilleuse Chinatown où l’opium s’achetait et se 
consommait comme du thé. Pour vous orienter, 
sachez que Baker Street se trouve au sud de 
Regent’s Park, non loin du Jardin zoologique, au 
cœur de l’élégant quartier du West End. Les moyens 
de locomotion usuels étaient le train et la voiture à 
cheval, mais les gens marchaient beaucoup : les 
voleurs prenaient souvent leurs jambes à leur cou 
pour se rendre d’un point à un autre ! 






























Règles du jeu 


Les deux chapitres précédents de ce « Livre dont 
VOUS êtes le héros » vous ont permis de faire plus 
ample connaissance avec Sherlock Holmes et le 
Dr John Watson, les célèbres détectives, et d’ob¬ 
tenir des renseignements précieux concernant 
l’époque victorienne. Voici maintenant selon 
quelles règles vous, lecteur, allez être en mesure 
d’apporter la preuve de votre talent en matière d’in¬ 
vestigations. 


Un crayon, une gomme et deux dés 

Pour jouer ce « Livre dont VOUS êtes le héros », 
vous devez vous munir d’un crayon, d’une gomme 
et de deux dés. Le crayon et la gomme vous servi¬ 
ront à noter les détails de votre enquête sur la 
Feuille d’Aventure, le Répertoire des Indices et le 
Répertoire des Déductions et Décisions que vous 
trouverez dans ces règles du jeu. Les dés vous per¬ 
mettront de mettre à l’épreuve les aptitudes de 
votre personnage : Force, Habileté, Intuition, 
Communication, Observation et Connaissances. 


16 



Indices, Décisions et Déductions 


L’enquête que vous allez mener débute naturelle¬ 
ment par un prologue. Ensuite, elle vous fera suivre 
un itinéraire constitué de paragraphes numérotés. 
Certains paragraphes vous permettront de recueillir 
divers indices (par exemple : une empreinte de 
pied, l’arme du crime, un article de journal) et vous 
serez parfois appelé à prendre des décisions ou à 
procéder à des déductions (par exemple : vous déci¬ 
dez de filer quelqu’un... cette filature vous permet 
de déduire que l’assassin est le valet de chambre). 
Voici comment procéder pour consigner ces élé¬ 
ments clefs de votre enquête au cours de votre 
lecture. 

Si le texte vous demande : « Enregistrez l’Indice 
(suivi d’une lettre) », vous devez cocher la case cor¬ 
respondante à la lettre indiquée sur le Répertoire 
des Indices. 

Si le texte vous demande : « Enregistrez la Déduc¬ 
tion (suivi d’un chiffre) » ou « Enregistrez la Déci¬ 
sion (suivi d’un chiffre) », vous devez cocher la case 
correspondante au chiffre indiqué sur le Répertoire 
des Déductions et Décisions. 

Quand vous effectuez un enregistrement sur l’un 
des répertoires, il est conseillé de noter l’informa¬ 
tion recueillie et le numéro du paragraphe qui la 
contient. Vous pourrez ainsi jouer ce livre en plu¬ 
sieurs fois sans prendre le risque d’oublier les faits 
marquants de votre investigation. Vous pouvez 
aussi copier les répertoires pour les réutiliser si, 
insatisfait du dénouement de votre enquête, vous 
décidez de rejouer une nouvelle partie. 

Vous trouverez également dans le texte d’autres 
renseignements utiles ne nécessitant pas un enre¬ 
gistrement. Si vous souhaitez en prendre note, utili- 


17 



sez la case NOTES qui figure au bas de votre 
Feuille d'Aventure. 

Enfin, n’oubliez pas que certains des indices ou des 
renseignements fournis par le texte peuvent être 
dénués de sens ou dépourvus d’intérêt, leur seul 
rôle étant de brouiller les pistes. 


Choix d’un personnage 

Le livre que vous tenez entre les mains vous invite 
à devenir James G. Hurley, cousin du docteur 
Watson et disciple fervent de Sherlock Holmes, 
votre maître à penser. Pour jouer ce rôle, deux solu¬ 
tions s’offrent à vous : adopter le personnage entiè¬ 
rement décrit par la Feuille d’Aventure préétablie 
ou créer votre propre personnage en vous servant 
de la Feuille d’Aventure vierge. 

Quel que soit votre choix, votre personnage sera 
toujours caractérisé par son équipement, l’argent 
qu’il possède et ses aptitudes. 


Argent et équipement 

Au début de votre enquête, vous possédez un 
crayon, un carnet de notes et un couteau de poche. 
Vous disposez également de 3 livres et 10 shillings. 
Si vous avez décidé de créer votre personnage plu¬ 
tôt que de vous en tenir au personnage proposé par 
la Feuille d Aventure préétablie, inscrivez ses pos¬ 
sessions, argent et équipement, sur la Feuille 
d Aventure vierge. 

Au cours du jeu, chaque fois que vous acquerrez de 
l’argent ou un équipement quelconque, notez-le 
dans les cases prévues à cet effet sur la Feuille 


18 



d’Aventure. Les pence (1 penny), les shillings 
(12 pence), les guinées (21 shillings) et les livres 
(20 shillings) peuvent vous servir, au cours de votre 
enquête, à payer un repas, un hébergement, un 
transport, un pourboire, etc. 


Aptitudes 

Les six aptitudes ci-après caractérisent votre per¬ 
sonnage. Au cours de votre enquête, elles influeront 
sur vos chances d’accomplir certains actes. 

FORCE (comprenant la vigueur physique, l’adresse, le 
courage, la pugnacité et les talents de pugiliste) : 
cette aptitude exprime votre capacité à exécuter des 
actions exigeant de l’équilibre, un sens de la coordi¬ 
nation, de l’agilité et de la vivacité. Parmi ces 
actions peut figurer le fait de vous battre, d’esqui¬ 
ver une attaque, de courir, de grimper, de monter à 
cheval, de nager, etc. 

HABILETÉ (comprenant l’artifice, le camouflage, le 
travestissement, la ruse, l’art d’obtenir des informa¬ 
tions) : faites appel à cette aptitude quand vous 
voudrez vous déplacer sans être vu ou entendu, 
dérober quelque chose, forcer une serrure, vous sor¬ 
tir d’un mauvais pas, vous déguiser, etc. 

INTUITION (comprenant la sensibilité, la perspicacité, 
le raisonnement, la déduction et la chance) : cette 
aptitude traduit votre talent pour interpréter et 
faire concorder les renseignements, les indices, etc. 
Elle reflète également votre capacité à émettre des 
hypothèses et à concevoir des soupçons. 

COMMUNICATION (comprenant la façon de poser des 
questions, de jouer un rôle, de se mêler à la foule. 


19 



de négocier et de faire preuve de diplomatie) : cette 
aptitude traduit votre talent pour parler aux gens, 
pour discuter avec eux, pour en obtenir des infor¬ 
mations. Elle reflète également votre sociabilité et 
la facilité avec laquelle vous vous adaptez aux 
divers milieux de l’ère victorienne, ainsi que vos 
dons pour dissimuler vos pensées et vos sentiments 
personnels. 

OBSERVATION (comprenant la perception, la vigilance 
et la faculté de vous identifier à quelqu’un) : cette 
attitude traduit la quantité d’informations que vous 
recueillez par perception visuelle. 

CONNAISSANCES (comprenant l’éducation, l’instruc¬ 
tion, le goût de l’actualité et le don des langues) : 
cette aptitude traduit votre expérience et vos 
compétences dans divers domaines tels que les 
langues étrangères, l’art, l’histoire, l’actualité, la 
chimie, la pharmacologie, la biologie, etc. 


Bonus d’aptitude 

Au cours de votre enquête, vous aurez maintes fois 
l’occasion de tester chacune de vos aptitudes (par 
exemple : l’Observation quand vous cherchez un 
indice en fouillant la chambre d’un suspect). 
Concrètement, le texte vous demandera alors de 
lancer deux dés, dont vous devrez faire la somme, 
puis d’ajouter votre bonus d’aptitude au résultat 
ainsi obtenu (dans l’exemple : « Lancez deux dés et 
ajoutez votre bonus d’Observation »). Bien sûr, 
plus votre total de points sera élevé, plus grandes 
seront vos chances de réussite. 

Si vous avez choisi de créer votre propre person- 


20 



nage, c’est à vous que revient l’honneur de détermi¬ 
ner les forces et les faiblesses de votre héros. Pour 
ce faire, vous disposez de six « bonus + 1 » à attri¬ 
buer aux aptitudes de votre personnage, sachant 
que vous ne pouvez pas affecter plus de 3 points de 
bonus à une même aptitude. Ainsi, deux 
« bonus + 1 » attribués à une aptitude deviennent 
un « bonus + 2 », et trois « bonus + 1 » un 
« bonus + 3 ». En revanche, toute aptitude à 
laquelle vous n’accorderez aucun point de bonus 
sera pénalisée d’un « bonus - 2 ». Dans ce cas, 
quand le texte vous demandera d’ajouter votre 
bonus, vous devrez bien sûr retrancher 2 points au 
résultat obtenu par le lancer des deux dés. Votre 
décision prise, notez les bonus d’aptitudes de votre 
personnage sur la Feuille d’Aventure vierge (par 
exemple: Force-2, Habileté+1, Intuition + 2, 
Communication -2, Observation + 3, Connais¬ 
sances-2). Pour plus de commodité, il est préfé¬ 
rable de porter ces indications au crayon afin de 
pouvoir les effacer et les modifier au cours du jeu. 
Vous pouvez également copier votre Feuille dAven¬ 
ture pour l’utiliser à votre convenance. 

Si, à l’inverse, vous avez choisi de jouer avec la 
Feuille dAventure préétablie, votre personnage 
commence son enquête avec un « bonus + 1 » pour 
chacune de ses aptitudes. 

Par ailleurs, certains équipements, ou des blessures 
survenues au cours de votre aventure, peuvent 
modifier vos bonus d’aptitudes. Si le cas se produi¬ 
sait, notez ces modifications sur votre Feuille 
dAventure, dans la case Bonus. 

En dernier lieu, quand vous ajouterez un bonus 
d’aptitude au total obtenu par le lancer des deux 
dés, considérez les résultats supérieurs à 12 comme 
« 12 » et les résultats inférieurs à 2 comme « 2 ». 


21 

























Feuille d’Aventure préétablie 


NOM 


APTITUDES 

Bonus 

ÉQUIPEMENT 

Force 

-ti 

^^(èuhmL de, ,fU)clle 

Habileté 

-ti 

de 'noleÀ> 

Intuition 

ii 

il 

y)(jLci^on 

Communication 

4) 

Observation 

il 

5) 

Connaissances 

il 

6) 

7) 

ARGENT 

... pence 

8) 


...shillings 

9) 


... guinées 

10) 


V?. livres 

11) 

NOTES 



























































































Questionnaire 


Questions 

Héritier numéro 


1 

2 

3 

4 

5 

1 

378 

396 

160 

409 

418 

2 

283 

382 

123 

124 

287 

3 

446 

259 

126 

230 

381 

4 

237 

442 

137 

443 

446 

5 

243 

135 

151 

325 

463 

6 

263 

291 

376 

163 

460 

fin 

385 

131 

343 

198 

217 


Notes sur les héritiers 


Héritier 1 : 


Héritier 2 : 


Héritier 3 : 


Héritier 4 : 


Héritier 5 : 









Avis au détective 


Ce livre va vous permettre de mener plusieurs 
investigations pour le compte d’un même client. La 
première se déroulera sur un parcours de golf. Un 
glossaire, situé à la fin de ce livre, vous donnera la 
signification des termes techniques utilisés par les 
golfeurs. Le but de la seconde sera d’élucider le 
mystère qui entoure un héritier disparu. Au cours 
de cette seconde affaire, vous désirerez certaine¬ 
ment interroger les prétendants à l’héritage. Le 
texte vous y invitera en vous donnant rendez-vous 
au Questionnaire. 


Questionnaire 

Avant d’interroger les postulants à l’héritage, vous 
devrez commencer par établir une liste des ques¬ 
tions à leur poser, liste qui sera peut-être limitée par 
les divers indices que vous aurez découverts, le 
texte vous demandera d’entourer, sur le tableau ci- 
dessous, les questions que vous pourrez poser. 
Lorsque vous interrogerez un héritier, vous serez 
invité à vous rendre à ce Questionnaire. Reportez- 
vous alors à cette page. Le numéro qui figure dans 
la colonne de l’héritier, en face de la question à 
poser, est celui du paragraphe auquel vous devez 
vous rendre. Une fois la réponse obtenue, vous 
serez prié de revenir à ce Questionnaire. Lorsque 
vous aurez posé à un héritier toutes les questions 
que vous jugez utiles, rendez-vous au paragraphe 
figurant sur la ligne « Fin » au bas de la colonne 
relative à cet héritier et continuez à jouer de la 
manière habituelle. 

Avec certains héritiers, des incidents peuvent sur- 


27 



venir en cours d’interrogatoire et vous renvoyer 
automatiquement à l’enchaînement du texte, sans 
passer par la ligne « Fin » du Questionnaire. Quand 
cela se produit, conformez-vous aux instructions du 
texte et faites vos choix de la manière habituelle. 

Notes sur les héritiers 

Vous souhaiterez peut-être utiliser cette case au bas 
de votre questionnaire pour prendre des notes sur 
les réponses faites à vos questions par les différents 
héritiers. 


Les protagonistes 

La liste des protagonistes recense les personnes qui, 
de près ou de loin, ont un rapport avec l’enquête 
que vous allez mener. Au cours de votre lecture, 
vous pourrez consulter cette liste quand bon vous 
semblera. Vous y obtiendrez des renseignements 
concernant l’identité de ces personnes. 



Les protagonistes 


Alfie : irrégulier de Baker Street, servant de caddie 
à Sherlock Holmes au golf. 

M. Amos : vieux libraire. 

Robert Barnett : petit-neveu de sir Dexter Manning- 
ton, perdu de vue depuis longtemps et dont l’iden¬ 
tité est revendiquée par cinq postulants. 

Gilmer : majordome de sir Dexter. 

John Gregg : rival de sir Dexter au golf. 

Joe : caddie de John Gregg. 

Thomas Malone : vieil ami de sir Dexter. 

Sir Dexter Mannington : homme très fortuné qui 
essaie d’identifier son héritier perdu. 

Matthew Mannington : frère défunt de sir Dexter, 
grand-père de Robert Bamett. 

Sandy : caddie de sir Dexter. 

Andrew, Bruce, Charles et Dennis Sinclair : cousins 
de sir Dexter. 




Holmes et Watson devant le 221 B, Baker Street. 



















































Prologue 


Le message de Sherlock Holmes est, comme la plu¬ 
part de ceux émanant du célèbre détective, 
laconique et hermétique. Il dit seulement ; « Soyez 
chez moi cet après-midi à deux heures si vous avez 
le temps de m’aider à régler une broutille. » Bien 
entendu, vous vous précipitez au 221 B Baker 
Street. Mme Hudson, la propriétaire, vous fait 
monter à l’appartement de Holmes, où votre cou¬ 
sin, le Dr Watson, vous accueille avec un sourire et 
un mot aimable. 

- Je suis content que vous soyez venu, dit-il. Peut- 
être m’aiderez-vous à convaincre Holmes d’accep¬ 
ter une affaire. 

- Quel genre d’affaire ? demandez-vous. 

- La plus dérisoire que l’on m’ait jamais proposé 
de résoudre, répond Holmes d’un ton bourru. Vous 
n’allez pas me croire, mais sir Dexter Mannington 
désire que je découvre comment son partenaire au 
golf s’y prend pour tricher. A mon avis, il serait 
plus difficile de trouver un golfeur qui ne triche 
pas. 

- Allons, Holmes, riposte Watson, vous m’avez dit 
cent fois que vous préférez un problème futile, mais 
complexe, à un meurtre tout simple. 

- Je doute que celui-ci soit très complexe, Watson, 
rétorque Holmes en bourrant sa pipe. Il nous fera 
seulement perdre notre temps. 

Watson éclate de rire et secoue la tête. 

- Holmes, de toutes les personnes que je connais, 
vous êtes celle qui perd le plus de temps et, quand 
vous n’avez rien à faire, vous n’arrêtez pas de vous 
plaindre. Indépendamment de cela, vous m’avez dit 
vous-même que vous aimeriez avoir l’occasion de 
jouer un peu au golf. Même si l’affaire est futile. 


31 


nous passerions une journée agréable sur les links 
de Woking. 

- J’avais envisagé cet aspect de la question, dit 
Holmes. C’est pourquoi notre ami est ici aujour¬ 
d’hui et pourquoi j’ai écrit à sir Dexter que j’accep¬ 
tais son offre au nom de votre cousin. Vous devriez 
aller chercher nos clubs de golf dans le débarras, 
pendant que j’expose l’affaire à votre cousin. 
Watson sort de la pièce et Holmes se tourne vers 
vous. 

- Vous en savez déjà presque aussi long que moi, 
commence le détective. Sir Dexter joue régulière¬ 
ment au golf avec son ami John Gregg. Bien que sir 
Dexter soit indiscutablement meilleur joueur, 
M. Gregg gagne la plupart des parties. J’ai répondu 
à sir Dexter que l’un de mes collaborateurs enquête¬ 
rait sur la question. Demain, Watson et moi joue¬ 
rons avec sir Dexter et M. Gregg sur le terrain de 
golf de Woking. Alfie, un de mes irréguliers de 
Baker Street me servira de caddie, tandis que vous 
porterez le sac de Watson. Avec trois paires d’yeux 
pénétrants braqués sur le problème, en plus de ceux 
de Watson et de sir Dexter, nous devrions tirer l’af¬ 
faire au clair. Je doute que sir Dexter ait fait appel à 
moi uniquement pour pincer un tricheur. Je pense 
qu’il souhaite plutôt s’assurer de notre compétence 
avant de nous confier l’affaire qui lui tient réelle¬ 
ment à cœur. 

- Je ferai de mon mieux, monsieur Holmes, répon¬ 
dez-vous. Si nous découvrons que son ami triche, 
qu’est-ce que sir Dexter désire que nous fassions ? 
Holmes sourit. 

- C’est le point délicat. Nous sommes censés 
mettre un terme à la supercherie sans faire quoi 
que ce soit qui puisse embarrasser M. Gregg. Nous 
devrons observer ce qui se passe jusqu’au quator- 


32 




zième trou. A ce moment-là, ils ont l’habitude de 
s’arrêter au club-house pour prendre des rafraî¬ 
chissements. Nous profiterons de ce moment-là 
pour confronter nos observations, cerner le pro¬ 
blème et trouver une solution appropriée. 

- Si problème il y a, objectez-vous. Il se pourrait 
que sir Dexter soit mauvais joueur et se refuse à 
admettre que son adversaire est meilleur que lui. 

- Très possible, reconnaît Holmes. Vous avez rai¬ 
son de me rappeler que c’est presque toujours une 
erreur de chercher une explication avant d’être en 
possession de tous les éléments. 

Sur ces mots, un bruit vous fait lever la tête. 
Watson franchit la porte en traînant derrière lui 
deux sacs de golf. Ces sacs sont du même modèle, 
mais l’un d’eux ne contient que six clubs alors que, 
dans l’autre, s’entassent au moins une douzaine de 
clubs. Holmes observe la direction de votre regard 
et dit : 

- Oui, Watson et moi n’avons pas la même concep¬ 
tion de l’équipement nécessaire. Mais je suis cer¬ 
tain qu’un homme aussi perspicace que vous déter¬ 
minera aisément lequel de ces deux sacs est le mien. 
Si vous répondez que c’est le sac plein, rendez vous 
au 366. Si vous répondez que c’est le sac à moitié 
vide, rendez-vous au 149. Si vous demandez des 
renseignements complémentaires, rendez-vous 
au 130. 


100 

- Si j’en suis sûr ? rétorque Héritier 4 avec humeur. 
Ah, je vois ce qui vous tracasse. Il avait promis de 
m’envoyer Le Mystère d’Edwin Drood, mais il l’a 
remplacé par le livre de Jules Verne parce que 
Dickens est mort avant d’avoir achevé son roman. 
C’était un excellent choix. 


33 



Enregistrez la Déduction 11 et rendez-vous au 

Questionnaire. 


101 

Pendant que vous parlez à Héritier 3, vous avez 
conscience d’un mouvement au-dessus de votre tête 
et, en levant les yeux, vous voyez un bras vêtu de 
tweed faire basculer l’une des gargouilles du balcon 
qui vous surplombe. 

- Attention ! criez-vous en poussant Héritier 3 hors 
de son fauteuil et de la trajectoire de la sculpture. 
Tandis que la gargouille s’écrase bruyamment sur la 
terrasse, vous aidez l’homme terrifié à se mettre à 
l’abri contre le mur de la maison. En réfléchissant à 
ce qui vient de se passer, vous vous rappelez que 
seuls deux des invités portaient ce jour-là un veston 
de tweed : des cousins de sir Dexter, Charles et 
Dennis. L’un d’eux a dû faire tomber la gargouille 
du balcon. (Enregistrez l’Indice Z et rendez-vous 
au 326.) 


102 

- S’il y avait quelque chose de dérangé ? dit-il per¬ 
plexe. Bien sûr que oui, monsieur, sinon je n’aurais 
pas eu besoin de mettre de l’ordre. 

Vous voyant lever les yeux au ciel, il se ressaisit 
brusquement. 

- J’ai remarqué quelque chose de bizarre, mon¬ 
sieur : le coffret contenant les pistolets de fantaisie 
avait été déplacé, mais les deux pistolets étaient 
dedans. 

Enregistrez l’Indice DD et rendez-vous au 406. 

103 

Tout en réfléchissant aux questions posées par la 
lettre que vous venez de lire, vous passez au docu¬ 
ment suivant. Il s’agit de la copie d’une lettre adres- 


34 



sée par Matthew Mannington à Elizabeth, datée du 
14 mars 1870. Vous la lisez attentivement, mais 
vous n’y trouvez aucun renseignement permettant 
d’identifier l’héritier. C’est une missive tendre et 
affectueuse. Après la longue absence de sa fille, 
Matthew souhaitait la revoir dès qu’elle pourrait 
régler ses affaires et effectuer le voyage. 

- Vous voyez à quel point mon frère était désireux 
de retrouver sa fille, commente sir Dexter. J’avais 
conservé quelques doutes sur leur réconciliation 
jusqu’à ce que j’aie lu cette lettre, qui m’a 
convaincu de la sincérité de mon frère. Mais je 
vous retarde. Vous avez encore beaucoup de lettres 
à lire. 

Le document suivant est la copie d’une lettre adres¬ 
sée par Matthew Mannington à Robert Bamett, 
datée du 30 juin 1870. 

Mon cher petit-fils, 

J’ai été ravi d’apprendre par ta mère que, malgré ton 
jeune âge, tu te passionnes pour la bonne littérature. 
On a toujours profit à lire les bons auteurs 
modernes. M. Charles Dickens vient de commencer 
un nouveau roman, « Le Mystère d’Edwin Drood », 
dont les magazines ont publié les premiers chapitres. 
Dès que l’ouvrage sera terminé et édité sous forme de 
livre, je t’en enverrai un exemplaire. J’espère que tu 
prendras autant de plaisir à le lire que j’en éprouve à 
avoir un petit-fils aussi prometteur. 

Matthew Mannington 

Lorsque vous reposez la lettre en tendant la main 
vers la suivante, vous entendez glousser sir Dexter. 

- Cette lettre me fait toujours rire, explique-t-il 
quand vous l’interrogez du regard ; obstiné comme 


35 



il l’était, voilà une promesse dont mon frère a dû se 
mordre les doigts. 

Lancez deux dés et ajoutez votre bonus d’intuition. 
Si vous obtenez : 

De 2 à 6 Rendez-vous au 391 

De 7 à 12 Rendez-vous au 129 

104 

- Eh bien, l’interrogatoire tire à sa fin, dit sir 
Dexter. Il n’y a plus que Bruce qui aurait pu voir ou 
entendre quelque chose. Voulez-vous lui parler ? 

Si vous l’interrogez, rendez-vous au 416. Sinon, 
rendez-vous au 479. 



105 

Vous fouillez dans vos souvenirs en essayant de 
vous rappeler l’enchaînement des faits qui ont suivi 
le coup de feu. Il vous semble que Charles a dû être 
l’un des premiers à arriver dans le couloir. Est-ce 
qu’il mentirait ? Enregistrez la Déduction 27 et ren¬ 
dez-vous au 407. 


106 

- C’est cousin Bruce qui a tué Héritier 3, répondez- 
vous aussitôt. Il avait un mobile : Héritier 3 consti¬ 
tuait une menace pour son héritage, et il a pu rega¬ 
gner sa chambre avant que quelqu’un ne le voie. 




- On peut difficilement considérer cela comme une 
preuve incontestable, répond Holmes. De plus, 
vous savez qu’il n’est pour rien dans l’attentat de 
l’après-midi, et je suis persuadé que les deux 
affaires sont liées. 

Rendez-vous au 474. 


107 

- Merci de votre aide, dit sir Dexter. 

- C’est la moindre des choses, répond M. Amos. Je 
vous souhaite une bonne journée. 

Rendez-vous au 286. 


108 

Dennis et Charles blêmissent et scrutent votre 
visage en espérant y découvrir la preuve qu’il s’agit 
d’un simple bluff. 

- Bon, eh bien on ne lui a pas fait de mal, à cet 
escroc, pas vrai ? demande Dennis. Tout ce qu’on 
voulait, c’était lui faire suffisamment peur pour 
qu’il déguerpisse et renonce à faire main basse sur 
l’héritage. 

- Vous avez fait cela ! rugit sir Dexter et les deux 
coupables baissent la tête. Eh bien, vous n’avez plus 
de souci à vous faire pour l’héritage ! continue-t-il. 
Je referai mon testament dès ce soir, et je léguerai à 
chacun de vous exactement ce qu’il mérite ! 

Les deux cousins sortent précipitamment de la 
pièce. 

- Eh bien, voilà une bonne chose de faite, consta¬ 
tez-vous avec un petit sourire. 

- Vous avez agi pour le mieux, vous félicite sir 
Dexter. Je suis déçu par ces deux garçons, mais je 
suis content que cette affaire soit réglée. Autrement, 
ils auraient pu recommencer... et réussir ! 
Enregistrez la Déduction 28 et rendez-vous au 395. 


37 



109 

- Malheureusement, dit Holmes après un silence, 
vous n’avez pas l’ombre d’une preuve à l’appui de 
votre accusation. 

Si vous souhaitez recommencer votre enquête, ren¬ 
dez-vous au 147. Si vous préférez entendre l’expli¬ 
cation de Holmes, rendez-vous au 250. 

.~ -. 


110 

Héritier 3 réfléchit à ce que vous venez de dire et 
éclate de rire. 

- Vous autres détectives, dit-il, vous avez vraiment 
l’esprit tortueux. Vous essayez toujours de profiter 
d’une situation donnée pour en résoudre une autre, 
hein ? Si je ne savais pas que c’est impossible, je 
vous soupçonnerais d’avoir fait tomber cette gar¬ 
gouille du balcon vous-même dans le seul but de me 
mettre à l’épreuve. 

Enregistrez la Décision 21 et rendez-vous au 153. 


111 

- Les responsables de l’attentat contre Héritier 3 
sont Charles et Dennis, dites-vous en guettant 
anxieusement la réaction de Holmes. 

- Ils sont complices ? demande Holmes. Je pense 
que vous avez des preuves de ce que vous avancez ? 
Vous vous expliquez rapidement. Si vous avez 
enregistré l’Indice Z ou l’Indice AA, rendez-vous au 
112. Sinon, rendez-vous au 116. 


112 

- J’ai réexaminé attentivement tous les indices 
dont nous disposons, dites-vous, et je crois qu’ils 
désignent Héritier 3. 

Si Héritier 3 est mort, rendez-vous au 229. Sinon, 
rendez-vous au 226. 


113 

Le majordome introduit Héritier 5 et se retire. Le 
nouvel arrivant s’assoit timidement au bord d’un 
siège, visiblement mal à l’aise. Son aspect physique 
est aussi passe-partout que le nom qu’il utilise : 
John Smith. 

Lorsqu’il est installé et qu’il a bu un verre d’eau, 
vous commencez à l’interroger. Rendez-vous au 
Questionnaire. 


114 

On frappe à la porte et, sur votre invitation, Gilmer 
fait son entrée. 

- Excusez-moi, monsieur, dit-il. On vient d’appor¬ 
ter un télégramme pour vous. 

Vous remerciez Gilmer, qui se retire. Rapidement, 
vous ouvrez l’enveloppe et vous lisez : 

« Philip Hamilton impliqué dans nombreux abus 
de confiance. Jamais poursuivi. Arrivé Angleterre 
1888, lieu de naissance inconnu. Holmes. » 

Après avoir lu le télégramme, vous le jetez dans la 
cheminée. Les renseignements de Holmes ne 
prouvent pas qu’Héritier 3 est un imposteur. Ren¬ 
dez-vous au 178. 


115 

- En fait, aucun indice matériel ne permet d’élimi¬ 
ner Héritier 4, reconnaissez-vous mais, comme il 
n’a pas l’ombre d’un mobile, je pense que l’on peut 


39 



considérer sans risque que l’assassin est Charles ou 
Dennis. 

- On peut peut-être le considérer sans risque, 
riposte Holmes, mais il serait préférable d’avoir 
une preuve. Avez-vous découvert quoi que ce soit 
incriminant indiscutablement l’un des cousins ? 

Si vous avez enregistré l’Indice CC, rendez-vous au 
215. Sinon, rendez-vous au 206. 



116 

- Voilà donc la liste de nos suspects réduite à 
Charles et à Dennis, continue Holmes. Comme 
Héritier 2 a entendu des bruits dans la chambre de 
Charles, indiquant que celui-ci est rentré chez lui 
tout de suite après le coup de feu et en est ressorti 
aussitôt, il semble que ce soit lui le coupable. Néan¬ 
moins, comme Dennis a manifestement menti en 
prétendant n’avoir rien entendu dans la chambre de 
Charles à ce moment-là, cela prouve qu’ils étaient 
de connivence. De plus, il me paraît évident qu’ils 
étaient complices dans l’attentat contre Héritier 3 
en fin d’après-midi. 

Rendez-vous au 117. 


117 

- Nous avons réglé la question des événements qui 
se sont produits depuis votre arrivée, dit Holmes, 


40 



mais le moment est maintenant venu de résoudre 
l’énigme qui vous a amené ici. Lequel des postu¬ 
lants est le véritable Robert Barnett ? 


Si vous répondez que c’est ; 


Héritier 1 

Rendez-vous au 118 

Héritier 2 

Rendez-vous au 134 

Héritier 3 

Rendez-vous au 138 

Héritier 4 

Rendez-vous au 139 

Héritier 5 

Rendez-vous au 155 

Aucun d’eux 

Rendez-vous au 161 


118 

-Je crois que c’est Héritier 1, répondez-vous, et 
vous expliquez comment vous êtes parvenu à cette 
conclusion. 

- Non, sûrement pas, dit Holmes. Je me suis ren¬ 
seigné : il est né à Londres et il y a passé toute sa 
jeunesse. Bien qu’il s’appelle Robert Bamett, il 
n’est pas l’héritier. 

Si vous voulez entendre les explications de Holmes, 
rendez-vous au 242. Si vous préférez recommencer 
l’enquête, rendez-vous au 481. 


119 

- Je crois que l’assassin est Héritier 1, répondez- 
vous, mais vous vous arrêtez court en voyant 
Holmes froncer les sourcils. 

- Et comment êtes-vous parvenu à cette surpre¬ 
nante conclusion ? demande Holmes. Je ne pense 
pas que vous ayez la moindre preuve à l’appui. 
Vous tentez timidement de vous justifier, mais 
Holmes vous fait signe de vous taire. 

Rendez-vous au 474. 


41 



120 

- Excusez-moi, dit Gilmer après s’être rendu un 
instant dans le hall. Deux des cousins de sir Dexter, 
Andrew et Bruce, demandent à être interrogés tout 
de suite, si vous désirez les entendre. 

- Pour quelle raison ? ripostez-vous, agacé par 
cette interruption. 

- Ils ont des obligations mondaines, et ils seront en 
retard s’ils doivent attendre davantage, explique 
Gilmer. Ils semblent surtout tenir à passer la soirée 
avec leur petite amie, ajoute-t-il en aparté. 

Si vous voulez interroger : 

Cousin Andrew Rendez-vous au 174 

Cousin Bruce Rendez-vous au 288 

Ni l’un ni l’autre Rendez-vous au 428 


121 

Vous entrez silencieusement dans la bibliothèque et 
vous y trouvez Héritier 4 assis près d’une fenêtre, 
plongé dans l’un des livres de sir Dexter. Il ne lève 
même pas les yeux à votre arrivée, et vous regagnez 
discrètement le corridor. Enregistrez l’Indice X et 
rendez-vous au 494. 


122 

Lorsque Holmes se penche pour ramasser la balle 
de M. Gregg, vous observez attentivement ses 
mains. L’une d’elles tient déjà une balle. En se bais¬ 
sant, il pivote légèrement sur lui-même, de façon à 
dissimuler son geste, et glisse la balle de M. Gregg 
dans sa manche. Rendez-vous au 399. 

123 

- J’aimerais que vous me parliez du naufrage du 
Cassandra. Qui vous a sauvé ? 





- John Floyd, le second, répond-il. C’est également 
lui qui s’est occupé de moi ensuite, jusqu’à ce que 
mon grand-père lui écrive de me mettre dans un 
pensionnat et d’oublier mon existence. 

Son amertume saute aux yeux et vous éprouvez 
presque de la sympathie pour lui. Rendez-vous au 
Questionnaire. 


124 

- Qui vous a sauvé du naufrage du Cassandra ? 
Héritier 4 ouvre la bouche, la referme, et une gri¬ 
mace de douloureuse concentration crispe ses 
traits. 

- Le second, répond-il. 

- Ça, nous le savons, ripostez-vous aussitôt. Ce que 
je vous demande, c’est son nom. 

- Je l’ai toujours appelé Jocko, répond-il. Si jamais 
j’ai su son vrai nom, je l’ai oublié. 

Enregistrez l’Indice T. Si vous réclamez un 
complément d’informations, rendez-vous au 357. 
Sinon, rendez-vous au Questionnaire. 



125 

Héritier 2 semble très maître de lui et s’installe 
confortablement dans un fauteuil. 


43 



- Voilà qui va me changer, dit-il en riant. Habi¬ 
tuellement, c’est moi qui pose les questions. 

-Je suis persuadé que celles-ci vous sembleront 
très faciles, ripostez-vous. 

Rendez-vous au Questionnaire. 

126 

- Pouvez-vous nous décrire la façon dont Floyd 
vous a sauvé ? demandez-vous. 

Héritier 3 y semble tout disposé : 

- Tout le monde était monté dans les canots de 
sauvetage quand on s’est aperçu que je manquais à 
l’appel. Son canot étant le plus petit, Floyd est 
retourné au navire. Il a deviné que j’étais coincé 
dans la cabine du médecin, et il a fait un travail de 
Titan pour arriver jusqu’à moi. C’était véritable¬ 
ment une tâche surhumaine. A première vue, la 
coursive paraissait impraticable, obstruée par des 
poutres et des décombres. L’eau montait et un 
incendie s’étant déclaré, certaines pièces de bois 
étaient en feu. A mains nues, il s’est frayé un pas¬ 
sage au travers des décombres, il a éteint la plus 
grande partie des flammes et il a forcé la porte de la 
cabine. Après quoi, il m’a pris dans ses bras et m’a 
porté en sûreté. 

Enregistrez l’Indice GG, puis rendez-vous au Ques¬ 
tionnaire. 


127 

La lettre suivante a été adressée par Elizabeth 
Bamett à son père. 

New York, le 1^’’ novembre 1871 

Cher père, 

Je sais que mes préparatifs semblent avoir duré une 


44 



éternité, mais j'ai finalement réussi à obtenir une 
cabine sur le paquebot Cassandra qui part la 
semaine prochaine. Nous devons arriver à Bristol le 
17. J’espère que vous pourrez venir nous y chercher. 
Votre fille affectionnée, 

Elizabeth 

Vous reposez la missive et vous prenez le temps d’y 
réfléchir. Lancez deux dés et ajoutez votre bonus de 
Connaissances. Si vous obtenez : 

De 2 à 7 Rendez-vous au 214 

De 8 à 12 Rendez-vous au 244 


128 

A nouveau, vous vous demandez si Matthew Man- 
nington a réellement expédié Le Mystère d’Edwin 
Drood à son petit-fils, et même s’il a expédié quoi 
que ce soit. Avez-vous mis le doigt sur un point très 
important, ou cet indice se révélera-t-il finalement 
n’être qu’un simple détail ? Rendez-vous au Ques¬ 
tionnaire. 


129 

Vous reposez la lettre et vous réfléchissez au com¬ 
mentaire de sir Dexter. Celui-ci vous paraît pour le 
moins surprenant : pourquoi Matthew Mannington, 
le millionnaire, aurait-il regretté d’avoir promis à 
son petit-fils un objet aussi bon marché qu’un 
livre ? Si vous demandez à sir Dexter de s’expli¬ 
quer, rendez-vous au 168. Sinon, rendez-vous 
au 391. 

130 

- Il me faudrait quelques renseignements complé¬ 
mentaires avant de me prononcer, dites-vous. Je ne 
connais pas grand-chose au golf. Soyez assez 


45 




aimable pour me décrire les différents clubs. 
Holmes s’approche du sac le plus plein et en sort les 
clubs en les décrivant au fur et à mesure. 

- Les cinq clubs qui ont un manche long et une 
grosse tête sont des bois. Ils servent à envoyer la 
balle au loin, avec la certitude de la voir rouler 
longtemps lorsqu’elle retombe à terre. Ils sont fabri¬ 
qués à partir d’érable ou de kaki, un bois de la 
famille de l’ébène, et sont numérotés de 1 à 5. Le 
bois numéro 1 est appelé driver, le bois numéro 2 
brassie et le bois numéro 3 spoon. Quant aux bois 4 
et 5, ils ne portent pas de nom particulier. Voici 
maintenant une série de dix autres clubs, les fers. 
Leur tête métallique permet de réaliser des coups 
précis. Eux aussi sont numérotés, mais un seul a été 
baptisé. Il s’agit du fer numéro 10, le pitching 
wedge. A ces quinze clubs s’ajoutent le sand wedge, 
utilisé pour sortir la balle d’un bunker ou de tout 
autre endroit indésirable, et le putter, employé au 
moment fatidique où le joueur doit faire rouler sa 
balle sur le green. Si, à l’issue de cet exposé, vous 
déclarez que le sac contenant le plus de clubs est 
celui de Holmes, rendez-vous au 300. Si vous dites 
que c’est celui de Watson, rendez-vous au 285. Si 
vous demandez à Holmes de vous décrire les clubs 
se trouvant dans l’autre sac, rendez-vous au 143. 

131 

Vous prenez une dernière note. 

- Merci, dites-vous à Héritier 2, vous vous êtes 
montré très coopératif. Je vous sais gré de votre 
compréhension. 

- C’était la moindre des choses, répond-il aussitôt 
en se levant. J’ai tout intérêt à vous aider à décou¬ 
vrir la vérité le plus vite possible. 

Il s’incline et, en sortant, il échange quelques mots 


46 



avec sir Dexter qui lui a ouvert la porte. Rendez- 
vous au 386. 


132 

Sir Dexter vous conduit à la salle de billard et 
Gilmer vous emboîte le pas. Vous vous accroupis¬ 
sez devant la porte et vous examinez attentivement 
la serrure. Lancez deux dés et ajoutez votre bonus 
de Connaissances. Si vous obtenez : 

De 2 à 6 Rendez-vous au 302 

De 7 à 12 Rendez-vous au 445 


133 

Plusieurs minutes s’écoulent avant qu’Héritier 2 ne 
secoue la tête en soupirant. 

- Je ne cherche pas à laisser un meurtrier s’en tirer 
indemne, dit-il finalement, mais je suis incapable 
de me rappeler quoi que ce soit d’utile. 
Rendez-vous au 461. 



134 

-Je vous présente mes condoléances, dites-vous en 
vous tournant vers sir Dexter. 

Avant que celui-ci n’ait pu dire quoi que ce soit, 
Holmes intervient : 

- Philip Hamilton était un imposteur. 

- Un imposteur ! s’exclame Watson. Vous voulez 
dire qu’il n’était pas le véritable héritier, Holmes ? 

- C’est l’une des grandes ironies de l’affaire, 


47 





répond Holmes. Hamilton a été tué afin qu’il n’hé¬ 
rite pas de la fortune de sir Dexter alors qu’il n’y 
avait aucun droit. L’assassin a commis la même 
erreur que notre ami ici présent. 

Si vous souhaitez que Holmes explique l’affaire, 
rendez-vous au 242. Si vous préférez recommencer 
votre enquête, rendez-vous au 481. 

135 

- En 1870, votre grand-père vous a envoyé un livre 
en cadeau. Vous rappelez-vous de quel livre il 
s’agissait ? 

L’héritier secoue la tête. 

- Je n’ea ai pas la moindre idée, monsieur. J’ai lu 
un tas de livres, étant jeune, et celui-là ne m’a pas 
laissé de souvenir particulier. Mais je vous plains. 
Ce doit être démoralisant d’être obligé de recourir à 
des incidents aussi lointains pour fonder vos déduc¬ 
tions. 

Enregistrez l’Indice P. Si vous avez enregistré la 
Déduction 6, rendez-vous au 258. Sinon, rendez- 
vous au Questionnaire. 


136 

Vous vous demandez si vous ne devriez pas parler 
avec l’ami de sir Dexter, Thomas Malone. Si vous 
décidez de le faire, rendez-vous au 469. Sinon, ren¬ 
dez-vous au 227. 


137 

- Après le naufrage du Cassandra, quelle école 
avez-vous fréquentée ? 

- L’École préparatoire de l’Hudson, à White 
Plains, répond-il instantanément. 

C’est un postulant très convaincant, mais il s’agit 
peut-être d’une des impostures dont il est coutu- 


48 



mier. Dans ce cas, il a dû prévoir vos questions et se 
préparer à y répondre avec assurance. Rendez-vous 
au Questionnaire. 


138 

- L’identité de l’agresseur a été assez facile à éta¬ 
blir, répondez-vous. Charles et Dennis ont tous les 
deux été vus sur le balcon au moment de l’attentat. 
L’un d’eux a poussé la gargouille et l’autre lui a 
fourni un alibi. 

- Bon travail, approuve Holmes. 

- Merci, ajoute sir Dexter à votre intention. Héri¬ 
tier 3 n’ayant pas été blessé, je pense que nous pou¬ 
vons éviter le scandale d’un procès public. Je veille¬ 
rai à ce que mes cousins comprennent qu’ils ont 
commis une lourde erreur. 

Rendez-vous au 117. 


139 

- Héritier 4 est le véritable Robert Barnett, décla¬ 
rez-vous. Il paraît savoir tout ce que l’authentique 
héritier perdu est censé connaître. 

- Avez-vous des preuves à l’appui de cette affirma¬ 
tion ? s’enquiert Holmes d’un ton neutre. 

Vous vous apprêtez à lui répondre. Si vous avez 
enregistré la Déduction 5 et l’Indice V, rendez-vous 
au 498. Sinon, rendez-vous au 159. 

140 

Le cousin Dennis se trouvait au rez-de-chaussée au 
moment du coup de feu. Il n’a donc manifestement 
rien pu voir de plus que vous. Rendez-vous au 303. 

141 

Vous n’avez pas réussi à tirer des informations 
concluantes de l’écriture de Robert Barnett. Peut- 


49 



être auriez-vous besoin d’un coup de main ? Si vous 
désirez de l’aide, rendez-vous au 239. Si vous vou¬ 
lez résoudre le problème par vos propres moyens, 
rendez-vous au 473. 


142 

Vous prenez la lettre désignée par sir Dexter et vous 
la lisez. 

Monsieur Floyd, 

Je vous remercie de la promptitude avec laquelle 
vous m'avez informé du décès de ma fdle et du sau¬ 
vetage de mon petit-fils. Cela dit, je ne vois pas pour¬ 
quoi je devrais m'intéresser à cet enfant. S'il n 'était 
pas né, ma fille serait encore en vie. Ci-joint lettre de 
change de 550 £ sur la Merchant's Bank de New 
York. Utilisez 500 £ pour placer le garçon dans une 
école convenable et gardez le reste à titre de dédom¬ 
magement pour les tracas que cette affaire vous a 
causés. 

Matthew Mannington 

- Voilà une lettre surprenante, dites-vous. 

- N’oubliez pas que mon frère avait refusé de 
communiquer avec sa propre fille pendant plus de 
douze ans, répond sir Dexter. Il était capable de 
tout. 

La réponse de Floyd, des plus brèves, se contente 
d’accuser réception de la lettre de Matthew et de 
confirmer que ses ordres ont été exécutés. Avec un 
soupir, vous la remettez dans son enveloppe. Lan¬ 
cez deux dés et ajoutez votre bonus d’Observation. 
Si vous obtenez : 

De 2 à 5 
De 6 à 12 


50 


Rendez-vous au 209 
Rendez-vous au 171 



143 

- Décrivez-moi les clubs de l’autre sac, je vous 
prie, dites-vous. Vous avez toujours soutenu qu’un 
détective doit réunir un maximum d’éléments 
avant de conclure. 

- C’est inutile, vous dit Holmes, vous les avez déjà 
tous vus. Il y a dans ce sac un putter et cinq bois. Et 
maintenant, dites-moi si cette série de six clubs est 
à moi ou à Watson. 

Si vous répondez qu’elle est à Holmes, rendez-vous 
au 488. Si vous répondez qu’elle est à Watson, ren¬ 
dez-vous au 387. 



144 

- Qui est ce vieux monsieur? demandez-vous 
négligemment. 

- Qui ça ? Oh, c’est l’ami de sir Dexter, M. Thomas 
Malone, répond le domestique. Il passe une bonne 
partie de l’année ici : il tient compagnie à sir 
Dexter. 

Sur ces mots, votre guide vous conduit à une porte 
donnant sur l’extérieur. Lancez deux dés et ajoutez 
votre bonus d’Observation. Si vous obtenez ; 

De 2 à 7 Rendez-vous au 246 

De 8 à 12 Rendez-vous au 324 


51 



145 

L’effort de réflexion contracte le visage maigre de 
Malcolm. 

- Je ne saurais dire, monsieur, répond-il. Je ne me 
rappelle pas les avoir vus, mais je ne me souviens 
pas non plus qu’ils n’étaient pas là, si vous voyez ce 
que je veux dire. (Rendez-vous au 406.) 

146 

- Robert semble avoir lu le livre vraiment très vite, 
remarquez-vous. 

- Oh, je suis sûr qu’il avait hâte de s’y plonger, 
répond vivement sir Dexter. Je me souviens que ma 
nièce m’avait écrit que son fils était un lecteur 
acharné. Elle en était ravie mais, en même temps, 
un peu contrariée, parce qu’elle avait du mal à lui 
procurer de nouveaux livres. En fait, c’est moi qui 
avais parlé à mon frère de la passion du garçon 
pour la lecture. 

Enregistrez la Déduction 12, puis rendez-vous 
au 127. 


147 

- C’est vous qui allez enquêter sur ce meurtre, 
déclare sir Dexter d’un ton ferme. 

- Moi ? demandez-vous avec stupeur. Vous n’avez 
pas l’intention d’appeler la police ? C’est un délit 
grave. 

- Je suis le juge de paix du canton, répond-il. La 
police, ici, c’est un gendarme qui ne serait d’aucune 
utilité dans une affaire comme celle-là. En tant que 
magistrat local, je vous charge de me représenter. 
Ne pouvant refuser un tel ordre, vous essayez d’or¬ 
ganiser votre enquête. Vous commencez par exami¬ 
ner l’arme du crime que l’on a trouvée sur le tapis 
de la chambre d’Héritier 3. C’est un vieux pistolet 


52 



de duel dont le long canon est damasquiné d’argent. 

- Vous connaissez cette arme? demandez-vous à 
sir Dexter. 

- Certainement, répond-il. Elle fait partie d’une 
paire achetée par mon grand-père. Ces pistolets 
sont exposés dans la salle de billard avec tout le 
matériel nécessaire pour les charger et les entrete¬ 
nir. 

- Et presque tous les occupants de la maison ont 
traversé la salle de billard au cours de la soirée, sou¬ 
pirez-vous. 

Vous étudiez l’arme de plus près. Lancez deux dés 
et ajoutez votre bonus d’Observation. Si vous obte¬ 
nez : 

De 2 à 8 Rendez-vous au 502 

De 9 à 12 Rendez-vous au 222 


148 

Vous vous demandez si quelqu’un d’autre aurait pu 
voir quelque chose. Vous avez déjà fait le tour de la 
plupart des invités. Si vous interrogez Héritier 2, 
rendez-vous au 417. Sinon, rendez-vous au 483. 

149 

-Je pense que votre sac est celui qui contient une 
demi-douzaine de clubs, monsieur Holmes, dites- 
vous. 

Holmes rit et secoue négativement la tête. 

- Non, mon ami, c’est celui de Watson. N’étant pas 
un virtuose, Watson préfère limiter ses erreurs à un 
petit nombre de clubs, alors que moi, qui suis méti¬ 
culeux et précis, je me suis procuré les clubs spé¬ 
ciaux s’adaptant à chaque situation. 

- A condition, bien entendu, qu’il frappe toujours 
correctement sa balle, commente Watson d’un ton 
pincé. Je ne me sers peut-être que d’une demi- 


53 



douzaine de clubs, mais je les utilise convenable¬ 
ment. 

Les deux amis poursuivent durant quelques ins¬ 
tants ce qui est visiblement un vieux sujet de dis¬ 
cussion, puis Holmes se tourne vers vous. Rendez- 
vous au 317. 


150 

- Je me demande pourquoi votre nièce a attendu 
aussi longtemps pour revenir en Angleterre, dites- 
vous d’une voix songeuse. Les raisons qu’elle 
invoque n’ont pas l’air sincères. Il devait y avoir un 
motif plus sérieux dont elle ne fait pas mention. 
Aurait-elle pu tomber amoureuse d’un autre 
homme ? Cela n’aurait rien eu d’extraordinaire et 
l’aurait certainement incitée à repousser son départ. 
Sir Dexter secoue vigoureusement la tête. 

- Je suis certain que cela n’a pas été le cas, dit-il. Je 
m’étonne même que vous puissiez l’envisager. 
Rendez-vous au 297. 


151 

- Quand vous aviez douze ans, votre grand-père 
vous a envoyé un livre en cadeau. De quel ouvrage 
s’agissait-il ? 

Héritier 3 n’hésite qu’une seconde avant de 
répondre : 

- Il m’a envoyé Le Mystère d’Edwin Drood, de 
Dickens. Le livre venait juste de paraître lorsqu’il 
l’a acheté. 

- Vous avez une excellente mémoire, remarquez- 
vous. 

- C’est le seul cadeau qu’il m’ait jamais fait, 
réplique-t-il. 

Rendez-vous au Questionnaire. 


54 



152 

- Je pense que le caddie de sir Dexter, Sandy, est à 
la solde de Gregg, dites-vous à Holmes. 

- Alors, selon vous, il s’agirait donc d’une trahison, 
répond-il. Quelles preuves avez-vous ? 

Si vous n’avez enregistré aucun Indice ou seule¬ 
ment l’Indice A, rendez-vous au 298. Si vous avez 
enregistré les Indices C, F et, soit D soit E, rendez- 
vous au 248. Si vous avez enregistré seulement les 
Indices A et D, rendez-vous au 333. Dans tous les 
autres cas, rendez-vous au 218. 

153 

Vous réfléchissez aux autres questions que vous 
pourriez poser à Héritier 3 au sujet de la tentative 
de meurtre dont il a été victime. Si vous avez enre¬ 
gistré l’Indice Y, rendez-vous au 365. Sinon, ren¬ 
dez-vous au 276. 


154 

- Je viens de vous dire que je ne me rappelle rien ! 
répond sèchement Dennis, soudain bien réveillé. 
Vous croyez que je mens ? Évidemment que vous le 
croyez. Vous autres fouineurs professionnels, vous 
êtes persuadés que tout le monde passe son temps à 
mentir ! (Il se lève d’un bond.) Pas d’autre question 
stupide ? 

Sans attendre votre réponse, il sort de la pièce à 
grands pas. A la réflexion, vous en concluez que 
Dennis dissimule quelque chose. Enregistrez la 
Déduction 31, puis rendez-vous au 303. 

155 

- A dire vrai, la question du livre n’est pas entrée 
en ligne de compte pour me faire choisir Héritier 4, 
reconnaissez-vous. 

- Elle vous aurait fourni une preuve flagrante si 


55 



vous aviez posé les bonnes questions, riposte 
Holmes. Mais parlez-moi des autres indices qui 
vous ont amené à votre conclusion. 

Rendez-vous au 182. 


156 

- Vous vous penchez sur la lettre suivante. Datée 
du 18 octobre 1869, elle est adressée par Elizabeth 
Barnett à Dexter Mannington. 

Mon cher oncle. 

C’est avec le cœur bien lourd que je dois vous 
apprendre que John, mon pauvre mari, n’est plus de 
ce monde. Son dernier emploi l’obligeait à travailler 
constamment les pieds dans l’eau glacée, et la 
combinaison du froid et de la fatigue avait ruiné sa 
santé. Il a ensuite été gravement blessé dans un 
accident, le déraillement d’une locomotive et, après 
avoir été incapable de travailler durant des mois, il 
s’est éteint le premier de ce mois. Il m’en coûte de 
vous poser cette question, mais y a-t-il maintenant 
un espoir que mon père accepte de se réconcilier avec 
mon füs et moi ? Il me semble que je n ’ai pas le droit 
d’obliger mon fils à grandir seul dans ce pays perdu, 
sans père et pratiquement sans argent. Si ce n’était 
pas pour Robert, je préférerais mourir que de 
demander un service à ce vieux grippe-sou obstiné. 
Votre nièce affectionnée, 

Elizabeth 

Vous retournez la feuille et vous trouvez au dos une 
nouvelle annotation de la main de Matthew Man¬ 
nington : « Pauvre petite, dit la note, cet imbécile de 
Barnett n ’a même pas été fichu de se garder en vie ! 
Si seulement elle avait choisi un homme ayant un 
peu plus de sens moral ! » Apparemment, la mort de 


56 



John Barnett a fait tomber une bonne partie de la 
barrière séparant le père et la fille, et le document 
suivant confirme cette impression. C’est la copie 
d’une lettre adressée par Matthew Mannington à 
Elizabeth, lettre dans laquelle il insistait pour 
qu’elle vienne le rejoindre en Angleterre. Vous vous 
hâtez de passer à la réponse d’Elizabeth, datée de 
février 1870. 

Cher père, 

Votre lettre m ’a causé une grande joie. Notre longue 
séparation va enfin se terminer. A maintes et 
maintes reprises j’ai espéré un signe de vous et 
compris que nous nous ressemblons trop pour qu’une 
telle dispute ait pu être évitée. 

Je suis aussi pressée que vous de vous revoir, mais il 
serait imprudent de soumettre Robert au mauvais 
temps que nous devrions affronter si nous entrepre¬ 
nons le long voyage jusqu’à la côte à cette période de 
l’année. De plus, j’ai accepté, avant de recevoir votre 
lettre, un travail pour l’été prochain : garder les 
enfants d’un monsieur très riche qui doit se rendre 
en Espagne pour affaires. Mais, d’ici un an, en 
revanche, nous devrions être en route. Je vais 
compter les jours avec impatience. 

Votre fille affectionnée, 

Elizabeth 

Vous prenez le temps de réfléchir à la lettre que 
vous venez de lire. Quelque chose vous paraît 
bizarre, et vous décidez d’interroger sir Dexter à ce 
sujet. Si vous pensez que la réconciliation n’était 
pas sincère, rendez-vous au 431. Si vous pensez que 
Robert était malade à l’époque, rendez-vous au 
349. Si vous pensez qu’Elizabeth était amoureuse 


57 



d’un autre homme, rendez-vous au 150. Sinon, ren¬ 
dez-vous au 297. 


157 

Vous poursuivez votre exposé des faits : 

- Étant donné la position de la détente du pistolet. 
Héritier 4 ne pouvait pas être le coupable. Ce qui 
réduit nos suspects à Charles et à Dennis. 

- Et comment avez-vous choisi entre les deux ? 
demande Holmes. 

Si vous avez enregistré la Décision 25, rendez-vous 
au 377. Si vous avez enregistré l’Indice CC mais pas 
la Décision 25, rendez-vous au 215. Sinon, rendez- 
vous au 206. 


158 

- Qui aurait le plus de chances d’avoir entendu 
quelque chose ? demandez-vous à sir Dexter. Qui 
occupe les chambres les plus proches de celle 
d’Héritier 3 ? 

- Vous êtes en face de la sienne, répond sir Dexter, 
et moi à côté. Viennent ensuite les chambres occu¬ 
pées par Dennis, Charles, Héritier 2, Héritier 4 et 
Bruce. Logiquement, ce sont vos principaux sus¬ 
pects. 

Si vous avez enregistré la Décision 25, rendez-vous 
au 140. Sinon, rendez-vous au 415. 

159 

- D’après les lettres que vous avez envoyées à 
Baker Street et les autres éléments que vous avez 
recueillis, dit Holmes, je pense que le livre expédié 
par Matthew Mannington à son petit-fils est un 
indice essentiel. Qu’en déduisez-vous ? 

Si vous avez enregistré les Indices W et FF, rendez- 
vous au 499. Si vous avez enregistré d’une part la 
Déduction 4 ou la Déduction 6 et, d’autre part, la 


58 



Déduction 11 ou l’Indice FF, rendez-vous au 176. 
Si vous avez enregistré l’Indice W mais pas l’Indice 
FF, rendez-vous au 180. Dans tous les autres cas, 
rendez-vous au 500. 


160 

- Tout ce qui touche de près ou de loin à cette 
enquête m’intéresse, dites-vous. Comment avez- 
vous appris que, bien que votre grand-père vous ait 
renié, vous alliez peut-être toucher votre héritage ? 
Lancez deux dés et ajoutez votre bonus de Commu¬ 
nication. Si vous obtenez : 

De 2 à 7 Rendez-vous au 240 

De 8 à 12 Rendez-vous au 196 


161 

- L’héritier ne se rappelle peut-être pas bien les cir¬ 
constances, ripostez-vous. Le naufrage remonte à 
vingt-cinq ans. 

- J’ai du mal à croire que l’on puisse oublier le 
moindre détail d’un événement qui a failli vous 
coûter la vie, rétorque sèchement Holmes. 
Rendez-vous au 201. 


162 

Charles arrive, arborant un air fanfaron, parfaite¬ 
ment décontracté. 

- Désolé de vous empêcher de dormir, commen¬ 
cez-vous, mais nous devons enquêter sur ce drame 
le plus rapidement possible. Veuillez nous dire ce 
que vous avez entendu au moment du coup de feu. 
-Je comprends, répond-il en se laissant tomber 
dans un fauteuil. Je dormais à poings fermés quand 
la détonation m’a réveillé. Lorsque je suis sorti 
dans le couloir, tous les autres y étaient déjà, caque¬ 
tant comme des poulets. 


59 




Si vous avez enregistré la Décision 25, rendez-vous 
au 407. Sinon, rendez-vous au 212. 

163 

- Vous voulez bien écrire quelques mots ? Trois ou 
quatre lignes suffiront. 

- Bien sûr, acquiesce-t-il. 

Il prend le porte-plume de la main gauche et écrit 
quelques vers au hasard. Vous examinez son écri¬ 
ture. Bien qu’elle ressemble à celle de la lettre, elle 
n’est pas identique et ne saurait prouver que son 
auteur est ou n’est pas l’héritier perdu. Enregistrez 
l’Indice V, puis rendez-vous au Questionnaire. 

164 

Soudain, Sandy s’écrie : 

- La voilà, monsieur Gregg ! J’ai trouvé votre 
balle ! 

Surpris, vous levez les yeux : Sandy est très à droite 
de l’endroit où vous aviez situé le point de chute de 
la balle. De ce fait, M. Gregg se trouve dans une 
bonne position sur le rough, et son deuxième coup 
l’amène au bord du green. Rendez-vous au 401. 

165 

Quel livre M. Amos a-t-il le plus de chances de se 
rappeler avoir vendu (ou, peut-être, ne pas avoir 
vendu) à Matthew Mannington ? Si vous l’interro¬ 
gez sur Cinq Semaines en ballon, rendez-vous au 
344. Si vous l’interrogez sur Le Mystère d’Edwin 
Drood, rendez-vous au 472. 

166 

Gilmer commence sa déposition. 

- La seule personne que je me rappelle avoir vue 
pendant que je fermais les volets est Héritier 4. Il 


60 




164 Soudain, Sandy s’écrie : « La voilà, monsieur 
Gregg ! J’ai trouvé votre halle l » 







lisait encore dans la bibliothèque quand j’ai vérifié 
la porte du balcon, et je lui ai fait remarquer qu’il 
était très tard. 

Enregistrez la Déduction 30, puis rendez-vous 
au 453. 

167 

- Vous avez fait du bon travail, dit Holmes en 
s’adossant à son fauteuil et en allumant sa pipe. Je 
crois que vous avez fourni autant de preuves qu’on 
pouvait en espérer. (Il se tourne vers sir Dexter.) 
Vous pouvez considérer comme acquis que 
l’homme que vous appeliez Héritier 4 est votre 
petit-neveu, Robert Bamett. 

-Un grand merci à vous deux ! répond sir Dexter 
en applaudissant. Je vais prendre les dispositions 
nécessaires pour régler cette affaire. 

Rendez-vous au 345. 


168 

- Que voulez-vous dire, sir Dexter? demandez- 
vous. Votre frère était très riche. Pourquoi aurait-il 
regretté d’avoir promis à son petit-fils de lui 
envoyer un livre? Même s’il avait éprouvé de 
grosses difficultés à se procurer l’ouvrage en ques¬ 
tion, cela n’aurait pas dû le contrarier beaucoup. 

- Quand Matthew décidait d’acheter quelque 
chose, la question du prix n’entrait pas en ligne de 
compte, explique sir Dexter. En revanche, si ce 
qu’il considérait comme une question de principe 
s’opposait à une dépense, jamais il n’aurait fait 
l’achat, même si cela ne coûtait qu’un sou. En l’oc¬ 
currence, il avait fait une promesse, et il tenait tou¬ 
jours parole. 

- Quelle prévention pouvait-il avoir contre un livre 
de Dickens ? demandez-vous. Alors que, dans sa 


62 



lettre, il semblait très enthousiasmé par ce roman. 
- Vous semblez avoir oublié, monsieur, que 
Dickens est mort avant d’avoir achevé Edwind 
Drood. Les éditeurs ont publié le livre incomplet, et 
mon frère a dû considérer cela comme une escro¬ 
querie vis-à-vis des lecteurs. Mais, comme il avait 
promis le livre à son petit-fils, il a tenu parole. 
Enregistrez la Déduction 4, puis rendez-vous 
au 391. 


169 

Les cousins Charles et Dennis arrivent ensemble. 
Tous deux sont vêtus d’un veston de tweed et d’un 
pantalon gris. Si vous avez enregistré l’Indice Z ou 
l’Indice AA, rendez-vous au 336. Sinon, rendez- 
vous au 388. 


170 

Vous réfléchissez aux lettres et aux réponses faites 
par les héritiers aux questions concernant le livre 
envoyé par Matthew Mannington au jeune Robert 
Barnett. Vous n’êtes pas absolument certain que le 
garçon ait reçu Le Mystère d’Edwin Drood. mais 
rien ne prouve que Matthew Mannington l’avait 
remplacé par un autre ouvrage. Peut-être devriez- 
vous approfondir un peu cette question. A votre 
demande, un domestique vous conduit au bureau 
de sir Dexter. Celui-ci est en train de lire, mais il 
pose son livre à votre entrée. 

- Puis-je vous être utile ? 

- Je l’espère, répondez-vous. Est-ce que votre frère 
achetait ses livres n’importe où, ou est-ce qu’il 
réservait sa clientèle à une seule librairie ? 

- Je l’ignore, répond sir Dexter, mais Gilmer doit 
le savoir. Il a servi mon frère pendant près de trente 
ans. 


63 



Il envoie chercher Gilmer qui ne tarde pas à arri¬ 
ver. 

- Mon frère faisait-il tous ses achats de livres dans 
la même librairie ou dans des boutiques dif¬ 
férentes ? lui demande sir Dexter. 

- Il s’adressait toujours au même commerçant, 
répond Gilmer sans hésiter, le libraire du village, 
M. Amos. Si M. Amos n’avait pas l’ouvrage que 
M. Mannington désirait, il le faisait venir immé¬ 
diatement. 

- Depuis combien de temps M. Amos tient-il cette 
librairie ? demandez-vous. 

- Il était déjà là quand j’ai commencé à travailler 
ici, répond Gilmer. 

Vous allez donc pouvoir interroger l’homme auquel 
Matthew Mannington achetait ses livres en 
accompagnant sir Dexter au village. 

La boutique de M. Amos est presque une caricature 
de librairie. Des rayonnages bourrés de livres 
couvrent les murs et des tables croulent sous des 
monceaux d’ouvrages. Le propriétaire est assis au 
fond, derrière un minuscule bureau. C’est un petit 
homme rondouillard, portant des lunettes sans 
monture et une couronne de cheveux blancs autour 
d’un crâne chauve. 

- M. Amos, dit sir Dexter en payant le volume 
qu’il vient de choisir, j’essaye de retrouver le titre 
d’un livre que mon frère vous a acheté il y a bien 
des années de cela, et je me demandais si vous 
teniez un registre quelconque de ce que vous lui 
vendiez. L’achat doit remonter à quelque vingt- 
cinq ans. 

- Je ne tiens aucun registre, répond M. Amos d’un 
air pincé. C’est trop de tracas. 

Vous vous demandez s’il pourrait se rappeler avoir 
vendu un livre déterminé à Matthew Mannington. 


64 

























Si vous avez enregistré l’Indice W ou la Déduction 
11, rendez-vous au 165. Si vous avez enregistré la 
Déduction 6, mais ni la Déduction 11 ni l’Indice 
W, rendez-vous au 472. Sinon, rendez-vous au 107. 



171 

En glissant la lettre dans l’enveloppe, vous vous 
apercevez que celle-ci contient autre chose et vous 
en tirez une carte de visite au nom de Richard 
Harding, directeur de l’École préparatoire de 
l’Hudson à White Plains, État de New York. Au 
dos, on a griffonné : « L’école de votre petit-fils. 
J.F. » Enregistrez l’Indice J, puis rendez-vous au 
209. 


172 

- La santé de Robert laissait-elle à désirer lorsqu’il 
était enfant ? demandez-vous à sir Dexter. Avait-il 
tendance à s’enrhumer, par exemple, ou des pou¬ 
mons fragiles ? D’après la lettre, il semble que le 
retour de votre nièce ait été retardé par quelque 
chose concernant son fils. Enfin, au moins autant 
que par l’emploi qu’elle avait trouvé. 

Lancez deux dés et ajoutez votre bonus de Commu¬ 
nication. Si vous obtenez : 

De 2 à 6 
De 7 à 12 


66 


Rendez-vous au 234 
Rendez-vous au 200 



173 

Lorsque vous avez terminé, Holmes réfléchit un 
instant en silence à tout ce que vous venez de lui 
apprendre, puis il lève les yeux vers vous et vous 
demande : 

- Qui est l’assassin ? 

Si vous accusez : 


Héritier 1 

Rendez-vous au 119 

Héritier 2 

Rendez-vous au 205 

Héritier 4 

Rendez-vous au 251 

Héritier 5 

Rendez-vous au 280 

Cousin Andrew 

Rendez-vous au 308 

Cousin Bruce 

Rendez-vous au 106 

Cousin Charles 

Rendez-vous au 220 

Cousin Dennis 

Rendez-vous au 433 



174 

Gilmer fait entrer Andrew Sinclair, le plus âgé des 
héritiers en titre de sir Dexter. C’est un beau garçon 
brun aux yeux bleus qui, comme tous les cousins, 
est tiré à quatre épingles. 

- En quoi puis-je vous être utile ? s’enquiert-il 
courtoisement. 

- Qu’avez-vous fait après le déjeuner ? lui deman¬ 
dez-vous. J’ai surtout besoin de savoir ce que vous 
faisiez au moment de l’accident d’Héritier 3. 

- Ah oui, bien sûr, répond-il. Je pourrais avoir un 
mobile pour supprimer cet imposteur. Heureuse- 


67 




ment pour moi, je jouais au billard avec Bruce, 
M. Malone et Héritier 5. 

Comme vous ne lui posez pas d’autre question, il se 
lève et se dirige vers la porte. 

- Faut-il vous envoyer Bruce? demande-t-il au 
moment de sortir. 

Si vous voulez voir Bruce, rendez-vous au 288. 
Sinon, rendez-vous au 356. 

175 

- Il ne reste plus que deux « Robert Barnett », dit 
sir Dexter. Le prochain. Héritier 4, vit sous ce nom. 
Voulez-vous lui parler, ou l’éliminer pour ce seul 
motif? 

Si vous recevez Héritier 4, rendez-vous au 405. 
Sinon, rendez-vous au 493. 

176 

- Le livre m’a fourni une preuve solide, répondez- 
vous à Holmes. Les lettres et un autre indice me fai¬ 
saient soupçonner que Matthew Mannington avait 
envoyé à son petit-fils un roman différent. Héri¬ 
tier 4 est le seul postulant qui ait déclaré avoir reçu 
un autre livre. 

- Il aurait été préférable que vous puissiez fournir 
davantage de preuves, mais vous avez éclairci un 
point de l’énigme, reconnaît Holmes. 

Enregistrez la Déduction 33, et rendez-vous au 182. 

177 

Héritier 3, qui se fait appeler Philip Hamilton, 
entre dans la pièce avec un air dégagé et s’assoit 
gracieusement dans un fauteuil. Vous remarquez à 
nouveau ses vêtements admirablement coupés, sa 
moustache soigneusement taillée et ses cheveux lus¬ 
trés, parfumés, d’un noir de jais. 

- Parlez-nous un peu de vous, dites-vous. 


68 





- J’ai subsisté comme j’ai pu, répond-il calmement. 
Ayant la chance de posséder un visage et des 
manières qui inspirent confiance, je me suis arrangé 
pour en tirer parti. Des gens malintentionnés insi¬ 
nueraient probablement que mes méthodes n’ont 
pas toujours été scrupuleuses, et je ne serais pas 
assez téméraire pour réfuter leurs accusations. 

Il tend la main vers votre plateau et se verse un 
verre d’eau. 

- Vous êtes d’une bonne famille... Qu’est-ce qui 
vous a conduit à mener ce genre de vie ? 

Votre question fait naître un sourire patelin sur les 
lèvres d’Héritier 3. 

- Je ne crois pas avoir reçu l’éducation adéquate 
pour devenir un honnête homme, commence-t-il. 
Comme vous le savez, j’ai perdu mes parents avant 
mon treizième anniversaire, et je n’avais pas 
d’autre famille pour me maintenir dans le droit che¬ 
min. La conduite de mon grand-père m’a libéré de 
tout scrupule vis-à-vis de l’honneur de la famille. 
Vivre d’expédients étant plus facile et plus lucratif 
que le travail dit honnête, j’ai suivi cette voie. 

Vous remarquez qu’il observe anxieusement sir 
Dexter, et vous comprenez qu’il ne voudrait pas 
faire trop mauvaise impression sur son grand-oncle. 

- Ne vous inquiétez pas, lui dit sir Dexter. Si vous 
êtes vraiment l’héritier que vous prétendez être, du 
moment que vous vous corrigez, je ne vous tiendrai 
pas rigueur de votre passé. 

Rendez-vous au Questionnaire. 

178 

Vous relisez les lettres en vous concentrant sur le 
cas de l’héritier perdu. Si vous avez enregistré la 
Déduction 6 ou la Déduction 11, rendez-vous au 
170. Si vous avez enregistré l’Indice W, mais ni la 


69 




Déduction 6 ni la Déduction 11, rendez-vous au 
238. Sinon, rendez-vous au 286. 

179 

Vous n’êtes pas parvenu à déterminer ce qu’il y 
avait de bizarre dans le contenu de cette lettre. Si 
vous tenez à découvrir de quoi il s’agit, rendez- 
vous au 351. Si vous préférez examiner un autre 
document, rendez-vous au 127. 



180 

- Héritier 4 m’a troublé, répondez-vous. Il a men¬ 
tionné un livre différent de celui qui figure dans les 
lettres. Je pense que cela prouve qu’il sait de quoi il 
parle. Personne ne se risquerait à deviner en 
pareille circonstance, alors qu’il est si simple de 
répondre qu’on a oublié. 

-Un imposteur audacieux pourrait citer un livre 
différent, dit Holmes. 

Rendez-vous au 182. 


181 

En levant la tête, vous examinez l’emplacement 
qu’occupait la gargouille. La sculpture qui est tom¬ 
bée est celle qui avait été descellée. Quelqu’un a 
délibérément essayé de tuer Héritier 3. Rendez- 
vous au 326. 


70 


182 

-Je suppose que d’autres facteurs vous ont amené 
à considérer Héritier 4 comme le véritable Robert 
Barnett, dit Holmes. 

Si vous avez enregistré la Déduction 12, l’Indice X 
et la Déduction 30, rendez-vous au 187. Sinon, ren¬ 
dez-vous au 393. 

183 

- Merci, Héritier 4, dites-vous. 

- Désolé de ne pas pouvoir vous en dire plus, mar¬ 
monne-t-il, et il sort précipitamment de la pièce. 
Rendez-vous au 104. 

184 

Vous entendez, de l’autre côté du corridor, grincer 
le bouton d’une porte : celle d’Héritier 3 ! Aussitôt, 
vous bondissez et vous entrebâillez la porte du pla¬ 
card. Une silhouette obscure pointe quelque chose 
dans la chambre d’Héritier 3 ! 

- Halte-là ! criez-vous en vous ruant hors de votre 
cachette. 

Votre cri fait sursauter l’ombre mystérieuse qui 
laisse tomber un objet pesant et s’enfuit dans le 
couloir. Lancez deux dés et ajoutez votre bonus de 
Force. Si vous obtenez : 

De 2 à 6 Rendez-vous au 450 

De 8 à 12 Rendez-vous au 380 

185 

- A quel moment exactement s’est produit 
l’accident ? demande-t-il. 

- A peu près une heure après le déjeuner, répon¬ 
dez-vous en observant attentivement Héritier 4. 

- Eh bien, j’étais très absorbé par la lecture de mon 
livre, mais il s’est produit un incident bizarre. Tout 
à coup, j’ai entendu quelqu’un courir dans le cou- 


71 




loir et j’ai levé les yeux juste à temps pour voir un 
homme y passer. Je n’ai pas aperçu son visage, mais 
il avait une veste de tweed, et les seuls à porter du 
tweed aujourd’hui étaient cousin Charles et cousin 
Dennis. C’était sûrement l’un d’eux. 

- On est obligé de passer devant la bibliothèque 
pour atteindre le balcon, dit sir Dexter. C’est le seul 
chemin. 

Enregistrez l’Indice AA puis rendez-vous au 425. 

186 

Vous relisez une fois de plus vos notes, et une ques¬ 
tion supplémentaire vous vient à l’esprit : l’héritier 
devrait savoir comment il a été sauvé du naufrage. 
Ajoutez à votre liste la question suivante : 

3. Pouvez-vous décrire la façon dont vous avez 
échappé au naufrage ? 

Entourez la question 3 sur le Questionnaire puis 
rendez-vous au 371. 


187 

- Héritier 4 a relaté l’événement tel que l’avait 
vécu un passager bloqué dans la cabine d’un navire 
en train de couler, dites-vous. Les autres l’ont décrit 
du point* de vue du sauveteur. Le garçon coincé 
dans la cabine ne pouvait pas voir le second 
déblayer la coursive et enfoncer la porte. 

- Excellent, approuve Holmes. Bien raisonné. 
Enregistrez la Déduction 35, puis rendez-vous 
au 211. 


188 

- Avant de nous occuper de l’identité du véritable 
héritier, dit Holmes, je pense que nous devrions 
parler de l’attentat contre Héritier 3. Il a eu de la 
chance. Savez-vous lequel des cousins de sir Dexter 


72 



a essayé de le tuer? Il ne pouvait manifestement 
pas s’agir d’un héritier : aucun d’eux n’avait de 
mobile. 

Si vous accusez ; 


Andrew 

Bruce 

Charles et Dennis 


Rendez-vous au 503 
Rendez-vous au 109 
Rendez-vous au 111 


189 

Pendant que vous vous dirigez vers la base de 
départ du dix-septième trou, Holmes fait halte pour 
renouer un lacet. Vous vous arrêtez à côté de lui. 

- J’ai gardé la balle que j’ai ramassée au septième 
trou, chuchote-t-il. Vous ne voyez pas comment je 
pourrais l’utiliser pour aider sir Dexter ? 

Lancez deux dés et ajoutez votre bonus d’intuition. 
Si vous obtenez : 

De 2 à 6 Rendez-vous au 487 

De 7 à 12 Rendez-vous au 232 


190 

Vous vous rendez compte que pratiquement n’im¬ 
porte quelle balle suivant le même chemin que celle 
du Dr Watson sera ramenée sur le green par le ver¬ 
sant du mamelon, mais vous vous demandez si 
vous devez en faire part à Gregg. Si vous refusez de 
dire quoi que ce soit, cela risque de lui mettre la 
puce à l’oreille. Si vous expliquez à John Gregg ce 
qui s’est passé, rendez-vous au 392. Si vous préten¬ 
dez que Watson a simplement bénéficié d’un 
rebond heureux, rendez-vous au 412. 


73 


191 

Vous rapportez la description du sauvetage faite 
par le second, puis le récit d’Héritier 4. Holmes, 
impassible, vous pousse dans vos derniers retran¬ 
chements. 

- Cela semble prouver qu’il n’est pas l’héritier. Les 
deux versions sont très différentes. 

Vous cherchez comment lui répondre. Si vous dites 
que les deux récits sont assez proches, rendez-vous 
au 197. Si vous dites que les souvenirs de l’héritier 
peuvent être flous, rendez-vous au 192. Si vous 
avez une autre explication à proposer, rendez-vous 
au 204. 


192 

- J’ai l’impression que les postulants sont tous des 
imposteurs. Chacun d’eux a commis trop d’erreurs 
dans ses explications et ses réponses. 

-Je ne suis pas d’accord avec vous, riposte 
Holmes. D’après moi, le véritable héritier s’est pré¬ 
senté en même temps que les imposteurs. Vous 
devriez examiner les indices de plus près. 

Si vous voulez recommencer votre enquête, rendez- 
vous au 481. Si vous préférez que Holmes vous 
donne la solution, rendez-vous au 242. 

193 

- Je suis étonné que Robert ait lu le livre aussi vite, 
dites-vous à sir Dexter. Il l’a positivement dévoré. 

- Je me suis fait la même réflexion, répond sir 
Dexter, mais cela ne m’a pas surpris. Je me sou¬ 
viens de ce que ma nièce m’écrivait dans ses lettres. 
Robert était un lecteur assidu. Apparemment, il 
lisait tout ce qui lui tombait sous la main. 
Enregistrez la Déduction 12 et rendez-vous au 127. 


74 





194 

Compte tenu des éléments en votre possession, 
force vous est de reconnaître que vous n’avez pas 
réussi à découvrir comment M. Gregg s’y prend 
pour tricher. Si vous voulez tenter à nouveau de 
résoudre cette énigme, rendez-vous au 317. 

Si vous préférez que Holmes vous l’explique, ren¬ 
dez-vous au 289. 


195 

- Êtes-vous certains d’être restés constamment 
ensemble? demandez-vous. Aucun de vous n’est 
sorti de la pièce pour une raison ou pour une autre ? 
Lancez deux dés et ajoutez votre bonus de Commu¬ 
nication. Si vous obtenez : 

De 2 à 7 Rendez-vous au 468 

De 8 à 12 Rendez-vous au 454 


196 

Votre question semble prendre l’héritier au 
dépourvu, mais il se ressaisit vite. 

- C’est un de mes amis qui me l’a dit, répond-il, un 
ami commun à mon oncle et à moi, M. Thomas 
Malone. J’avais entendu parler de M. Malone par 
les lettres que mon oncle écrivait à ma mère. 
Lorsque j’ai changé de nom et que je suis venu en 
Angleterre, il y a huit ans de cela, je me suis mis en 
rapport avec M. Malone pour savoir ce qu’était 
devenu mon grand-père. Quand il a appris que sir 
Dexter me cherchait, il m’a évidemment averti. 

- Vous voulez dire que Thomas savait depuis tout 
ce temps que vous étiez vivant ? interroge sir Dex¬ 
ter, quelque peu surpris. Pourquoi ne m’en a-t-il 
jamais parlé ? 

- Parce que je le lui avais demandé, répond Héri- 


75 







lier 3. J’ai ma fierté. Ce n’était pas à moi de faire le 
premier pas vers une réconciliation familiale après 
la façon dont mon grand-père m’avait renié. Et je 
ne possédais pas les documents nécessaires pour 
prouver mon identité. Ils ont disparu en même 
temps que ma mère. 

Enregistrez l’Indice Q, puis rendez-vous au Ques¬ 
tionnaire. 


197 

- Quelle conclusion avez-vous tirée du récit du 
sauvetage de Robert Barnett pendant le naufrage du 
Cassandra ? demande Holmes. 

Si vous avez enregistré les Indices I et U, rendez- 
vous au 191. Sinon, rendez-vous au 508. 



198 

- C’est tout ce que j’ai à vous demander, dites- 
vous. 

Sur ces mots, le quatrième postulant à l’héritage se 
retire rapidement, la démarche un peu raide. 
Rendez-vous au 493. 


199 

Héritier 4 fait son entrée, visiblement nerveux et il 
s’assoit inconfortablement au bord d’un fauteuil. 

- Vous avez des questions à me poser ? 

- Oui, répondez-vous. Dites-moi ce que vous avez 
vu et entendu quand Héritier 3 a été assassiné. 


76 




Il réfléchit un instant avant de répondre. Lancez 
deux dés et ajoutez votre bonus de Communica¬ 
tion. Si vous obtenez : 


De 2 à 7 Rendez-vous au 275 

De 8 à 12 Rendez-vous au 352 


200 

Sir Dexter réfléchit à votre question et sourit. 

- J’ai du mal à rassembler mes souvenirs, dit-il 
après une minute de silence. Tant d’années se sont 
écoulées depuis la dernière lettre d’Elizabeth. 
Robert ne souffrait d’aucun trouble grave mais, 
après l’accident qui avait causé la mort de son père, 
les trains lui faisaient si peur que, pendant quelque 
temps, il n’a pas voulu en prendre. Elizabeth 
n’avait pas tenté de l’y contraindre. Avec son fichu 
caractère, mon frère devait être furieux de ce 
retard, et il en aurait fait grief à Robert. 

Enregistrez la Déduction 3 et rendez-vous au 103. 

201 

- La clef de cette affaire, explique Holmes, réside 
dans le fait que le second en a donné la version d’un 
homme délivrant un passager bloqué dans une 
cabine, alors qu’Héritier 4 a donné celle de la per¬ 
sonne qui était enfermée. D’où il était, il ne pouvait 
pas voir le second déplacer les décombres et 
éteindre les flammes. 

Rendez-vous au 211. 


202 

Après avoir appris qu’Héritier 3 vient de frôler la 
mort, sir Dexter réfléchit un instant, puis il hoche la 
tête d’un air sombre. 

- Encore une chance que j’aie un détective sur 


77 




place, dit-il en se tournant vers vous. Vous allez 
interroger tous ceux qui pourraient savoir quelque 
chose. Peut-être devrais-je appeler la police, mais je 
préférerais éviter le scandale. Je veillerai à ce que 
tout le monde y mette du sien. Si l’un de mes héri¬ 
tiers refuse de collaborer, je le déshérite séance 
tenante ! 

Sir Dexter vous ramène dans la pièce où vous avez 
interrogé les héritiers en début de journée. Il se ras¬ 
soit sur le canapé, et vous reprenez votre fauteuil 
derrière le bureau. Gilmer, le majordome, se tient 
près de la porte, prêt à introduire tous ceux que 
vous déciderez d’interroger. Si vous souhaitez par¬ 
ler à Héritier 3, rendez-vous au 438. Sinon, rendez- 
vous au 306. 



203 

- La détente est en position sensible, remarquez- 
vous. Qui est au courant de ce dispositif ? 

- De tous mes invités, lesquels pourraient le 
connaître ? répond-il. Uniquement mes cousins. Il 
n’y avait pas de raison de le montrer aux héritiers. 
Ce qui laisse entendre que l’un de mes cousins est 
un assassin, n’est-ce pas ? 

- Je le crains, acquiescez-vous. 

Enregistrez la Déduction 29 et rendez-vous au 502. 


78 



202 Gilmer se tient près de la porte, 
prêt à introduire tous ceux que vous interrogerez. 














204 

Vous essayez de démontrer ce que vous prétendez. 
Si vous dites que les deux récits sont très voisins, 
rendez-vous au 197. Si vous affirmez qu’Héritier 4 
donne la version du rescapé, rendez-vous au 210. 

205 

- Je crois que l’assassin est Héritier 2. Sa chambre 
était suffisamment proche pour qu’il puisse abattre 
Héritier 3 et y revenir avant que quelqu’un n’ait eu 
le temps de sortir dans le couloir. 

Holmes secoue la tête. 

- Il n’existe absolument aucune preuve qu’il ait 
commis ce crime, objecte-t-il. Ni qu’il ait eu un 
mobile pour le commettre. (Rendez-vous au 474.) 

206 

- Vous n’avez pas l’ombre d’une preuve, dit 
Holmes visiblement déçu. J’espérais mieux. Je crois 
que vous avez désigné le véritable assassin, mais je 
pense que vous auriez dû mentionner la complicité 
de Dennis. Sir Dexter, dit-il en se tournant vei 
votre client, vous êtes le magistrat local. Sachar 
que ces deux garçons sont vraisemblablement cou¬ 
pables, pourrez-vous les convaincre d’avouer leur 
crime ? 

- Sûrement ! répond sir Dexter, la moustache en 
bataille. Un coupable a beaucoup de mal à tenir 
tête à une accusation. Je ne crois pas que ni l’un ni 
l’autre ait suffisamment d’estomac pour bluffer jus¬ 
qu’au bout. 

- Très bien, dit Holmes. Dans ce cas, nous nous en 
remettons à vous pour régler cette partie de l’af¬ 
faire. 

Rendez-vous au 117. 


80 




207 

Pendant que sir Dexter sort une liasse de lettres de 
son bureau, vous essayez de classer les divers élé¬ 
ments de l’affaire. Vous vous demandez s’il a mon¬ 
tré ces lettres à quelqu’un d’autre. Si vous lui posez 
la question, rendez-vous au 311. Sinon, rendez- 
vous au 293. 


208 

- Je devrais m’en souvenir, dit-il à mi-voix, mais 
ce n’est pas le cas. Si vous savez ce qu’est une crise 
morale, vous devez comprendre qu’un jeune garçon 
confronté à une telle tragédie s’empresse d’en chas¬ 
ser le souvenir de son esprit pour ne pas sombrer 
dans le désespoir. Je suppose que c’est la raison 
pour laquelle je ne me rappelle rien. 

Rendez-vous au Questionnaire. 

209 

Lorsque vous avez fini de lire les lettres, sir Dexter 
en fait un paquet qu’il adresse à Sherlock Holmes, 
221 B Baker Street, et il appelle un domestique 
pour le faire porter à la poste. Une fois le valet de 
pied venu et reparti, sir Dexter vous parle des 
lettres. 

- A en juger par la correspondance que vous venez 
de lire vous devez penser que mon frère était une 
brute sans cœur, commence-t-il en vous observant 
attentivement. En fait, ce n’était pas le cas. Mais il 
attachait trop d’importance à beaucoup de choses 
et laissait la colère obscurcir son jugement. Ajoutez 
à cette rigidité une obstination innée... et voilà le 
résultat. 

- Ces lettres ne nous apprennent pas grand-chose 
sur l’héritier, constatez-vous. 

- Je m’en rends bien compte, répond sir Dexter. Si 


81 






elles avaient été plus explicites, je n’aurais pas eu 
besoin de votre aide ni de celle de M. Holmes. Mais 
je ne sais pas qui croire. Chacun de ces hommes 
pourrait être le véritable héritier. Comment l’enfant 
a-t-il réagi à l’attitude de son grand-père ? Il aurait 
pu adopter l’humble profession de cocher de fiacre 
par dépit ou devenir l’homme élégant, mais mal¬ 
honnête, que j’appelle Héritier 3. Je suis persuadé 
que vous parviendrez à découvrir la vérité. Mais 
assez bavardé. C’est avec les héritiers que vous 
devez parler, conclut-il. Avant de vous y mettre, je 
pense qu’il serait bon d’établir une liste des ques¬ 
tions à leur poser, afin de ne pas oublier de deman¬ 
der à l’un d’eux quelque chose d’important. 

- Excellente idée, reconnaissez-vous. 

Vous vous mettez à l’ouvrage, en demandant par¬ 
fois son avis à sir Dexter, et vous obtenez ainsi une 
série de questions. 

1. Comment avez-vous appris que vous pourriez 
être l’héritier de la fortune de sir Dexter ? 

2. Qui vous a sauvé la vie pendant le naufrage ? 

5. Quel livre votre grand-père vous a-t-il envoyé en 
cadeau ? 

6. Pourriez-vous m’écrire quelques mots ? 
Entourez les questions 1, 2, 5 et 6 sur le Question¬ 
naire. Vous vous demandez quelles autres ques¬ 
tions vous pourriez poser. Si vous avez enregistré 
les Indices I et J, rendez-vous au 353. Si vous avez 
enregistré l’Indice I, mais pas l’Indice J, rendez- 
vous au 358. Si vous avez enregistré l’Indice J, mais 
pas l’Indice I, rendez-vous au 363. Dans tous les 
autres cas, rendez-vous au 371. 

210 

- D’après sir Dexter, le jeune Robert Barnett était 
un lecteur assidu, expliquez-vous. Héritier 4 avait 


82 







un livre à la main quand je l’ai interrogé et, le 
même jour, on l’a vu lire en deux autres cir¬ 
constances au moins. Ce comportement indique 
qu’il est le véritable héritier. 

- C’est une indication, admet Holmes. Ce n’est pas 
une preuve, mais c’est significatif. 

Enregistrez la Déduction 34. Quelle conclusion 
avez-vous tirée du récit du sauvetage de Robert 
Bumett pendant le naufrage du Cassandra ? 

Si vous avez enregistré les Indices I et U, rendez- 
vous au 191. Sinon, rendez-vous au 508. 

211 

- C’est la seule preuve que vous ayez de l’authenti¬ 
cité d’Héritier 4 ? demande Holmes. 

- Oui, c’est la seule, répondez-vous. Est-elle suffi¬ 
sante pour conclure qu’il est le véritable héritier ? 
Holmes réfléchit un instant, comme s’il jaugeait 
mentalement votre argument. Si vous avez enregis¬ 
tré la Déduction 32 et deux des Déductions 33, 34 
et 35, rendez-vous au 167. Si vous avez enregistré la 
Déduction 32 et l’une des Déductions 33, 34 et 35, 
ou si vous avez enregistré les trois Déductions 33, 
34 et 35, rendez-vous au 221. Sinon, rendez-vous 
au 225. 


212 

Vous réfléchissez à la déclaration de Charles en 
essayant d’imaginer ces gens affolés se précipitant 
dans le couloir après le coup de feu. Lancez deux 
dés et ajoutez votre bonus d’Observation. Si vous 
obtenez : 

De 2 à 8 Rendez-vous au 487 

De 9 à 12 Rendez-vous au 105 


83 


213 

Vous attendez quelques minutes, puis vous montez 
à l’étage voir ce que font certains des invités. Au 
premier, vous longez le corridor qui dessert les 
chambres en jetant un coup d’œil dans celles dont la 
porte est ouverte. Héritier 2 est couché sur son lit, 
apparemment assoupi. A l’extrémité du couloir, 
vous entendez des voix derrière une porte close, 
mais sans pouvoir les identifier. En revenant sur 
vos pas en direction d’un balcon, vous entendez un 
siège grincer dans la bibliothèque. Enregistrez la 
Décision 19. Si vous regardez quel en est l’oc¬ 
cupant, rendez-vous au 121. Sinon, rendez-vous 
au 494. 


214 

A contrecœur, vous tirez de la liasse la lettre sui¬ 
vante. Voyant qu’elle émane de John Floyd, l’offi¬ 
cier en second du Cassandra, vous la lisez rapide¬ 
ment. Le premier paragraphe explique comment 
une tempête a fait couler le paquebot. La suite est 
plus détaillée : 

Votre fille, Mme Barnett, est montée dans le canot 
de sauvetage avec plusieurs membres de l’équipage. 
Je l’ai entendue crier que son fils n’était pas là. Sur 
l’ordre du capitaine, je suis retourné avec mon 
propre canot, qui était plus petit, sur notre navire en 
train de couler, j’ai retrouvé votre petit-fils et j’ai eu 
la chance de pouvoir le sauver. Nous venions de 
rejoindre mon canot quand les chaudières du Cas¬ 
sandra ont explosé. Le flanc du navire a protégé 
notre canot de la déflagration, mais un gros mor¬ 
ceau de la coque a fracassé celui où se trouvait 
Mme Barnett. Lorsque nous avons atteint l’endroit 
où il avait sombré, nous n’avons retrouvé aucun sur- 


84 



vivant. Je suis désolé d’être porteur d’une nouvelle 
aussi tragique, mais j’ai estimé qu’il était de mon 
devoir de vous informer le plus rapidement possible. 
Votre petit-fils, sain et sauf, est avec moi à New 
York. Comment désirez-vous que je vous l’envoie ? 

- Quelle horrible histoire, murmurez-vous en 
levant les yeux vers sir Dexter. 

- Mon frère n’a pas arrangé les choses, répond-il en 
désignant la lettre suivante. 

Lancez deux dés et ajoutez votre bonus d’Observa- 
tion. Si vous obtenez : 

De 2 à 4 Rendez-vous au 142 

De 5 à 12 Rendez-vous au 339 


215 

Vous expliquez qu’Héritier 2 a entendu la porte de 
Charles se fermer et se rouvrir, ce qui prouve que 
Charles était dans le corridor, qu’il est entré dans sa 
chambre et en est ressorti aussitôt. Seul l’assassin 
pouvait se comporter de la sorte. 

- Oui, c’est exact, reconnaît Holmes. C’est une 
preuve convaincante, même si ce n’est pas la meil¬ 
leure à présenter à un jury : un avocat habile ferait 
bon marché de bruits nocturnes. Mais nous décou¬ 
vrirons peut-être d’autres moyens de résoudre ce 
problème. Il me paraît évident, continue-t-il, que 
Dennis et Charles sont responsables de l’attentat 
avec la gargouille et qu’ils se sont mutuellement 
fourni un alibi. Mais sir Dexter et les autorités 
locales s’occuperont de ces questions et veilleront à 
ce que justice soit faite. 

- Comptez sur moi ! dit sir Dexter avec conviction. 
Quand on sait qu’un individu est coupable, il est 
parfois facile de le convaincre d’avouer son forfait. 
Rendez-vous au 117. 


85 





216 

Vous examinez attentivement la gargouille la plus 
proche et vous êtes surpris de constater qu’elle ne 
tient en place que par son poids : quelqu’un l’a des¬ 
cellée. Enregistrez l’Indice Y et rendez-vous 
au 492. 


217 

-Je vous remercie de votre aide, dites-vous. 
Héritier 5 sort précipitamment de la pièce avant 
que vous n’ayez pu lui demander quoi que ce soit 
d’autre. Les interrogatoires sont terminés. Rendez- 
vous au 364. 

218 

Holmes écoute votre explication en silence, sans 
manifester la moindre approbation ou désapproba¬ 
tion. 

- Vous avez raison d’accuser Sandy, dit-il, bien 
que vous ayez certainement laissé échapper des 
indices probants qui auraient renforcé votre thèse. 
Il faut perfectionner sans cesse votre technique 
d’observation et être constamment aux aguets. Ren¬ 
dez-vous au 369. 


219 

- Gilmer, demandez-vous, à quelle heure avez- 
vous fermé la salle de billard, ce soir ? 

- Il devait être environ onze heures et demie, 
répond-il aussitôt. Je me rappelle avoir entendu 
sonner l’horloge et m’être dit que j’étais un peu en 
retard sur l’horaire habituel. Mais je m’étais attardé 
à vérifier que tout était bien en place. 

Avec Gilmer et sir Dexter, vous retournez dans la 
pièce que vous avez utilisée précédemment pour les 
interrogatoires. Rendez-vous au 367. 


86 



220 

- L’assassin est cousin Charles, déclarez-vous sans 
ambages. Il a dû croire qu’Héritier 3 était le véri¬ 
table Robert Barnett, et il l’a tué pour l’empêcher 
d’hériter, 

- Ainsi, vous le croyez coupable ? répond calme¬ 
ment Holmes. Eh bien, examinez de nouveau les 
indices dont vous disposez et expliquez-moi com¬ 
ment vous êtes parvenu à cette conclusion. 

Vous essayez rapidement d’ordonner vos argu¬ 
ments. Rendez-vous au 496. 

221 

- C’est une preuve suffisante, admet Holmes, mais 
j’aurais aimé avoir une explication plus complète. 
Sir Dexter, continue-t-il, vous pouvez être certain 
qu’Héritier 4 est votre petit-neveu. Si vous le dési¬ 
rez, je vérifierai un ou deux points de détail. 

-Je vous remercie, monsieur Holmes, répond sir 
Dexter. Vous m’avez rendu tous les deux un grand 
service. 

Rendez-vous au 345, 


222 

Une particularité du vieux pistolet attire votre 
attention : la détente semble occuper une position 
anormale, plus avancée et plus haute qu’on ne s’y 
attendrait. 

- Cette détente me paraît bizarre, dites-vous à 
sir Dexter. Serait-elle détériorée ? 

Il examine le pistolet. 

- Non, il n’y a rien de cassé, explique-t-il. Sur ce 
pistolet, la détente a deux positions. Dans sa posi¬ 
tion habituelle, il faut exercer une forte pression 
pour tirer. En revanche, si on la pousse vers l’avant, 
de cette manière, le mécanisme devient extrême- 


87 


ment sensible. De cette façon, il est beaucoup plus 
facile de tirer et l’arme, à condition de ne pas la 
déclencher accidentellement, est nettement plus 
précise. 

Lancez deux dés et ajoutez votre bonus d’intuition. 
Si vous obtenez : 

De 2 à 7 Rendez-vous au 502 

De 8 à 12 Rendez-vous au 203 


223 

Soudain, un objet pesant tombe devant vous et 
s’écrase sur la terrasse à côté du fauteuil d’Héri¬ 
tier 3. Bouleversé, vous constatez qu’il s’agit de 
l’une des gargouilles qui ornent le balcon du pre¬ 
mier étage. Héritier 3 a bondi vers la maison et se 
fait tout petit contre le mur. Si vous avez enregistré 
l’Indice Y, rendez-vous au 181. Sinon, rendez-vous 
au 326. 



- Que faisiez-vous au moment de l’accident ? 
demandez-vous à Dennis et à Charles. 

- Nous ne nous sommes pas quittés de tout l’après- 
midi, répond Dennis. Après le repas, nous sommes 
montés au premier et nous avons joué aux cartes 
dans l’une de nos chambres. 


88 



Si vous demandez si l’un d’eux a quitté la pièce, 
rendez-vous au 470. Si vous n’avez pas d’autre 
question à leur poser, rendez-vous au 486. 


225 

Holmes fronce les sourcils. 

- Vous n’avez aucune preuve de ce que vous avan¬ 
cez, vous dit-il. Même s’il ne s’agit pas d’une 
accusation de meurtre, une conclusion doit tou¬ 
jours être basée sur des indices. 

Si vous désirez recommencer votre enquête, ren¬ 
dez-vous au 481. Si vous préférez une explication 
complète, rendez-vous au 242. 

226 

- Je ne suis pas surpris que vous vous soyez laissé 
abuser par Héritier 3, dit Holmes, car il a fort bien 
joué son rôle. Néanmoins, il a commis quelques 
erreurs que vous auriez dû remarquer et qui vous 
auraient prouvé qu’il n’était pas réellement Robert 
Barnett. 

Si vous souhaitez une explication de l’affaire, ren¬ 
dez-vous au 242. Si vous recommencez l’enquête, 
rendez-vous au 481. 


227 

Qui allez-vous interroger maintenant ? S’il s’agit 
d’Héritier 5, rendez-vous au 459. Sinon, rendez- 
vous au 120. 


228 

Une bonne nuit de sommeil et un petit déjeuner 
plantureux vous remettent d’attaque pour pour¬ 
suivre votre enquête. Rendez-vous au 316. 


89 




229 

- Je crois qu’Héritier 2 est le véritable Robert 
Bamett, dites-vous en vous efforçant de paraître sûr 
de vous. 

- Non, certainement pas, répond Holmes. Ce n’est 
pas lui que les indices désignent. 

Si vous souhaitez une explication, rendez-vous au 
242. Si vous préférez recommencer votre enquête, 
rendez-vous au 481. 


230 

- Veuillez nous décrire la façon dont le second du 
Cassandra vous a sauvé du naufrage. 

Son visage pâlit légèrement quand il vous répond : 

- La mer était trop mauvaise, pendant cette traver¬ 
sée, pour que je pusse passer beaucoup de temps sur 
le pont. Heureusement, j’avais découvert que le Dr 
Vemer, le médecin du bord, possédait une belle 
bibliothèque, et il m’avait généreusement proposé 
d’en profiter chaque fois que je le désirerais. Au 
moment du naufrage, le docteur était sur le pont, en 
train de soigner un marin qui avait été blessé, et 
j’étais seul dans sa cabine. Soudain, il s’est passé 
quelque chose, le bateau a été ébranlé par un choc 
terrible, et j’ai été jeté par terre, assommé. L’eau 
qui s’infiltrait dans la cabine m’a fait revenir à moi. 
J’étais terrifié. Tout était sens dessus dessous, et les 
lumières étaient éteintes. Dans le noir, j’ai réussi à 
trouver la porte à tâtons, mais elle était coincée. 
Impossible de l’ouvrir, et c’était la seule issue. J’al¬ 
lais m’abandonner au désespoir lorsque j’ai 
entendu des clapotis et des chocs sourds dans la 
coursive, et je me suis mis à hurler pour indiquer 
où j’étais. Alors la porte a été enfoncée, Jocko est 
entré, il m’a pris dans ses bras, il m’a monté sur le 
pont et m’a déposé dans un canot de sauvetage. Il 


90 



venait tout juste d’y monter à son tour lorsque le 
paquebot a explosé. Du moins, c’est l’impression 
que j’ai eue. Dans le naufrage, l’autre canot a été 
détruit et ma mère a été tuée. 

Il se tait, ses épaules s’affaissent, et vous n’insistez 
pas pour avoir davantage de détails. Enregistrez 
l’Indice U, puis lancez deux dés et ajoutez votre 
bonus d’intuition. Si vous obtenez : 

De 2 à 7 Rendez-vous au Questionnaire 

De 8 à 12 Rendez-vous au 506 


231 

Bien qu’il ait expédié son drive dans la bruyère, 
sir Dexter parvient à égaliser le premier trou quand 
son adversaire rate son approche du green. Le jeu 
de Gregg semble se dérégler au deuxième trou, que 
sir Dexter remporte aisément. Les joueurs font jeu 
égal au troisième trou, si bien que sir Dexter se 
dirige vers le quatrième trou avec un trou d’avance. 
Chemin faisant, vous commencez à vous faire une 
idée assez précise des talents respectifs des quatre 
joueurs. Watson frappe toujours comme un sourd, 
en expédiant sa balle au diable, parfois très loin du 
but. Holmes est moins énergique que Watson, mais 
il s’efforce de frapper chaque coup avec précision. 
Son manque d’entraînement est flagrant, et il doit 
faire appel à tous ses clubs pour se tirer des mau¬ 
vais pas. Sir Dexter est visiblement un bien meil¬ 
leur golfeur que Gregg. Ses drives sont plus longs et 
mieux dirigés, mais M. Gregg a le chic pour se sor¬ 
tir des situations désespérées, et il « putte » très 
bien. A l’évidence, le quatrième trou est plus diffi¬ 
cile que les précédents. Le fairway est jalonné d’une 
série de mamelons et de bunkers qui obligent à 
jouer très droit et avec une grande précision. Sur la 


91 





droite, le trou est limité par la voie du chemin de 
fer du Sud-Ouest. Sir Dexter a l’honneur de driver 
le premier. Pendant qu’il s’y prépare, vous aperce¬ 
vez, au-delà du terrain, la fumée d’une locomotive 
qui s’approche. Au moment précis où il frappe sa 
balle, le sifflet strident du train déchire le silence de 
l’après-midi estival. La balle de sir Dexter, 
déconcentrée par ce bruit, fait un pushout. Elle 
dévie fortement vers la droite et se perd dans les 
hautes herbes du rough. Manifestement perturbé, 
sir Dexter fait encore plusieurs erreurs et doit 
concéder le trou. Le score est à égalité. Lancez deux 
dés et ajoutez votre bonus de Connaissances. Si 
vous obtenez : 

De 2 à 8 Rendez-vous au 482 

De 9 à 12 Rendez-vous au 491 


232 

-Je me rappelle un passage du règlement qui pour¬ 
rait nous aider, répondez-vous. Si vous parvenez à 
donner l’impression que M. Gregg a frappé votre 
balle au lieu de la sienne, il perdra le trou. 

Holmes réfléchit à cette suggestion. Rendez-vous au 
268. 


233 

- Votre télégramme m’a bouleversé, dit Holmes. Si 
j’avais pu me douter qu’un assassinat se préparait, 
j’aurais renoncé sans hésiter à mon violoniste et à la 
première de Gilbert et Sullivan. 

- Surtout à la première de Gilbert et Sullivan, vous 
chuchote Watson à l’oreille. Il s’y est ennuyé à mou¬ 
rir. 

- Racontez-moi tout ce que vous avez appris sur le 
meurtre, ordonne Holmes. J’espère que vous avez 
réussi à identifier le coupable. 


92 




Si vous avez enregistré la Décision 24, rendez-vous 
au 359. Sinon, rendez-vous au 410. 

234 

Votre question semble surprendre sir Dexter. 

- On ne peut pas dire que le garçon était souvent 
malade, pour autant que je m’en souvienne, 
répond-il lentement. Mais est-ce qu’une mère ferait 
faire un long voyage à son enfant pendant la plus 
mauvaise période de l’année ? Je pense que vous 
cherchez trop loin : la lettre n’en dit pas si long. 
Rendez-vous au 103. 


235 

- Merci, Bruce, dites-vous. Vous vous êtes montré 
très serviable. 

Gilmer lui ouvre la porte et il s’en va. Rendez-vous 
au 479. 



Vous criez à Watson que vous allez aider M. Gregg 
à chercher sa balle et vous courez après celui que 
vous soupçonnez de tricher. Vous trouvez la balle 
derrière une légère ondulation de terrain, en plein 
rough. Une fois de plus, elle s’est immobilisée sur 
une position de premier ordre, toute prête à être 
frappée. Gregg, accompagné de son caddie, l’in- 


93 



dolent Joe, n’ayant pas encore rejoint sa balle, vous 
en concluez que, cette fois, la chance est seule en 
cause. Enregistrez la Déduction 2 et rendez-vous 
au 267. 


237 

- Lorsque votre grand-père a refusé de vous faire 
venir en Angleterre, il a envoyé de l’argent à John 
Floyd pour payer votre éducation. Dans quel col¬ 
lège celui-ci vous a-t-il placé ? 

Après un silence long et pénible, le cocher répond : 

- Je ne me rappelle pas... c’est trop vieux. 

- Vous ne vous rappelez pas le nom de votre 
école ? intervient sir Dexter. 

- Non, je ne me rappelle pas comment s’appelait 
cette école, répond l’héritier en retrouvant un peu 
d’aplomb. Je ne m’y plaisais pas. Les autres élèves 
appartenaient tous à de petits groupes. Le directeur 
s’est débrouillé pour me faire transférer à l’Acadé¬ 
mie de Staunton, en Virginie. J’ai oublié le nom de 
la première école. Je n’y suis resté qu’un mois. 
Enregistrez l’Indice L, puis rendez-vous au Ques¬ 
tionnaire. 



238 

Vous vous concentrez sur les faits. Faut-il abandon¬ 
ner certains indices, ou modifier la première inter- 


94 



prétation que vous leur avez donnée ? Lancez deux 
dés et ajoutez votre bonus d’intuition. Si vous obte¬ 
nez : 

De 2 à 5 Rendez-vous au 465 

De 6 à 12 Rendez-vous au 170 


239 

Vous relisez très soigneusement la lettre, décidé à 
découvrir ce que vous trouvez de bizarre dans 
l’écriture du jeune Robert. Lancez deux dés et ajou¬ 
tez votre bonus de Connaissances. Si vous obtenez : 

De 2 à 7 Rendez-vous au 441 

De 8 à 12 Rendez-vous au 350 


240 

- Par le plus grand des hasards, répond-il en riant. 
Il se trouve que j’ai lu le Times de bout en bout le 
jour où il publiait l’annonce de mon oncle. Bien 
entendu, je me suis aussitôt renseigné. 

Rendez-vous au Questionnaire. 


241 

- Qu’est-ce que vous faisiez, au moment où la gar¬ 
gouille est tombée ? demandez-vous. 

- Malheureusement, je n’ai pas vu ce qui s’est 
passé, répond-il. En sortant de table, j’ai emmené 
Andrew, Bruce et Héritier 5 faire un billard. La par¬ 
tie ne s’est terminée qu’après l’accident. 

- Aucun de vous n’est sorti de la salle de billard 
pendant la partie ? demandez-vous. 

- Non, personne, répond-il. 

Rendez-vous au 313. 


95 



242 

- Qui est mon petit-neveu, monsieur Holmes ? 
implore sir Dexter. 

- J’ai besoin d’un moment pour parler aux postu¬ 
lants et vérifier certains points, répond le détective. 
Pourquoi n’iriez-vous pas vous détendre dans la 
salle de billard ? Watson est un virtuose du caram¬ 
bolage. 

Watson et sir Dexter acceptent cette suggestion 
avec joie, mais vous constatez qu’il vous est 
imposssible de vous intéresser à la partie. Heu¬ 
reusement pour vous, vous ne jouez pas pour de 
l’argent. Finalement, Gilmer vient annoncer que 
M. Holmes est prêt. 

- Je suis maintenant certain de ce que j’avance, 
déclare Holmes. L’homme que vous appelez Héri¬ 
tier 4 est le véritable Robert Barnett. 

- Héritier 4 ? dit sir Dexter. Mais il y avait telle¬ 
ment de choses qu’il ignorait ! Il n’a même pas été 
fichu de se souvenir du nom de l’homme qui lui a 
sauvé la vie ! 

- Il n’ignorait rien de ce que l’héritier devait impé¬ 
rativement se rappeler. Par exemple, il n’y a rien de 
surprenant à ce qu’il ne connaisse le second que par 
son sobriquet : Jocko. Un officier de marine qui est 
sympathique peut fort bien dire à un petit garçon 
de l’appeler par son surnom plutôt que par son nom 
de famille. En revanche, il a répondu correctement 
à toutes les questions essentielles, continue Holmes. 
Il est gaucher, et la lettre de Robert Barnett a été 
écrite par un gaucher. Il a décrit son sauvetage, lors 
du naufrage, du point de vue de celui qui était 
sauvé et non de celui du sauveteur. Il connaissait le 
collège dans lequel il a été placé, et il a donné le 
titre exact du livre que lui avait envoyé son grand- 
père. 


96 



- Excusez-moi, Holmes, interrompt Watson, mais 
là, il s’est trompé. Il a dit que son grand-père lui 
avait envoyé Cinq Semaines en ballon, alors que les 
lettres prouvent qu’il s’agissait du Mystère d’Edwin 
Drood. 

Holmes fait taire Watson d’un geste et continue : 

- Aucune des lettres ne précise ciu'Edwin Drood a 
été expédié à Robert Barnett, mais seulement que 
Matthew Mannington se proposait de le lui 
envoyer. Or, il a changé d’avis parce que Dickens 
est mort sans avoir terminé son roman et qu’il ne 
pouvait donc pas envoyer à son petit-fils un livre 
inachevé. Je me suis entretenu avec le libraire, 
M. Amos, et il a confirmé la substitution. 

- Ce qui suffisait à éliminer Héritier 3, murmure 
sir Dexter. Je pensais que c’était probablement lui 
le véritable héritier. Il connaissait toutes les 
réponses et il avait une telle assurance... 

- Cela fait partie de son métier, riposte Holmes. En 
l’occurrence, il était bien renseigné par votre ami, 
Thomas Malone, qui avait lu les lettres. 

- Malone ? demande sir Dexter surpris. Mais il est 
mon ami. Pourquoi essaierait-il de me tromper ? 

- Pour de l’argent, répond Holmes. Il est votre ami 
et jamais il ne vous ferait de mal volontairement. 
Malheureusement, c’est un homme malhonnête, et 
il a essayé de profiter de la confiance que vous 
aviez en lui. 

- Très bien, monsieur Holmes, dit sir Dexter. Je 
vous remercie de votre aide. Je suis soulagé que 
cette énigme soit enfin résolue. (Rendez-vous au 
345.) 


243 

- D’après ces lettres, votre grand-père vous avait 
envoyé un livre, lorsque vous viviez en Amérique, 


97 



dites-vous. Pouvez-vous nous dire de quel livre il 
s’agissait ? 

Héritier 1 commence par paraître troublé, puis il 
secoue la tête. 

- Non, je ne m’en souviens pas, monsieur, bien 
que je me rende compte que je le devrais. Mais un 
livre en particulier, il y a plus de vingt ans de cela... 
qui s’en souviendrait ? 

Vous prenez note de cette réponse. Enregistrez 
l’Indice K. Si vous avez enregistré la Déduction 4, 
rendez-vous au 128. Sinon, rendez-vous au Ques¬ 
tionnaire. 


244 

- Novembre, c’est bien tard dans l’année pour tra¬ 
verser l’Atlantique, dites-vous à sir Dexter. Votre 
frère a dû être contrarié. 

- C’était trop tard, répond-il avec un soupir. Le 
mauvais temps a joué un grand rôle dans le nau¬ 
frage du paquebot. 

Rendez-vous au 214. 


245 

Tandis que Sandy plante un tee en terre et y pose la 
balle de sir Dexter, vous remarquez qu’il l’enfonce 
en avant des marques, ce qui est contraire à la règle. 
Si vous avez enregistré l’Indice A, rendez-vous au 
247. Sinon, enregistrez l’Indice A et rendez-vous 
au 372. 


246 

Le domestique vous fait sortir. Des pelouses bien 
entretenues entourent la maison sur trois côtés tan¬ 
dis qu’un bosquet de chênes l’isole de la grand- 
route voisine et de la voie du chemin de fer. Du 
côté sud, une terrasse dallée s’étend jusqu’à un 


muret dominant la rivière. Des fauteuils confor¬ 
tables en font un lieu de repos fort agréable. Votre 
dernière étape est l’écurie, un vaste bâtiment dont 
les nombreuses stalles abritent de beaux chevaux. 
Une seule de ces stalles est vide, et vous apercevez 
un valet d’écurie qui fait faire les cent pas à un che¬ 
val. Manifestement, celui-ci doit être l’occupant de 
la dernière stalle. 

Lancez deux dés et ajoutez votre bonus d’Observa- 
tion. Si vous obtenez : 

De 2 à 6 Rendez-vous au 467 

De 7 à 12 Rendez-vous au 296 



- Je pense que la diversité des clubs rassemblés 
dans ce sac doit répondre à votre goût de la préci¬ 
sion, M. Holmes, dites-vous. Vous tenez à disposer 
du club adapté à chaque situation. 

- Bien raisonné, reconnaît Holmes. 

- Tout à fait exact, confirme Watson. Lorsqu’il 
joue au golf, Holmes veut être certain que sa mala¬ 
dresse est seule en cause. 

La pointe de Watson provoque un échange de 
piques verbales entre les deux amis avant que 
Holmes ne s’intéresse de nouveau à vous. Rendez- 
vous au 317. 


99 



248 

Vous exposez les faits que vous avez rassemblés. 
Lorsque vous avez terminé, Holmes sourit. 

- Très bon travail, dit-il. Vous avez repéré la plu¬ 
part des trucs de Sandy. Félicitations. 

Rendez-vous au 369. 


249 

Tous les fiacres ont un cocher attitré, et il est rela¬ 
tivement facile d’obtenir des renseignements sur la 
plupart des cochers londoniens. Vous vous deman¬ 
dez si Héritier 1 est venu avec son propre fiacre. Le 
numéro de celui-ci vous permettrait probablement 
de recueillir certaines informations sur le passé 
d’Héritier 1. Si vous interrogez le domestique au 
sujet du fiacre, rendez-vous au 186. Sinon, rendez- 
vous au 467. 


250 

- Monsieur Holmes, pouvez-vous nous dire qui a 
tué Héritier 3 ? demande sir Dexter. Et peut-être 
nous fournir quelques éclaircissements sur cette 
affaire. 

- Certainement, répond Holmes. Accordez-moi 
une demi-heure pour interroger les témoins, et je 
pense pouvoir résoudre toutes les questions que 
vous vous posez. 

Vous bavardez avec Watson et sir Dexter, en écou¬ 
tant à peine ce qu’ils disent et sans réfléchir à vos 
réponses, pendant que Holmes procède à ses inter¬ 
rogatoires dans une autre pièce. Le détective est 
bientôt de retour. 

-Je suis en possession de tous les éléments qui 
confirment ma conclusion, annonce-t-il. C’est cou¬ 
sin Charles qui a tué Héritier 3, avec la complicité 
de Dennis. Le mobile est évident : ils croyaient 


100 



qu’Héritier 3 était Robert Bumett et voulaient 
l’empêcher d’hériter de la fortune. La démonstra¬ 
tion de la façon dont ils ont procédé est plus subtile. 
J’ai pu établir que l’arme du crime se trouvait dans 
la salle de billard pendant le dîner et n’avait donc 
pas pu être dérobée avant que votre partie de bil¬ 
lard ne soit terminée. D’après votre témoignage, 
sir Dexter, cela limite les suspects à Charles, Dennis 
et Héritier 4. Or, Gilmer a vu ce dernier au premier 
étage, en train de lire dans la bibliothèque. D’autre 
part, l’utilisation de la détente sensible équipant le 
pistolet désigne nettement l’un de vos cousins 
comme l’assassin : vous avez déclaré qu’aucun des 
héritiers n’était au courant de ce petit secret. 

Si vous avez enregistré la Décision 25, rendez-vous 
au 490. Sinon, rendez-vous au 116. 

251 

- L’assassin est Héritier 4, dites-vous. Il devait en 
vouloir à Héritier 3 pour une raison que nous igno¬ 
rons. 

- Comment pouvez-vous accuser cet homme de 
meurtre alors que vous n’avez découvert aucun 
indice le mêlant à ce crime, ni le moindre mobile ? 
demande Holmes d’un ton dédaigneux. 
Rendez-vous au 474. 


252 

Vous franchissez un petit mamelon et vous aperce¬ 
vez Gregg juste au-dessous de vous. Sa balle repose 
sur une plaque d’herbe drue, et il s’apprête à la 
frapper. Cette position vous paraît étonnamment 
bonne pour une balle tombée en plein rough. Ou 
bien Gregg est remarquablement chanceux, ou bien 
il a posé sa balle dans l’herbe à un moment où per¬ 
sonne ne pouvait le voir. Rendez-vous au 322. 


101 


253 

En remontant à droite du trou pour aider Watson à 
retrouver sa balle égarée dans les parages où sir 
Dexter avait malencontreusement expédié la 
sienne, vous remarquez un panneau de signalisa¬ 
tion, sur le côté de la voie du chemin de fer. Ce pan¬ 
neau indique au chauffeur de la locomotive l’en¬ 
droit où il doit actionner son sifflet. Sandy aurait 
dû avertir sir Dexter, quand il a aperçu la fumée du 
train. Enregistrez l’Indice B, puis rendez-vous au 
482. 


254 

Si Holmes ne frappe jamais sa balle sans avoir pris 
le temps d’examiner tous les paramètres dont 
dépend la réussite de son coup, la lenteur avec 
laquelle il prépare sa sortie du rough vous intrigue. 
Aussi, quand vous le voyez se pencher et ramasser 
quelque chose dans le rough, vous hâtez-vous de le 
rejoindre et de lui demander à mi-voix : 

- Qu’est-ce que vous avez découvert, M. Holmes ? 

- Il ne vous a pas semblé bizarre, répond-il, que 
Sandy retrouve la balle de M. Gregg aussi loin de 
l’endroit où elle avait paru tomber ? 

- Déterminer l’endroit où aboutit un drive est tou¬ 
jours délicat, répondez-vous prudemment. 

- Il est encore plus surprenant que Sandy ait 
retrouvé la balle dans une position aussi favorable, 
alors que moi, je viens de la ramasser ici, enfouie 
dans la végétation 

Holmes vous montre alors une balle de golf mar¬ 
quée des initiales « JG » à l’encre rouge. Après quoi 
il se met en position et frappe son deuxième coup 
en direction du lointain green. Enregistrez l’Indice 
E et rendez-vous au 274, 


102 




254 Holmes se met en position et frappe 
son deuxième coup. 




255 

- Il faut vous débarrasser de Sandy, dites-vous à sir 
Dexter. Vous pourriez peut-être l’envoyer porter un 
message quelque part ? 

Sir Dexter réfléchit un instant en tortillant sa mous¬ 
tache, puis il sourit. 

- Sandy ! appelle-t-il et le caddie arrive en courant. 
Ce soir, j’emmène mes amis dîner au Grand Cerf. 
Je voudrais que tu y ailles et que tu demandes 
qu’on me prépare un salon particulier. Tu sais ce 
que je désire. L’un des garçons du club portera mon 
sac pour les quatre derniers trous. 

Sa demande formulée, sir Dexter donne une pièce 
au caddie et le regarde partir en vous adressant un 
sourire. Quelques minutes plus tard, les autres 
joueurs sont prêts à reprendre la partie. N’ayant 
plus de soucis, sir Dexter attaque le quinzième trou 
avec confiance. Il frappe une série de coups par¬ 
faits, mais son adversaire en fait autant et ils par¬ 
tagent le trou. Le score étant toujours de deux 
points d’avance en faveur de M. Gregg, sir Dexter 
doit remporter les trois derniers trous s’il veut 
gagner la partie. Le seizième trou est relativement 
court, mais les joueurs doivent effectuer leur 
approche par-dessus une mare. La balle de Gregg 
tombe par deux fois dans l’eau, et sir Dexter gagne 
le trou. Un seul point sépare les deux adversaires et 
il reste deux trous à jouer. Si vous avez enregistré 
l’Indice E, rendez-vous au 189. Sinon, rendez-vous 
au 268. 


256 

Vous posez la lettre sur la pile de celles que vous 
avez déjà lues, mais vous n’êtes pas entièrement 
convaincu d’avoir découvert tous les renseigne¬ 
ments qui s’y cachent. Rendez-vous au 127. 


104 



257 

-Je pense que vous utilisez le sac qui contient le 
plus de clubs, dites-vous à Holmes. Il semble y en 
avoir un différent pour chaque cas. Un tel équipe¬ 
ment devrait satisfaire votre goût de la précision. 

- Excellent, reconnaît Holmes. Watson essaie de 
minimiser ses erreurs en n’utilisant que quelques 
clubs. 

Cette remarque déclenche une discussion animée 
entre les deux amis. Rendez-vous au 317. 


258 

Vous vous demandez quelle conclusion il faut tirer 
du fait qu’Héritier 2 ignore le seul cadeau que son 
grand-père lui ait jamais envoyé. Se pourrait-il que 
le vieux monsieur ait expédié un autre livre, ou 
même pas de livre du tout ? Peut-être en saurez- 
vous plus long après avoir interrogé tous les héri¬ 
tiers. Rendez-vous au Questionnaire. 


259 

- Veuillez nous décrire la façon dont vous avez 
réchappé du naufrage dans lequel votre mère a 
perdu la vie. 

Sa réponse est presque immédiate : 

- Je ne me souviens de rien. Il faisait noir, la tem¬ 
pête faisait rage, et j’étais absolument terrorisé. 
Rendez-vous au Questionnaire. 


260 

Vous aidez Watson à chercher sa balle. Heureuse¬ 
ment, celle-ci est facile à repérer, mais elle sera dif¬ 
ficile à jouer. En regardant de l’autre côté du fair- 


105 



way, vous constatez que M. Gregg bénéficie une 
fois de plus d’une position de premier ordre. Vous 
aviez pourtant eu l’impression que sa balle était 
retombée en plein rough... Rendez-vous au 267. 



261 

Sandy semble chercher trop à droite de la direction 
du coup frappé par Gregg. Vous vous dissimulez 
derrière un buisson et vous observez le caddie de sir 
Dexter. Après avoir surveillé un instant les alen¬ 
tours, il sort une balle de sa poche et la laisse tom¬ 
ber dans l’herbe. Après quoi il crie : 

-Je l’ai trouvée, monsieur Gregg ! Elle a dû rebon¬ 
dir de travers, à cause de la pente. 

Gregg bénéficie maintenant d’une excellente posi¬ 
tion dans le rough et son deuxième coup l’amène à 
la lisière du green. Enregistrez l’Indice D et rendez- 
vous au 401. 


262 

Holmes vous demande d’attendre qu’il ait ques¬ 
tionné un ou deux témoins. Il ne tarde pas à reve¬ 
nir. 

- J’ai obtenu confirmation de mes soupçons 
concernant l’attentat, dit-il. Cousin Charles et cou¬ 
sin Dennis se sont associés pour attaquer Héri¬ 
tier 3. Convenablement interrogé. Héritier 4 s’est 


106 



souvenu que l’un d’eux était passé en courant 
devant la bibliothèque au moment de l’agression. 

- Je me charge d’eux, monsieur Holmes, intervient 
sir Dexter. Ils vont regretter ce qu’ils ont fait. 

- Très bien, répond Holmes. Je m’en remets donc à 
vous. 

Rendez-vous au 117. 


263 

Vous poussez vers lui un porte-plume et une feuille 
de papier en disant : 

-Je vous serais obligé de bien vouloir nous écrire 
quelques mots, n’importe quoi. Deux ou trois lignes 
suffiront : c’est pour comparer votre écriture à celle 
de la vieille lettre que nous possédons. 

- Bien volontiers, répond-il. 

Il prend le porte-plume de la main droite et écrit 
quelques lignes. Vous examinez l’écriture. Elle res¬ 
semble vaguement à celle de la lettre. Enregistrez 
l’Indice M et rendez-vous au Questionnaire. 

264 

- Lorsque j’ai interrogé Héritier 3, dites-vous, il 
m’a déclaré que vous étiez au courant de sa pré¬ 
sence en Angleterre et que vous l’aviez averti que 
sir Dexter le cherchait. Est-ce exact ? 

- Oui, c’est exact, répond tranquillement Malone. 
Sachant que j’étais un vieil ami de la famille, il s’est 
mis en rapport avec moi dès son arrivée en Angle¬ 
terre, il y a... oh, huit ou dix ans de cela. Il voulait 
avoir des nouvelles de son grand-père, mais il était 
trop fier pour tenter lui-même un rapprochement. 

- Et vous êtes certain qu’il est l’héritier perdu ? 
demandez-vous. 

- Je n’ai aucune raison d’en douter, répond 


107 


Malone. Il sait tout ce que l’héritier devrait savoir. 
Rendez-vous au 411. 


265 

-Je suis Robert Bamett ! rétorque rageusement 
Héritier 3, et je ne me laisserai pas chasser par ces 
gredins cupides. Je resterai ici jusqu’à ce que cette 
affaire soit réglée ! 

Rendez-vous au 153. 


266 

Bien que cette histoire cadre avec le physique et le 
comportement de votre interlocuteur, vous vous 
demandez comment un Américain a pu apprendre 
à connaître Londres suffisamment vite pour obtenir 
un emploi de cocher de fiacre. Les autochtones eux- 
mêmes considèrent souvent le dédale des rues lon¬ 
doniennes comme un véritable labyrinthe. 

- Vous avez eu de la chance de trouver un travail 
qui vous convienne, constatez-vous. Vous devez 
avoir un sens de l’orientation particulièrement 
développé. Je n’aurais pas cru qu’un étranger pou¬ 
vait se familiariser suffisamment avec le plan de 
Londres pour conduire un fiacre. 

Lancez deux dés et ajoutez votre bonus de Commu¬ 
nication. Si vous obtenez : 

De 2 à 7 Rendez-vous au 342 

De 8 à 12 Rendez-vous au 397 


267 

En dépit de sa position favorable, M. Gregg rate 
lamentablement son coup et sa balle va s’enterrer 
dans un bunker situé à l’extrême gauche du green. 
L’approche lui coûte trois coups supplémentaires. 
Avec autant de bonne grâce que son amour-propre 


108 



ulcéré le lui permet, il concède le trou à votre client 
et aborde le trou suivant avec un point d’avance. Le 
quatorzième trou est long et difficile, un mamelon 
devant être franchi avant d’arriver en vue du green. 
Les joueurs fatigués s’y attaquent néanmoins avec 
optimisme, car le club-house se trouve juste der¬ 
rière le green. Sir Dexter exécute un drive parfait, 
exactement dans l’axe du fairway. Sa balle franchit 
une éminence et roule hors de vue. Le coup de Wat- 
son, trop haut et trop court, aboutit au milieu du 
fairway. Celui de Holmes est également un peu 
court. Dernier à jouer, Gregg s’en tire encore plus 
mal. 

-Je vais monter sur ce mamelon, propose Sandy. 
De là-haut, je verrai où votre prochain coup 
enverra les balles. 

Sur ces mots, le caddie de sir Dexter se dirige rapi¬ 
dement vers l’élévation et se poste à droite du fair¬ 
way, tourné vers les joueurs. Watson et Holmes 
ayant joué un deuxième coup, Gregg s’avance et 
s’apprête à frapper sa balle. Lancez deux dés et ajou¬ 
tez votre bonus d’Observation. Si vous obtenez : 

De 2 à 7 Rendez-vous au 273 

De 8 à 12 Rendez-vous au 414 


268 

L’incertitude sur l’issue de la partie soumet les nerfs 
de sir Dexter à rude épreuve, et la tension finit par 
avoir raison de lui au dix-septième trou. Son 
deuxième coup s’enfonce dans le sable, et le troi¬ 
sième survole le green pour atterrir dans un autre 
bunker. Holmes et Gregg, qui sont tombés dans le 
rough non loin l’un de l’autre, atteignent tous deux 
le green au deuxième coup. Sir Dexter finit par sor¬ 
tir sa balle du sable au quatrième coup et par l’en- 


109 


voyer sur le green près du drapeau. Pendant ce 
temps, M. Gregg se dirige à grands pas vers sa balle, 
et son approche subtile la place à cinq centimètres 
du but. 

- Bien joué, soupire sir Dexter. Inutile de putter, 
John, je vous concède le trou. 

C’est alors que Holmes se penche et ramasse la 
balle de M. Gregg pour la lui rendre. Lancez deux 
dés et ajoutez votre bonus d’Observation (en majo¬ 
rant le résultat de 2 points si vous avez enregistré 
l’Indice E). Si vous obtenez : 

De 2 à 7 Rendez-vous au 399 

De 8 à 12 Rendez-vous au 122 


269 

Vous jetez un coup d’œil dans le petit salon qui est 
meublé avec le même goût raffiné que le reste de la 
maison. Dans un coin, deux hommes bavardent en 
buvant un verre. L’un est le svelte et élégant Héri¬ 
tier 3, qui se fait appeler Philip Hamilton ; l’autre 
est un homme plus âgé que vous ne connaissez pas. 
Ce dernier, bien qu’il soit assis, paraît grand et mas¬ 
sif. Grassouillet, il a un visage marqué, sanguin, et 
une simple couronne de cheveux au-dessus des 
oreilles. Si vous demandez au domestique qui est ce 
vieux monsieur, rendez-vous au 144. Sinon, rendez- 
vous au 246. 


270 

Pendant un instant, vous considérez l’annotation 
avec étonnement, puis vous demandez : 

- C’est votre frère qui a écrit cela ? 

Sir Dexter hoche la tête. 

- C’est typiquement son caractère. Il méprisait 
Barnett et était convaincu que celui-ci n’aurait 


110 


jamais épousé Elizabeth s’il avait pu prévoir que ce 
mariage la ferait renier par son père. Jusqu’à la 
mort de Barnett, il n’a jamais changé d’avis. 
Rendez-vous au 156. 



271 

- L’un de vos domestiques pourrait-il expédier un 
télégramme pour moi aujourd’hui même ? deman¬ 
dez-vous à sir Dexter. C’est une question sur 
laquelle j’aimerais que M. Holmes se renseigne. 

- Mais bien sûr, répond votre hôte. Rédigez votre 
dépêche, et j’enverrai immédiatement quelqu’un la 
poster. 

Vous réfléchissez un instant et vous écrivez : 

« Prière contrôler Philip Hamilton, date et lieu de 
naissance, casier judiciaire, tentatives d’abus de 
confiance, etc. » 

Aussitôt que vous l’avez signée et glissée dans une 
enveloppe, sir Dexter la remet à un domestique en 
lui disant de la porter sans délai au bureau du télé¬ 
graphe. Enregistrez la Décision 10 et rendez-vous 
au 175. 


272 

Étonné, vous demandez : 

- Vous êtes sûr que c’est ce livre-là qu’il vous a 


111 


envoyé ? Vous pourriez confondre avec un autre 
ouvrage que vous auriez lu à la même époque. 
Lancez deux dés et ajoutez votre bonus de Commu¬ 
nication. Si vous obtenez : 

De 2 à 7 Rendez-vous au 362 

De 8 à 12 Rendez-vous au 100 


273 

Si le coup de M. Gregg est puissant, il manque sin¬ 
gulièrement de précision. Sa balle s’élève vers la 
droite du fairway en filant droit vers Sandy. Appa¬ 
remment pétrifié, ce dernier ne peut s’écarter à 
temps et la balle le frappe de plein fouet. D’après 
l’article 23 du règlement, John Gregg gagne le trou, 
sa balle ayant touché le caddie de son adversaire. 
Aussi lorsque les golfeurs prennent le chemin du 
club-house, Gregg a deux trous d’avance et il ne 
reste plus que quatre trous à jouer. Rendez-vous 
au 310. 


274 

De retour aux abords du green, vous assistez au 
troisième coup magistral qui permet à M. Gregg de 
remporter le trou. Au bout de huit trous, il a main¬ 
tenant un point d’avance sur sir Dexter, et votre 
client commence à s’énerver. Malgré cela, sir 
Dexter joue suffisamment bien pour partager les 
deux trous suivants. Au onzième trou, Gregg joue le 
premier et envoie sa balle au diable, dans le rough 
situé à droite du fairway. Watson centre bien la 
sienne, mais Holmes et sir Dexter s’égarent tous 
deux vers la gauche. Vous êtes le seul, avec Joe, à 
pouvoir aider M. Gregg à chercher sa balle perdue. 
Après vous être assuré que Watson peut se passer 
de vos services, vous allez voir si Gregg a besoin de 


112 



votre aide. Lancez deux dés et ajoutez votre bonus 
d’Observation. Si vous obtenez : 

De 2 à 8 Rendez-vous au 252 

De 9 à 12 Rendez-vous au 491 



275 

- Cela a été tellement soudain, dit-il d’une voix 
hésitante. La détonation m’a réveillé, et il m’a fallu 
un instant pour comprendre ce que j’avais entendu. 
A ce moment-là, j’ai sauté hors du lit et couru vers 
le couloir, mais avant d’ouvrir ma porte j’ai 
entendu des pas qui passaient en courant devant 
ma chambre. Je n’ai pas pu me rendre compte de 
quel côté ils venaient, à cause de tous les autres 
bruits, des gens qui criaient, des portes qui cla¬ 
quaient et le reste. 

- Vous n’avez rien d’autre à m’apprendre ? deman¬ 
dez-vous. 

- Non. En arrivant dans le corridor, continue-t-il, 
j’ai aperçu Héritier 2 : il venait de quitter sa 
chambre. Vous sortiez de la vôtre, mon oncle, 
ajoute-t-il en se tournant vers sir Dexter. C’est tout 
ce que je me rappelle nettement. Il y avait trop de 
bruit et de confusion. 

Vous le remerciez en soupirant, et vous le regardez 
partir. Rendez-vous au 183. 


113 



276 

- Je n’ai pas d’autre question à vous poser, dites- 
vous à Héritier 3. Je ferai tout mon possible pour 
éclaircir cette affaire. Que vous soyez le véritable 
héritier ou un imposteur, je n’ai pas envie qu’on 
vous assassine. Soyez prudent et ne donnez pas à 
votre ennemi l’occasion de recommencer. 

- Ça, vous pouvez y compter, dit-il en sortant de la 
pièce. 

Rendez-vous au 306. 


277 

- Votre petit neveu semble avoir eu une très jolie 
écriture, pour un enfant de son âge, dites-vous à sir 
Dexter. Il a dû recevoir une excellente éducation. 

- Oh, monsieur Holmes lui-même ne se risquerait 
pas à formuler un tel jugement en se basant sur un 
seul échantillon, risposte sir Dexter. Surtout que 
le gamin avait dû s’appliquer tout particulière¬ 
ment pour écrire sa première lettre à son grand- 
père. Vous acquiescez à contrecœur. Rendez-vous 
au 141. 

278 

Vous vous rappelez qu’Héritier 3 avait prétendu 
que c’était Malone qui l’avait prévenu que sir 
Dexter recherchait son héritier. Malone serait-il 
d’accord sur ce point ? Peut-être pourriez-vous 
résoudre deux énigmes d’un coup. Si vous inter¬ 
rogez Malone sur ses rapports avec Héritier 3, ren¬ 
dez-vous au 264. Sinon, rendez-vous au 411. 

279 

Vous décidez d’envoyer le numéro du fiacre à 
Sherlock Holmes, à Londres. Avec sa compétence 
et ses relations, le détective devrait pouvoir se ren¬ 
seigner sur le cocher. En vous dirigeant vers la mai- 


114 


son, vous griffonnez un mot et vous le remettez au 
domestique en lui demandant de veiller à ce qu’un 
télégramme soit expédié au plus vite. Enregistrez la 
Décision 8 puis rendez-vous au 467. 

280 

- Héritier 5 est l’assassin, déclarez-vous. 

- Si vous aviez la moindre preuve qu’Héritier 5 a 
commis le crime, vous pourriez peut-être soutenir 
cette hypothèse, rétorque sèchement Holmes. 
Rendez-vous au 474. 


281 

- Merci de m’avoir consacré un peu de votre 
temps, Dennis. Vous pouvez retourner vous cou¬ 
cher si le cœur vous en dit. 

En faisant appel à toute son énergie, il parvient à se 
mettre debout et sort en titubant. Rendez-vous 
au 303. 


282 

Vous relisez la lettre en vous creusant la tête. Elle 
doit receler quelque chose d’important. Lancez 
deux dés et ajoutez votre bonus d’intuition. Si vous 
obtenez : 

De 2 à 8 Rendez-vous au 292 

De 9 à 12 Rendez-vous au 349 


283 

- Qui vous a sauvé du naufrage ? 

Héritier 1 répond sans hésiter : 

- John Floyd, le capitaine en second, un homme 
bon et courageux. 

Rendez-vous au Questionnaire. 


115 


284 

-Ah ? Alors, c’était probablement l’un de vos fan¬ 
tômes que l’on a aperçu, suggérez-vous. 

-Un fantôme ? demande Dennis d’un air intrigué. 
- On a vu l’un de vous deux sur le balcon au 
moment de l’attentat, répondez-vous en espérant le 
désarçonner. 

Enregistrez la Décision 22, puis lancez deux dés et 
ajoutez votre bonus de Communication. Si vous 
obtenez : 

De 2 à 6 Rendez-vous au 444 

De 7 à 11 Rendez-vous au 477 

12 Rendez-vous au 108 


285 

- Je pense que vous utilisez le sac ne contenant que 
quelques clubs, dites-vous à Holmes. 

- Vraiment ? demande celui-ci. Vous me surpre¬ 
nez. Il m’avait semblé qu’il était évident que je 
devais rechercher la précision que confère un assor¬ 
timent complet de clubs, alors que Watson se sim¬ 
plifie la vie en utilisant un nombre restreint. 

Cette réflexion déclenche une controverse animée 
entre les deux amis. Rendez-vous au 317. 

286 

La journée s’écoule sans incident. Vous attendez 
l’arrivée des invités du lendemain dans la somp¬ 
tueuse propriété de sir Dexter. Holmes et Watson 
arrivent de bon matin, peu après le petit déjeuner. 
Gilmer les introduit dans le grand salon, où ils sont 
accueillis par sir Dexter entouré des cousins, des 
héritiers et de vous-même. 

- Je vous remercie d’être venu, M. Holmes, dit sir 


116 


Dexter. Si je ne me trompe, votre assistant s’est 
parfaitement acquitté de sa mission, et je suis per¬ 
suadé que vous confirmerez sans hésiter ses conclu¬ 
sions. 

- Eh bien, allons-y, répond Holmes en allumant sa 
pipe et en jetant un coup d’œil sur les cousins et les 
héritiers qui s’épient mutuellement avec méfiance. 
Peut-être serait-il préférable que vos invités 
attendent dehors. 

Pendant que Gilmer les fait sortir du salon, Holmes 
se détend en fumant sa pipe alors que vous vous 
préparez à exposer les résultats de vos recherches. 
Si Héritier 3 a été assassiné, rendez-vous au 233. Si 
vous avez enregistré la Déduction 28, rendez-vous 
au 304. Sinon, rendez-vous au 188. 

287 

- Lorsque votre mère a péri dans le naufrage, qui 
vous a sauvé la vie et sur quel navire vous trouviez- 
vous ? 

- Sur quel navire ? marmonne-t-il. Eh bien, je ne 
me souviens pas de son nom. J’ai été sauvé par un 
membre de l’équipage, évidemment... 

- Quel membre de l’équipage ? demandez-vous 
sans douceur. 

- Ça, je n’en sais rien. C’est tellement vieux... 
Enregistrez la Décision 13. Si vous avez enregistré 
deux des Décisions 14, 15, 16 ou 17, rendez-vous 
au 332. Sinon, rendez-vous au Questionnaire. 

288 

Cousin Bruce fait son entrée. C’est un beau brun 
aux yeux bleus et aux manières plaisantes. Il s’ins¬ 
talle confortablement dans un fauteuil, décontracté 
et sûr de lui. 

- Qu’est-ce que vous faisiez au moment de l’ac- 


117 


cident d’Héritier 3 ? lui demandez-vous en espérant 
le surprendre par la brusquerie de votre question. 

- L’accident ? Ah, vous voulez parler de la gar¬ 
gouille volante ? dit-il en riant. Je jouais au billard 
avec M. Malone, Andrew et l’un des autres héri¬ 
tiers. Je ne saurais vous dire lequel : je ne distingue 
pas ces fumistes les uns des autres. 

- Je vous remercie, dites-vous. Vous pouvez vous 
retirer. 

Il porte deux doigts à un chapeau imaginaire et sort 
d’un air dégagé. Rendez-vous au 356. 



289 

- Comment M. Gregg triche-t-il ? demandez-vous. 

- M. Gregg a soudoyé Sandy, le caddie de sir 
Dexter, répond Holmes. Jamais sir Dexter n’aurait 
songé à une telle perfidie mais, pour moi, elle est 
devenue évidente à partir du huitième trou. 
Rendez-vous au 369. 


290 

Durant d’interminables heures, vous restez assis 
dans l’étroit placard, dans une position qui sem¬ 
blait relativement commode au début mais qui 
devient de plus en plus inconfortable. La nuit 
s’écoule lentement, parfaitement silencieuse en 
dehors de la sonnerie de l’horloge du hall. Soudain, 
vous entendez dans le petit salon du rez-de- 
chaussée le choc sourd d’un meuble renversé, suivi 
de jurons étouffés. S’agit-il de cambrioleurs ou 


118 


quelque scélératesse plus grave est-elle en train de 
se tramer? Faut-il abandonner votre poste pour 
aller voir de quoi il retourne ? Si vous descendez au 
rez-de-chaussée, rendez-vous au 323. Si vous restez 
dans le placard, rendez-vous au 375. Si vous faites 
semblant de descendre mais en remontant aussitôt, 
rendez-vous au 312. 


291 

Vous présentez une feuille de papier et un porte- 
plume à l’héritier. 

- Voulez-vous écrire quelques mots, s’il vous 
plaît ? Une ligne ou deux suffiront. 

- Je ne demanderais pas mieux, mais cela m’est 
impossible, répond-il avec raideur en montrant son 
bras droit en écharpe. J’ai le poignet cassé et je suis 
incapable d’écrire. Et même si je parvenais à grif¬ 
fonner quelques mots, cela ne ressemblerait en rien 
à mon écriture habituelle. D’ailleurs celle-ci ne vous 
serait pas plus utile : elle a changé du tout au tout 
au cours des années. 

Enregistrez l’Indice O, puis rendez-vous au Ques¬ 
tionnaire. 


292 

Ne parvenant pas à déterminer quel secret se dissi¬ 
mule dans cette lettre, vous passez à la suivante. 
Rendez-vous au 103. 


293 

- Voilà les lettres, dit sir Dexter en sortant une 
grosse enveloppe d’un tiroir de son bureau qu’il 
referme soigneusement avant de remettre la clef 
dans sa poche. Elles contiennent pratiquement tous 
les renseignements que je possède sur Robert. Les 
lettres sont classées dans l’ordre chronologique. La 


119 




première, datée du 8 septembre 1858, est de John 
Barnett. Elle est adressée à sir Dexter Mannington. 


Mon cher oncle. 

Je vous écris à la place de ma chère épouse qui vient 
de mettre au monde un beau petit garçon que nous 
avons appelé Robert Mannington Barnett en souve¬ 
nir de son grand-père. Elizabeth espère de tout son 
cœur que son père souhaitera voir son premier petit- 
fils. Peut-être son cœur Pincitera-t-il à se réconcilier 
avec nous. Elizabeth vous écrira plus longuement dès 
qu’elle sera remise de la fatigue de l’accouchement. 

John Barnett 

Au dos de la lettre, une autre main a écrit : 

« Pourquoi devrais-je m’intéresser à un petit-fils 
qui m’obligerait à fréquenter du même coup ce 
propre à rien de Barnett ? M. M. » 

Lancez deux dés et ajoutez votre bonus d’intuition. 
Si vous obtenez : 

De 2 à 7 Rendez-vous au 156 

De 8 à 12 Rendez-vous au 270 


294 

- Quelque chose de dérangé, monsieur ? dit-il, per¬ 
plexe. Bien sûr que oui, monsieur, sinon je n’aurais 
pas eu besoin de mettre de l’ordre. 

Vous levez les yeux au ciel et vous essayez de préci¬ 
ser votre question. 

- Rien n’a été déplacé d’une manière inhabituelle ? 

- Je ne crois pas, monsieur, répond-il. 
Rendez-vous au 406. 


120 




295 

- Vous avez eu beaucoup de chance dans cette his¬ 
toire d’attentat contre Héritier 3, dites-vous à 
Charles et à Dennis. 

-Un attentat ? demandent-ils étonnés. Ce n’était 
pas un accident ? 

- Mais non, répondez-vous, absolument pas, et 
vous le savez aussi bien que moi. L’un de vous a 
essayé de le tuer avec cette gargouille. On vous a 
vus. 

- Alors, ce « on » a eu des visions ! rétorque sèche¬ 
ment Charles, approuvé par Dennis d’un hoche¬ 
ment de tête. Cousin Dexter, ajoute-t-il, nous refu¬ 
sons de rester ici plus longtemps si c’est pour nous 
faire insulter ! 

Ils se ruent tous les deux hors de la pièce en laissant 
à peine le temps à Gilmer de leur ouvrir la porte. 

- Vos méthodes paraissent un peu brutales, insinue 
sir Dexter. J’espère que vous avez une preuve 
solide. Mais si l’un d’eux est réellement coupable, 
vous l’avez probablement convaincu qu’une 
seconde tentative serait imprudente. 

- C’était bien mon intention, répondez-vous. 
Enregistrez la Décision 22 puis rendez-vous au 338. 



296 

Vous regardez le cheval de plus près, surpris. Alors 
que vous supposiez que sir Dexter ne pouvait pos¬ 
séder que de fringants pur-sang, cet animal, avec 


121 




ses membres lourds et son allure poussive, a sûre¬ 
ment une origine très ordinaire. Si vous question¬ 
nez le domestique à son sujet, rendez-vous au 368. 
Sinon, rendez-vous au 467. 

297 

Vous avez beau faire travailler vos méninges, vous 
ne parvenez pas à déterminer en quoi cette lettre 
vous paraît bizarre. Si vous avez besoin d’aide pour 
résoudre ce problème, rendez-vous au 282. Sinon, 
rendez-vous au 103. 


298 

Vous balbutiez quelques mots, mais le regard incré¬ 
dule de Holmes vous arrête. 

- Il serait inadmissible de formuler une telle 
accusation sans preuves à l’appui, dit-il. 

Si vous désirez recommencer votre enquête, ren¬ 
dez-vous au 317. Si vous préférez entendre les 
explications de Holmes, rendez-vous au 289. 

299 

Convaincu que cette lettre ne vous apprendra rien 
de plus, vous la rangez avec celles que vous avez 
déjà lues et vous tournez votre attention vers la sui¬ 
vante. Rendez-vous au 127. 

300 

Vous vous demandez si la «chance» va de nou¬ 
veau gratifier Gregg d’une position favorable, car sa 
balle se trouve fort loin de celle des autres joueurs. 
D’autre part, abandonner Watson au moment où il 
a besoin d’aide pour retrouver sa propre balle pour¬ 
rait sembler suspect. Après tout, vous êtes censé 


122 


être le caddie de Watson, pas celui de Gregg. Si 
vous vous lancez aux trousses de Gregg, rendez- 
vous au 236. Si vous aidez Watson, rendez-vous 
au 260. 


301 

- Je ne suis pas un imposteur, pauvre idiot ! s’écrie 
le petit homme. 

Votre enquête est terminée. 



302 

Malgré tout ce que vous a inculqué Sherlock 
Holmes, vous êtes incapable de déterminer si cette 
serrure a été crochetée ou non. Accompagné de 
Gilmer et de sir Dexter, vous retournez dans le 
petit salon où vos précédents entretiens se sont 
déroulés. Rendez-vous au 367. 

303 

Vous vous demandez si vous devez parler à cousin 
Charles. Si vous l’interrogez, rendez-vous au 162. 
Sinon, rendez-vous au 462. 


304 

- Avant que nous abordions la question de l’héri¬ 
tage, dit Holmes, je tiens à vous féliciter. Je suis 
ravi que vous ayez déjà réglé la question de l’atten¬ 
tat contre Héritier 3, et cela sans aucune aide de ma 
part. 

Rendez-vous au 117. 


123 






305 

- Lorsque vous avez mis de l’ordre dans la salle de 
billard, ce soir, est-ce qu’il y avait quelque chose de 
dérangé ? demandez-vous à Malcolm. 

Lancez deux dés et ajoutez votre bonus de Commu¬ 
nication. Si vous obtenez : 

De 2 à 9 Rendez-vous au 294 

De 10 à 12 Rendez-vous au 102 

306 

Vous vous demandez qui vous allez interroger 
ensuite. Y a-t-il quelqu’un que vous pouvez élimi¬ 
ner d’office ? Si vous avez enregistré la Décision 18, 
rendez-vous au 423. Sinon, rendez-vous au 390. 



307 

- Jamais je ne renoncerai à ce qui m’appartient de 
plein droit ! s’écrie sir Henry. 

Votre enquête est terminée. 

308 

- Je crois que l’assassin est cousin Andrew, annon¬ 
cez-vous. Il a dû penser qu’Héritier 3 était le véri¬ 
table Robert Barnett, et il l’a supprimé pour 
défendre sa part de succession. 

- Je crains que vous ne fassiez erreur, dit Holmes. 


124 


La chambre d’Andrew n’était pas suffisamment 
proche de celle d’Héritier 3 pour qu’il puisse 
commettre le crime et rentrer chez lui avant que les 
autres ne sortent dans le couloir et ne le voient. 
Rendez-vous au 474. 


309 

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- C’est une lettre très courtoise, remarquez-vous 
avant de la relire en étudiant aussi bien le texte que 
l’écriture. 

Si vous observez quelque chose d’intéressant dans 
l’écriture, rendez-vous au 314. Sinon, rendez-vous 

au 141. 


310 

Au club-house, Watson, Gregg et sir Dexter foncent 
tout droit vers le bar où ils commandent de la bière 
et des croissants. Pendant que les autres caddies 
rangent les sacs de golf, Holmes vous entraîne dans 
une petite pièce à l’abri des oreilles indiscrètes. 

- Alors, mon ami, vous demande-t-il gaiement, 
avez-vous compris pourquoi sir Dexter est en train 
de perdre la partie ? 


125 


Si vous répondez que M. Gregg a simplement eu de 
la chance, rendez-vous au 403. Si vous dites qu’il a 
bénéficié de l’assistance de Sandy, rendez-vous au 
152. Si vous déclarez qu’il a amélioré sa position 
quand on ne le regardait pas, rendez-vous au 370. 

311 

- Sir Dexter, demandez-vous, avez-vous déjà mon¬ 
tré ces lettres à quelqu’un ? 

- Uniquement à mon meilleur ami, Thomas 
Malone, répond votre client. J’ai discuté avec lui de 
la possibilité de retrouver mon neveu lorsque j’ai 
appris que Robert avait survécu au naufrage du 
Cassandra. Bien entendu, je lui ai fait lire tous les 
documents dont je disposais concernant ce garçon. 
Thomas est mon ami depuis des années, et il 
connaissait également mon frère. Vous le ren¬ 
contrerez au déjeuner. 

Enregistrez l’Indice G puis rendez-vous au 293. 

312 

Vous soupçonnez le bruit provenant du rez-de- 
chaussée d’être un stratagème destiné à vous 
détourner de votre surveillance. Sortant du placard, 
vous descendez quelques marches de l’escalier en 
faisant un peu de bruit, puis vous regagnez rapide¬ 
ment et silencieusement votre cachette. Lancez 
deux dés et ajoutez votre bonus d’Habileté. Si vous 
obtenez : 

De 2 à 7 Rendez-vous au 375 

De 8 à 12 Rendez-vous au 184 


313 

Pendant que vous réfléchissez, Malone sort sa pipe 
et la bourre consciencieusement. Lorsqu’il a ter- 


126 


miné le cérémonial de l’allumage, votre décision est 
prise. Si vous lui demandez pourquoi il pense qu’on 
pourrait essayer de supprimer Héritier 3, rendez- 
vous au 331. Sinon, rendez-vous au 411. 

314 

Vous relisez la lettre en essayant de déterminer ce 
qui vous a frappé. Indépendamment du contenu, 
l’écriture par elle-même semble bizarre. Pourquoi 
cette lettre a-t-elle attiré votre attention ? Si vous 
pensez que son auteur est : 


Inculte 

Droitier 

Gaucher 

Dotée d’une jolie écriture 


Rendez-vous au 394 
Rendez-vous au 327 
Rendez-vous au 350 
Rendez-vous au 277 


Si elle ne vous inspire aucune réflexion, rendez- 
vous au 141. 


315 

- Malcolm, commencez-vous en essayant de ne pas 
l’effaroucher, quand vous avez mis de l’ordre dans 
la salle de billard, ce soir, pendant le dîner, est-ce 
qu’il manquait un de ces pistolets de duel ? 

En posant cette question, vous montrez l’arme du 
crime. Lancez deux dés et ajoutez votre bonus de 
Communication. Si vous obtenez : 


De 2 à 5 Rendez-vous au 145 

De 6 à 12 Rendez-vous au 436 

316 

Après le petit déjeuner, vous relisez vos notes en 
vous demandant si vous pourriez vous procurer 
d’autres informations utiles avant l’arrivée de 
Holmes, le lendemain. Si vous avez enregistré la 
Décision 8 mais pas la Décision 10, rendez-vous au 
360. Si vous avez enregistré la Décision 10 mais pas 


127 



la Décisions, rendez-vous au 114. Si vous avez 
enregistré les deux Décisions 8 et 10, rendez-vous 
au 480. Si vous n’avez enregistré aucune de ces 
deux Décisions, rendez-vous au 178. 

317 

- Pour en revenir aux choses sérieuses, dit Holmes, 
j’aimerais que vous nous retrouviez demain matin 
à la station Baker Street. Mettez des chaussures de 
marche et des vêtements de sport. Vous allez par¬ 
courir des kilomètres avant que cette affaire ne soit 
réglée. 

Sur ces mots, Holmes se lève, vous enjoignant d’un 
signe de la main de rester assis. Il revient quelques 
secondes plus tard, après avoir pris dans un tiroir 
de son bureau un opuscule qu’il vous tend en 
disant : 

- Ce sont les règles du golf. Lisez-les soigneuse¬ 
ment ce soir, en prêtant particulièrement attention 
aux articles que j’ai cochés. Ils me paraissent sus¬ 
ceptibles de donner des idées à un joueur mal¬ 
honnête. Si M. Gregg triche, il peut s’y prendre de 
diverses manières. D’après sir Dexter, M. Gregg est 
très à cheval sur le règlement, même pour un tour¬ 
noi amical. Il faut que nous soyons prêts à l’affron¬ 
ter sur son propre terrain. 

Vous rentrez chez vous et vous lisez attentivement 
l’opuscule. Dans l’ensemble, le règlement corres¬ 
pond à l’idée que vous vous faisiez du jeu : le golf 
est avant tout une lutte solitaire contre un parcours 
façonné par la main de l’homme. Du point de 
départ au point d’arrivée, ce parcours est divisé en 
tronçons, les trous. Chacun de ces trous va d’une 
aire de départ, le tee, à un autre trou, au sens strict 
du terme, où le golfeur, en utilisant ses clubs, qu’il 
pleuve ou qu’il vente, que le terrain soit sec ou 


128 



détrempé, tente de faire entrer une balle en jouant 
un minimum de coups. Bien sûr, chaque trou d’un 
parcours présente des spécificités. Du tee au petit 
chapeau qui marque l’emplacement de l’objectif 
visé, la distance d’un trou varie entre cent et cinq 
cent mètres. Vous comprenez mieux maintenant 
pourquoi Sherlock Holmes vous a conseillé de por¬ 
ter des chaussures de marche : un parcours de golf 
compte généralement dix-huit trous... pour une dis¬ 
tance totale d’environ six mille mètres ! De plus, à 
moins que votre oncle Watson ne soit un champion, 
ce qui ne semble pas être l’opinion de son ami 
Holmes, vous aurez certainement l’occasion, à la 
recherche d’une balle perdue, d’entrer dans le 
rough, la bordure d’arbres et de hautes herbes qui 
s’étend de part et d’autre du fainvay, le meilleur ter¬ 
rain de jeu entre le tee et le green, la partie finale du 
trou, parfaitement tondue et rase, où la balle doit 
atteindre son but. De toute évidence, vous n’évite¬ 
rez pas non plus à vos souliers de faire la connais¬ 
sance des bunkers, ces obstacles de sable semés sur 
le parcours des joueurs. Vous en savez maintenant 
assez sur le golf pour vous intéresser à la partie qui 
opposera demain sir Dexter à M. Gregg. La formule 
de jeu sera celle du matchplay. Dans cette formule, à 
l’issue de chaque trou, on fait le total des coups frap¬ 
pés par chacun des joueurs. S’il est identique, les 
deux adversaires partagent le trou. Sinon, celui qui 
aura frappé le moins de coups gagne le trou. A la fin 
du parcours, le joueur qui aura gagné le plus grand 
nombre de trous l’emporte. Sur le livret qu’il vous a 
confié, Holmes a coché les sept articles suivants : 
Article 3 - Le départ de chaque trou du parcours est 
indiqué par deux marques, symbolisées par des 
« boules jaunes », qui déterminent une ligne per¬ 
pendiculaire à l’axe du terrain. Le joueur devra 


129 


planter son tee, la pointe de bois qui permet au 
départ du trou de surélever la balle, entre ces 
marques. Toute balle frappée en dehors de ces 
limites de l’aire de départ pourra être récusée par 
l’adversaire. 

Article 23 - Si la balle d’un joueur est touchée ou 
accidentellement déplacée par un adversaire ou par 
le caddie ou les clubs d’un adversaire, celui-ci perd 
le trou. 

Article 27 - Si l’on découvre, avant qu’aucun des 
deux adversaires n’ait drivé de la base de départ, 
que l’un d’eux a joué le trou précédent avec la balle 
d’un golfeur ne participant pas au match, ce joueur 
perd le trou. 

Article 28 - Si une balle s’égare, son propriétaire 
perd le trou. Une balle est considérée comme per¬ 
due si elle n’est pas retrouvée dans les cinq minutes 
suivant le commencement des recherches. 

Article 35 - Chacun des deux adversaires est auto¬ 
risé à faire retirer le drapeau qui marque l’emplace¬ 
ment du trou dans lequel la balle doit tomber pen¬ 
dant qu’il s’en approche. Si une balle vient reposer 
contre le drapeau alors que celui-ci se trouve dans 
le trou, le joueur est autorisé à retirer le drapeau. Si 
la balle tombe alors dans le trou, celle-ci sera consi¬ 
dérée comme jouée par le coup précédent. 

Article 36 - Un joueur qui joue avant que la balle 
de son adversaire n’ait cessé de rouler est pénalisé 
d’un coup. 

Article 37 - Un joueur n’est pas autorisé à deman¬ 
der conseil, ni à être volontairement renseigné sur 
le jeu par un mot, un regard ou un geste émanant de 
quiconque sauf de son propre caddie, sous peine de 
perdre le trou. 

Le lendemain matin, vous retrouvez Holmes et 
Watson sur le quai du métropolitain et vous vous 


130 


rendez avec eux à la gare qui dessert le terrain de 
golf de Woking. Comme toujours, Holmes semble 
disposé à parler de n’importe quoi, sauf de l’affaire 
en cours. Une fois à pied d’œuvre, quelle que soit 
votre opinion sur le golf en tant que sport, vous 
devez reconnaître que le cadre est délicieux. Le ter¬ 
rain est situé dans une région vallonnée, et le gazon 
soigneusement tondu des fairways et des greens fait 
un contraste saisissant avec les bruyères et les 
arbres qui bordent les links. C’est une belle journée 
ensoleillée du mois de juin, comme celles qui inspi¬ 
raient les poèmes de Wordsworth. Sir Dexter et son 
adversaire, John Gregg, vous attendent au départ 
du premier trou. Votre client est un homme âgé, 
trapu, dont l’abondante chevelure et l’épaisse 
moustache sont également blanches. M. Gregg est 
petit et fluet, glabre avec des cheveux gris. Le cad¬ 
die de Holmes, un garçon crasseux nommé Alfie, 
porte les deux sacs que vous avez vus à Baker 
Street. Celui de Gregg, Joe, est gras et indolent. 
Celui de sir Dexter, Sandy, âgé pour un caddie, est 
un garçon svelte au visage morose. Le premier trou 
est long et dégagé. M. Gregg frappe un coup bien 
dirigé, mais un peu court. Sandy tend alors un drive 
à sir Dexter et s’apprête à poser la balle sur un tee. 
Lancez deux dés et ajoutez votre bonus d’Observa- 
tion. Si vous obtenez : 

De 2 à 9 Rendez-vous au 231 

De 10 à 12 Rendez-vous au 497 


318 

Lorsque Sandy recule, après avoir posé la balle, 
vous vous apercevez que, contrairement au règle¬ 
ment, il a planté le tee en avant des marques. Si 
vous avez enregistré l’Indice A, rendez-vous au 330. 


131 



Sinon, enregistrez l’Indice A et rendez-vous au 374. 


319 

- Il est bien évident que, si vous êtes Robert 
Barnett, vous ne partirez pas, dites-vous douce¬ 
ment. Personne ne le souhaiterait. Mais si vous 
avez essayé de nous abuser, réfléchissez : cela 
vaut-il la peine de risquer votre vie ? Je ne parvien¬ 
drai peut-être pas à identifier le coupable et à l’em¬ 
pêcher de récidiver. 

Lancez deux dés et ajoutez votre bonus de Commu¬ 
nication. Si vous obtenez : 

De 2 à 7 Rendez-vous au 265 

De 8 à 12 Rendez-vous au 110 



320 

Cousin Dennis entre et s’affale dans un fauteuil. 

- Qu’est-ce que vous vous rappelez avoir vu et 
entendu au moment du coup de feu ? demandez- 
vous. 

Dennis bâille. 

- Pratiquement rien. La détonation m’a réveillé, 
mais je n’ai pas compris ce qui se passait. Quand 
j’ai entendu les autres crier et s’agiter dans le corri¬ 
dor, je me suis joint à eux. 


132 


- C’est tout ? demandez-vous. Vous ne vous souve¬ 
nez pas, par exemple, de la première porte que vous 
avez entendue s’ouvrir ou se fermer ? 

Lancez deux dés et ajoutez votre bonus de Commu¬ 
nication. Si vous obtenez : 

De 2 à 7 Rendez-vous au 440 

De 8 à 12 Rendez-vous au 154 


321 

Vous poursuivez votre chemin jusqu’à l’écurie, où 
vous trouvez Héritier 1, en bras de chemise, en 
train de panser un cheval d’aspect assez pataud. 

- Oh, salut, dit-il aimablement. Je suis venu m’as¬ 
surer que ce vieux Pompon a tout ce qu’il lui faut. 
J’avais peur qu’il trouve le temps long, à force de ne 
pas travailler. 

Il gratte doucement le museau du cheval qui hennit, 
et vous bavardez un instant. Votre conversation est 
brusquement interrompue par un fracas en prove¬ 
nance de la terrasse, suivi d’un cri. Vous courez jus¬ 
qu’à la terrasse, où vous trouvez Héritier 3 plaqué 
contre le mur de la maison, tremblant de peur, les 
yeux fixés sur la balustrade du balcon, au-dessus de 
sa tête. Une gargouille brisée, qui a dû tomber du 
balcon, gît à côté de son fauteuil. 

- On a essayé de me tuer ! hoquette-t-il en vous 
apercevant. 

Vous avez effectivement l’impression que quel¬ 
qu’un a volontairement poussé la gargouille. Enre¬ 
gistrez la Décision 20. Si vous avez enregistré l’In¬ 
dice Y, rendez-vous ensuite au 181. Sinon, 
rendez-vous au 326. 


322 

La position de sa balle permet à Gregg d’atteindre 
le green, alors que le deuxième coup de sir Dexter 


133 


est trop court. Résultat : M. Gregg gagne le onzième 
coup et compte désormais deux trous d’avance. Les 
adversaires partagent le douzième trou en parve¬ 
nant à conserver leur concentration, alors que 
Holmes et Watson font une surprenante démons¬ 
tration de coups manqués. Puis, au départ du trei¬ 
zième trou, Gregg expédie une fois de plus sa balle 
dans le rough. Celles de Holmes, Watson et sir Dex- 
ter sont toutes trois retombées du côté opposé du 
trou et vont peut-être avoir besoin d’un peu d’aide. 
Lancez deux dés et ajoutez votre bonus d’intuition. 
Si vous obtenez : 

De 2 à 7 Rendez-vous au 260 

De 8 à 12 Rendez-vous au 300 


323 

Vous sortez du placard et vous descendez l’escalier 
sur la pointe des pieds. Au rez-de-chaussée, vous 
apercevez de la lumière sous la porte du fumoir. 
Vous ouvrez aussitôt cette porte et vous jetez un 
coup d’œil dans la pièce. Cousin Dennis se 
retourne, un livre à la main, et vous regarde avec 
étonnement. 

- Oh, je suis désolé. Je ne voulais pas réveiller qui 
que ce soit, dit-il calmement. 

- Qu’est-ce que vous faites là ? demandez-vous. 
-Je n’arrivais pas à m’endormir, explique-t-il. 
Comme j’avais laissé ce livre ici après le dîner, je 
suis descendu le chercher. 

A ce moment-là, vous entendez un coup de feu. 
Vous vous ruez dans l’escalier que vous grimpez 
quatre à quatre, Dennis sur vos talons. Lorsque 
vous atteignez le palier du premier, tout le monde 
est massé devant la porte d’Héritier 3, jacassant à 
qui mieux mieux... tout le monde sauf Héritier 3. 


134 


- Ah, vous voilà, dit sir Dexter. Voulez-vous regar¬ 
der chez Héritier 3 si tout va bien ? J’empêcherai 
les autres d’entrer. 

Vous pénétrez dans la chambre, vous allumez une 
lampe près de la porte et vous regardez le lit. Héri¬ 
tier 3 est là, couché sur le côté, apparemment 
endormi. Un examen plus attentif révèle que le 
pauvre diable est mort. Il a été tué d’une balle ! 
Vous retournez dans le corridor, où vous annoncez 
la nouvelle à sir Dexter. Il ordonne à tous les autres 
de regagner leurs chambres respectives, de s’habil¬ 
ler et de se préparer à être interrogés. Vous préparez 
un télégramme pour Sherlock Holmes afin de l’in¬ 
former du crime. Enregistrez la Décision 25 et ren¬ 
dez-vous au 422. 


324 

En repensant aux deux hommes assis dans le petit 
salon, vous vous rendez brusquement compte que 
le ton de la conversation s’est modifié aussitôt 
qu’ils ont remarqué votre présence. Ce qui était 
apparemment une discussion serrée, presque vive, 
s’est soudain transformé en causerie à bâtons rom¬ 
pus. Auraient-ils craint que vous n’entendiez ce 
qu’ils se disaient ? Enregistrez la Déduction 7, puis 
rendez-vous au 246. 


325 

- Lorsque vous aviez douze ans, votre grand-père 
vous a envoyé un livre en cadeau. De quel ouvrage 
s’agissait-il ? 

- Vous avez fait des recherches approfondies, 
constate-t-il. Le livre en question était Cinq 
Semaines en ballon, de Jules Verne. 

Enregistrez l’Indice W. Si vous insistez, rendez- 
vous au 272. Sinon, rendez-vous au Questionnaire. 


135 




326 

Vous vous attardez sur le balcon situé au bout du 
couloir. Ce balcon, qui s’étend sur toute la largeur 
de la maison, est ceinturé d’un muret de pierre haut 
d’un mètre environ, décoré d’une série de gar¬ 
gouilles espacées de deux mètres. En vous appro¬ 
chant de ce garde-fou, vous découvrez une belle vue 
sur la Tamise. Au-dessous du balcon, une terrasse 
dallée borde la maison. Héritier 3 y est allongé sur 
un fauteuil, apparemment endormi dans la lumière 
déclinante de la fin d’après-midi. Avant de rentrer 
dans la maison, vous jetez un regard circulaire. 
Lancez deux dés et ajoutez votre bonus d’Observa- 
tion. Si vous obtenez : 

De 2 à 9 Rendez-vous au 492 

De 10 à 12 Rendez-vous au 216 


327 

En examinant l’écriture, vous estimez que l’héritier 
doit être droitier, et vous vous félicitez intérieure¬ 
ment de ce renseignement qui peut se révéler 
utile. Enregistrez la Déduction 36 puis rendez-vous 
au 473. 


328 

Sir Henry vous prend pour un cambrioleur et tire. 
Votre enquête est (brutalement) terminée. 

329 

- Aussitôt après le coup de feu, demandez-vous à 
Héritier 2, avez-vous entendu une porte se fermer 
et se rouvrir ? 

11 réfléchit un instant avant de répondre : 

- La détonation m’avait fait sauter du lit et, à ce 
moment-là, j’ai entendu une porte claquer puis se 


136 


rouvrir immédiatement. On aurait dit que quel¬ 
qu’un entrait dans une chambre, fermait la porte, 
pivotait sur ses talons et ressortait. 

- Pouvez-vous préciser de quelle chambre il s’agis¬ 
sait ? poursuivez-vous. 

- De celle de mon voisin de droite, répond aussitôt 
Héritier 2. La chambre de Charles. J’en suis certain. 
Enregistrez l’Indice CC et rendez-vous au 461. 


330 

Vous vous demandez où Sandy veut en venir. Cela 
n’aidera en rien sir Dexter de gagner quelques cen¬ 
timètres, et cela risque de lui causer du tort si Gregg 
s’en aperçoit et l’oblige à rejouer un coup réussi. Et 
pourtant, vous avez vu à deux reprises le caddie de 
sir Dexter planter le tee d’une façon contraire au 
règlement. 

Enregistrez l’Indice C et rendez-vous au 374. 


331 

- Pourquoi essaierait-on de tuer Héritier 3 ? 
demandez-vous. 

- Le mobile est évident, répond Malone. L’un des 
cousins de sir Dexter croit qu’Héritier 3 est le vrai 
Robert Bamett. En l’éliminant, il garantit sa part 
d’héritage. Franchement, Dexter, comme je vous 
l’ai déjà dit, vous devriez déclarer sans plus tarder 
qu’Héritier 3 est votre véritable héritier. Cela met¬ 
trait fin à toutes ces complications. 

- Et comme je vous l’ai déjà répondu, rétorque sir 
Dexter, je ne prendrai aucune décision avant d’être 
absolument sûr de mon fait. 

Si vous avez enregistré l’Indice Q, rendez-vous au 
278. Sinon, rendez-vous au 411. 


137 



332 

- Comment espérez-vous nous faire croire que 
vous êtes l’héritier? dites-vous sèchement. Vous 
n’avez pas fourni une seule réponse appropriée aux 
questions que je vous ai posées. 

-Je croyais que vous ne deviez accuser personne, 
intervient sir Dexter. 

- En ce qui me concerne, avoue Héritier 5, il a bien 
fait. De toute façon, je n’aurais jamais dû me lancer 
dans cette histoire. 

- Qu’est-ce qui vous a fait croire que vous pourriez 
vous en tirer? questionnez-vous en vous deman¬ 
dant combien de temps il va encore vous faire 
perdre. 

- Eh bien, je connaissais le véritable héritier, mon¬ 
sieur. Celui que vous appelez Héritiez 3, sir Dexter. 
J’ai cru qu’il m’en avait appris suffisamment long 
pour que je puisse donner le change mais, visible¬ 
ment, je n’en savais pas assez. 

Pendant un instant, l’homme enfouit sa tête dans 
ses mains, puis sir Dexter dit : 

- Si vous restez ici et si vous ne racontez à aucun 
des autres le résultat de cet entretien, je ne porterai 
pas plainte contre vous pour usurpation d’identité. 
L’imposteur s’empresse d’accepter la proposition 
de sir Dexter. Enregistrez l’Indice H et rendez-vous 
au 217. 


333 

Vous expliquez ce que vous avez vu mais, lorsque 
vous avez terminé, Holmes paraît déçu. 

- Vous avez recueilli quelques indices, reconnaît-il, 
mais pas suffisamment. 

Si vous recommencez votre enquête, rendez-vous 
au 317. Si vous préférez entendre l’explication de 
Holmes, rendez-vous au 504. 


138 



334 

- II se peut que vous ayez raison, dites-vous lente¬ 
ment. Si Robert s’attendait à recevoir un livre ina¬ 
chevé, une version complétée de l’ouvrage aurait 
été pour lui une surprise et une joie. 

Convaincu d’avoir appris tout ce que cette lettre 
pouvait vous révéler, vous la joignez à la pile de 
celles que vous avez déjà lues. Rendez-vous au 127. 

335 

- Et comment que j’en suis sûr ! riposte-t-il avec 
humeur. C’est le seul cadeau qu’il m’ait jamais 
envoyé. 

Rendez-vous au Questionnaire. 

336 

Vous examinez silencieusement les deux cousins en 
vous demandant s’il est préférable de les confronter 
de but en blanc à la preuve que vous détenez ou de 
leur poser au préalable d’autres questions d’ordre 
général. Si vous les accusez d’emblée, rendez-vous 
au 295. Si vous leur demandez ce qu’ils faisaient au 
moment de l’accident, rendez-vous au 224. 

337 

- L’enthousiasme du gamin semble assez surpre¬ 
nant, dites-vous. Aurait-il forcé la note pour faire 
plaisir à son grand-père ? 

Sir Dexter secoue négativement la tête : 

- Non, n’essayez pas de faire dire à cette lettre ce 
qui ne s’y trouve pas. 

Rendez-vous au 179. 


338 

Vous prenez congé de sir Dexter et de Gilmer, vous 
rassemblez vos notes et vous les emportez dans 


139 


votre chambre. Le problème se présente sous deux 
aspects. Qui est l’agresseur d’Héritier 3 ? Fera-t-il 
une seconde tentative durant la nuit ? Faut-il sur¬ 
veiller la chambre d’Héritier 3 ? Le risque d’une 
seconde attaque est-il trop réduit pour justifier 
l’épreuve d’une nuit blanche ? Si vous allez vous 
coucher, rendez-vous au 340. Si vous essayez de 
surveiller la chambre d’Héritier 3, rendez-vous au 
383. 


339 

Vous vous apercevez que vous n’avez pas terminé 
la lettre du capitaine en second et vous lisez le reste. 
Un paragraphe semble fournir un renseignement 
précieux : 

« J’hésite à m’étendre sur mon rôle, mais je pense 
que je dois vous décrire le sauvetage de votre petit- 
fils. Je craignais qu’il ne fût coincé dans la cabine 
du médecin où il aimait aller lire. Quand j’ai atteint 
la coursive conduisant à cette cabine, je l’ai trouvée 
bouchée par des décombres dont certains avaient 
pris feu. Heureusement, je suis parvenu à me frayer 
un passage. L’eau bouillonnante dans laquelle je 
pataugeais m’a finalement aidé car, grâce à elle, j’ai 
pu éteindre les poutres enflammées. Ma supposi¬ 
tion s’est révélée exacte : j’ai trouvé votre petit-fils 
dans la cabine du médecin. » 

Enregistrez l’Indice I puis rendez-vous au 142. 

340 

Persuadé que l’agresseur ne s’attaquera pas une 
seconde fois à Héritier 3, vous allez vous coucher et 
vous dormez bientôt à poings fermés. Enregistrez la 
Décision 24. Si vous avez enregistré la Décision 22, 
rendez-vous au 434. Sinon, rendez-vous au 437. 


140 


341 

Holmes arrache le revolver de la main tremblante 
qui le braquait sur lui. 

- Le diable vous emporte, monsieur ! s’écrie Nor¬ 
ton. 

Votre enquête est terminée. 

342 

- J’ai eu de la chance, monsieur, répond aussitôt 
Héritier 1. Le patron a compris mon problème, et il 
m’a laissé le temps d’apprendre. Au début, je soi¬ 
gnais les chevaux et je ne conduisais que pour des 
courses allant d’un point déterminé à un autre. 
Mais je suis vite parvenu à m’y retrouver dans la 
ville. 

Rendez-vous au 361. 


343 

- Eh bien, ce sera tout, dites-vous. 

- Ravi de l’apprendre, reconnaît-il en sortant un 
mouchoir de sa poche pour s’essuyer le visage. C’est 
l’interrogatoire le plus éprouvant que j’aie subi 
depuis une malencontreuse entrevue avec la police 
de Boston, il y a dix ans de cela. Juste avant que je 
ne décide de quitter l’Amérique, ajoute-t-il en riant. 
Il s’éponge à nouveau le front, se lève et sort de la 
pièce en s’inclinant légèrement devant sir Dexter au 
passage. 

- Si ce n’est pas mon neveu, c’en est une imitation 
très convaincante, déclare sir Dexter. 

- Très, acquiescez-vous. 

Sa remarque a interrompu le cours de vos 
réflexions. Il se pourrait que la carrière délictueuse 
de ce postulant à la fortune figure dans les archives 
très complètes de Sherlock Holmes. Peut-être y 
découvrirait-on un détail réfutant les prétentions 


141 


d’Héritier 3. Si vous télégraphiez à Holmes pour 
demander des renseignements, rendez-vous au 271. 
Sinon, rendez-vous au 175. 


344 

- Auriez-vous, par hasard, vendu à Matthew 
Mannington un exemplaire de Cinq Semaines en 
ballon de Jules Verne ? demandez-vous au libraire. 

- Si j’aurais, par hasard... ? répond-il en vous sin¬ 
geant avec indignation. Comment voulez-vous que 
je me rappelle un titre entre mille ? Veuillez m’ex¬ 
cuser, messieurs, dit-il en vous poussant presque 
dehors, mais je dois prendre le thé avec Mme 
Evans. Au plaisir. 

Pendant que la porte se referme, vous regardez sir 
Dexter, et vous souriez tous les deux du pitoyable 
résultat de votre démarche. Rendez-vous au 286. 


345 

Sir Dexter envoie Gilmer chercher quelques bonnes 
bouteilles à la cave. 

-Un seul aspect de cette affaire m’intrigue encore, 
M. Holmes, dit-il dans l’euphorie générale. Je sais 
maintenant qu’Héritier 3 tenait ses informations de 
Thomas Malone, mais comment les autres impos¬ 
teurs s’y sont-ils pris ? 

- Il faut croire qu’ils avaient une source de ren¬ 
seignements quelconque, répond Holmes. Si j’étais 
vous, je leur offrirais une certaine somme d’argent 
en échange d’une explication. D’autre part, vous 
devriez informer vos cousins qu’ils ne seront pas 
oubliés dans votre testament, afin d’atténuer les 
jalousies et les rancunes. 

- Très judicieux, reconnaît sir Dexter. J’aurais dû 


142 



345 Holmes prend son violon pendant cp^e vous 
lisez sa lettre. 




















donner ce genre d’assurance à mes cousins avant 
l’arrivée des héritiers, cela nous aurait évité bien 
des ennuis. Je vais interroger chacun des impos¬ 
teurs en leur donnant le choix entre la carotte d’une 
récompense et le bâton de poursuites judiciaires, et 
je vous ferai savoir les résultats. 

Train et fiacre vous ramènent à Baker Street en 
compagnie de Holmes et de Watson. Quelques 
jours plus tard, Holmes vous convoque. 

- La lettre de sir Dexter vient d’arriver, vous 
annonce-t-il. Il nous communique les résultats de 
ses entretiens avec les postulants fallacieux. Cette 
affaire est ainsi définitivement réglée. 

- Et dans les meilleures conditions possibles, 
ajoute Watson. Le problème était finalement plus 
complexe que je ne l’avais supposé. 

Holmes s’installe dans un fauteuil et prend son vio¬ 
lon pendant que vous lisez la lettre. Héritier 1, le 
cocher de fiacre, avait fait la connaissance de John 
Floyd, le second du Cassandra, qui lui avait parlé 
du naufrage. Héritier 2, le professeur américain, 
avait été le condisciple du jeune Robert Barnett et 
avait appris l’histoire étant enfant. Héritier 5, le 
très banal John Smith, était un complice d’Héri¬ 
tier 3 et tenait le peu de renseignements qu’il possé¬ 
dait de ce vétéran de l’abus de confiance. Lorsque 
vous reposez la lettre, la musique de Holmes 
emporte vos pensées vers d’autres horizons. Main¬ 
tenant que cette affaire est classée, quand aurez- 
vous l’occasion d’entreprendre une nouvelle 
enquête ? 


346 

Vous étudiez les deux cousins en réfléchissant à ce 
que vous allez leur demander. Il se pourrait que 
l’un d’eux soit sorti un instant de la chambre où ils 


144 


jouaient aux cartes, ou qu’un bruit quelconque ait 
attiré leur attention. Si vous leur demandez s’ils ont 
entendu quelque chose, rendez-vous au 456. Si vous 
leur demandez s’ils sont restés constamment 
ensemble, rendez-vous au 195. 

347 

- Sir Maxwell a tué le renard enragé avec une 
jambe de bois creuse, conclut Holmes. 

Votre enquête est terminée. 





348 

- Je pense que je vais rester là, dites-vous. Il se 
pourrait que j’apprenne quelque chose d’utile. 

- Comme il vous plaira, répond sir Dexter qui 
vous quitte sur ces mots. 

En regardant autour de vous, vous voyez deux des 
cousins pénétrer dans la salle de billard en compa¬ 
gnie de Malone et d’Héritier 5. Les autres invités se 
sont dispersés dans la maison, et plusieurs sont 
montés au premier étage. Enregistrez la Déci¬ 
sion 18. Si vous montez au premier, rendez-vous au 
213. Si vous sortez faire le tour de la maison, ren¬ 
dez-vous au 475. 


349 

En relisant la lettre, vous êtes frappé par le fait 
qu’Elizabeth n’ait pas voulu exposer son fils aux 
rigueurs du mauvais temps. Peut-être l’enfant 
n’était-il pas très robuste à cet âge. Vous vous 
demandez si sir Dexter se souvient de ce qu’Eliza- 


145 


beth lui disait dans ses courriers. Si vous l’interro¬ 
gez à ce sujet, rendez-vous au 172. Sinon, rendez- 
vous au 103. 


350 

En examinant l’écriture juvénile de Robert Barnett, 
certains enseignements de Sherlock Holmes vous 
reviennent à l’esprit. lorsque les lettres sont incli¬ 
nées vers la gauche de cette manière, c’est presque 
toujours parce que celui qui les a tracées est gau¬ 
cher. Ce renseignement pourrait simplifier grande¬ 
ment votre tâche. Enregistrez la Déduction 5 puis 
rendez-vous au 473. 



351 

Vous lisez la lettre en essayant de découvrir l’indice 
qui se dissimule sûrement parmi les phrases toutes 
simples. Lancez deux dés et ajoutez votre bonus de 
Connaissances (majoré de 2 points si vous avez 
enregistré la Déduction 4). Si vous obtenez : 

De 2 à 8 Rendez-vous au 448 

De 9 à 12 Rendez-vous au 384 


352 

- Cela a été tellement soudain, dit-il d’une voix 
hésitante. La détonation m’a réveillé, et il m’a fallu 


146 



un instant pour comprendre ce que j’avais entendu. 
A ce moment-là, j’ai sauté hors du lit et couru vers 
le couloir mais, avant d’ouvrir ma porte, j’ai 
entendu des pas qui passaient en courant devant 
ma chambre. Je n’ai pas pu me rendre compte de 
quel côté ils venaient, à cause de tous les autres 
bruits, des gens qui criaient, des portes qui cla¬ 
quaient et du reste. 

- Vous n’avez rien d’autre à m’apprendre ? deman¬ 
dez-vous. 

- Non. En arrivant dans le corridor, continue-t-il, 
j’ai aperçu Héritier 2 : il venait de quitter sa 
chambre. Vous sortiez de la vôtre, mon oncle, 
ajoute-t-il en se tournant vers sir Dexter. C’est tout 
ce que je me rappelle nettement. Il y avait trop de 
bruit et de confusion. 

En soupirant, vous le remerciez et vous le regardez 
partir. Rendez-vous au 183. 

353 

En consultant de nouveau vos notes, vous constatez 
qu’il y a deux autres questions que vous pourriez 
poser. L’héritier devrait pouvoir décrire son sauve¬ 
tage du naufrage et vous dire le nom de son collège. 
Ajoutez ces questions à votre liste : 3. Pouvez-vous 
décrire la façon dont vous avez échappé au nau¬ 
frage ? 4. Dans quel pensionnat avez-vous été placé 
lorsque votre grand-père vous a renié ? 

Entourez les questions 3 et 4 sur le Questionnaire 
puis rendez-vous au 371. 

354 

- Vous ne connaissez ni le nom du navire ni celui 
de votre sauveteur ? demandez-vous avec incrédu¬ 
lité. Cela me paraît extraordinaire. 


147 



Lancez deux dés et ajoutez votre bonus de Commu¬ 
nication. Si vous obtenez : 

De 2 à 7 Rendez-vous au 208 

De 8 à 12 Rendez-vous au 451 



355 

L’héritier paraît un instant déconcerté. Puis il sou¬ 
rit en disant : 

- Je comprends que cela puisse vous sembler 
bizarre, mais quand je suis monté à bord, le second 
m’a dit que tous ses amis l’appelaient « Jocko ». Je 
n’ai jamais utilisé son nom de famille, et je n’ai pas 
eu vraiment besoin de le connaître. Lorsque les ins¬ 
tructions de mon grand-père sont arrivées, il m’a 
conduit à mon collège et nous ne nous sommes 
jamais revus. 

Vous réfléchissez à sa réponse en vous demandant 
s’il ment. Lancez deux dés et ajoutez votre bonus 
d’intuition. Si vous obtenez : 

De 2 à 6 Rendez-vous au Questionnaire 

De 7 à 12 Rendez-vous au 476 


356 

Vous vous demandez qui vous devriez interroger 
ensuite. L’assassin semble avoir pris suffisamment 


148 



de précautions pour qu’aucun des autres invités ne 
l’aperçoive. Si vous désirez parler à Héritier 4, ren¬ 
dez-vous au 471. Sinon, rendez-vous au 148. 


357 

Un peu agacé, vous demandez sèchement : 

- Comment pouvez-vous ignorer le nom de famille 
d’un homme qui vous a sauvé la vie et s’est ensuite 
occupé de vous jusqu’à ce qu’il reçoive les instruc¬ 
tions péremptoires de votre grand-père ? 

Lancez deux dés et ajoutez votre bonus de Commu¬ 
nication. Si vous obtenez : 

De 2 à 6 Rendez-vous au 507 

De 7 à 12 Rendez-vous au 362 


358 

- Le fiacre est ici ainsi que le cheval ? demandez- 
vous au domestique. 

- Et comment ! répond-il en riant. Dans la remise. 
A votre demande, le domestique vous conduit dans 
une remise. Là, avec emphase, il désigne un véhi¬ 
cule en disant : 

- Le voici, le dernier cri de l’élégance en matière 
d’équipage. 

Vous examinez soigneusement le fiacre. Il est vieux 
et a sûrement beaucoup servi car ses coussins et sa 
capote de cuir sont abondamment rapiécés, mais il 
a été repeint depuis peu et son harnachement est en 
parfait état. Visiblement, Héritier 1 prend soin de 
son outil de travail. Après avoir relevé le numéro 
d’identification du fiacre, vous regagnez la maison 
avec le domestique. Si vous envoyez ce numéro à 
Holmes, rendez-vous au 279. Sinon, rendez-vous 
au 467. 


149 



359 

Lorsque vous reconnaissez que, au moment du 
meurtre, vous étiez au lit, dormant sur vos deux 
oreilles, Holmes vous regarde avec stupeur. 

- Au lit ! rugit-il. Je suis extrêmement déçu. Le 
coupable avait déjà tenté une fois de tuer ce pauvre 
diable. Comment avez-vous pu lui donner l’occa¬ 
sion de recommencer ? 

Vous vous hâtez de relater le reste de l’affaire. Ren¬ 
dez-vous au 173. 





360 

On frappe à la porte et, sur votre invitation, Gilmer 
fait son entrée. 

- Excusez-moi, monsieur, dit-il. On vient d’appor¬ 
ter ce télégramme pour vous. 

Vous remerciez Gilmer et, dès qu’il s’est retiré, 
vous ouvrez l’enveloppe et vous lisez : 

« Cocher Robert Barnett né et toujours vécu à 
Londres. Holmes. » 

Cela prouve qu’Héritier 1 n’est pas le véritable héri¬ 
tier. Rendez-vous au 178. 


361 

Héritier 1 se lève lentement. L’entretien est ter¬ 
miné. 

- Merci de votre collaboration, dites-vous en lui 
tendant la main. 

Héritier 1 vous serre la main, et sort rapidement de 


150 




la pièce, sans attendre que l’un d’entre vous lui 
ouvre la porte. Rendez-vous au 432. 


362 

Héritier 1 fait son entrée. Quelques brins de paille 
s’accrochent à son pantalon. Il pourrait sortir de 
l’écurie. 

- Vous êtes au courant du fâcheux incident qui 
s’est produit cet après-midi ? commencez-vous. 

- Vous parlez de l’oiseau de pierre qui a failli écra- 
bouiller ce pauvre Héritier 3 ? répond-il. J’ai enten¬ 
du le fracas qu’il a fait en tombant. 

- Que faisiez-vous, à ce moment-là ? 

- Oh, j’étais à l’écurie, monsieur, répond-il vive¬ 
ment. Je bouchonnais Pompon, mon cheval. J’aime 
bien le panser moi-même, vous savez. 

- C’est exact, monsieur, confirme Gilmer de sa 
place, près de la porte. J’ai vu Héritier 1 regagner la 
maison après l’accident. 

- Merci, dites-vous à Héritier 1. Avez-vous vu ou 
entendu quoi que ce soit d’autre ? 

- Non, absolument rien, répond-il. Je n’ai pas pu 
rentrer après que l’oiseau est tombé du balcon. Il a 
fallu que je ramène d’abord mon cheval dans son 
box. 

Il s’incline brièvement devant sir Dexter et vous 
puis s’en va. Rendez-vous au 136. 


363 

Vos notes font apparaître une autre question à 
poser. L’héritier se rappelle sûrement le nom de son 
collège. Ajoutez cette question à votre liste : 

4. Dans quel pensionnat avez-vous été placé 
lorsque votre grand-père vous a renié ? 


151 




Entourez la question 4 du Questionnaire, puis ren¬ 
dez-vous au 371, 



364 

- Eh bien, je suis content que ces interrogatoires 
soient terminés, dit sir Dexter en se levant et en 
s’étirant. Il doit bientôt être l’heure de passer à 
table. 

Vous rassemblez vos notes et vous les glissez dans 
votre poche. 

- Peut-être parviendrons-nous à recueillir d’autres 
renseignements à soumettre à M. Holmes, d’ici son 
arrivée, ajoute votre hôte. 

Vous suivez sir Dexter dans la salle à manger. Tout 
le monde est là, et les domestiques n’attendent plus 
que le maître de maison pour commencer à servir. 
En plus des cinq héritiers, qui s’observent avec sus¬ 
picion, il y a un homme plus âgé, au visage sanguin 
et buriné, que l’on vous présente comme Thomas 
Malone, et quatre jeunes gens, tous beaux et élé¬ 
gants, qui doivent avoir environ vingt-cinq ans. 

- Des cousins à moi, dit négligemment sir Dexter, 
Andrew, Bruce, Charles et Dennis. Notre parenté 
est assez lointaine, mais ils hériteront de ma for¬ 
tune si nous ne parvenons pas à identifier mon 
petit-neveu. 

Le repas, excellent, commence par une soupe à la 
tortue, suivie de rôtis de bœuf et de mouton, de plu¬ 
sieurs légumes, de pains variés et d’un assortiment 
de desserts. L’ambiance est nettement moins réus- 


152 




sie. Alors que sir Dexter semble s’amuser et que sa 
moustache se retrousse gaiement de temps à autre, 
héritiers et cousins se regardent en chiens de 
faïence. Rendez-vous au 420. 

365 

Vous rappelant la façon dont la gargouille avait été 
descellée, vous demandez ; 

- Vous faites la sieste dans ce fauteuil tous les 
après-midi à la même heure ? 

- En fait, oui, répond-il. Quand le temps le permet. 
Mais, dorénavant, je ferai mon petit somme dans 
ma chambre, en fermant ma porte à clef ! 
L’assassin savait où trouver Héritier 3 à un 
moment précis, et il a pris des dispositions en 
conséquence. Seule la chance a sauvé Héritier 3. 
Rendez-vous au 276. 


366 

-Je crois que votre sac contient davantage de 
clubs, dites-vous à Holmes. 

- Pourquoi cela ? demande-t-il. 

Si vous répondez que Watson préfère sûrement un 
sac moins lourd, rendez-vous au 455. Si vous 
répondez que la variété des clubs évoque le goût de 
Holmes pour les accessoires, rendez-vous au 398. Si 
vous répondez que la variété des clubs convient au 
tempérament méticuleux de Holmes, rendez-vous 
au 247. 


367 

- Quand avez-vous constaté pour la dernière fois la 
présence des deux pistolets dans la salle de billard ? 
demandez-vous à sir Dexter. 

- Je ne saurais vous le dire, répond-il. A force de 


153 





les voir tous les jours, je finis par ne plus les voir du 
tout. Le savez-vous, Gilmer ? 

- Non, monsieur, répond le majordome, mais le 
jeune Malcolm devrait le savoir. Il range la salle de 
billard tous les soirs, pendant le dîner. 

- Alors, allez le chercher, dites-vous. 

Le valet qu’il ramène est un grand dadais visible¬ 
ment effrayé, qui ne comprend pas pourquoi il est 
convoqué par le maître. Si vous lui demandez s’il y 
avait quelque chose de dérangé dans la salle de bil¬ 
lard, rendez-vous au 305. Si vous lui demandez s’il 
manquait un pistolet, rendez-vous au 315. 

368 

- Ce cheval paraît totalement déplacé dans un tel 
cadre, déclarez-vous. 

- Vous avez entièrement raison, approuve le 
domestique ou, plutôt, vous auriez eu raison jus¬ 
qu’à la semaine dernière. Cet animal est le cheval 
du fiacre d’Héritier 1 ainsi que le nomme sir 
Dexter. Il me semble que son maître l’appelle Pom¬ 
pon. 

Il traite ce vieux canasson, c’est tout à son honneur, 
comme si c’était le gagnant du Derby. Il le soigne de 
son mieux et exige qu’on le promène régulièrement 
et que son picotin soit toujours de première qualité. 
C’est un monsieur très gentil. Lancez deux dés et 
ajoutez votre bonus de Connaissances. Si vous 
obtenez : 

De 2 à 5 Rendez-vous au 467 

De 6 à 12 Rendez-vous au 249 

369 

- Maintenant que nous savons que Sandy a saboté 
la partie de sir Dexter, dites-vous, comment allons- 
nous remettre les pendules à l’heure ? 


154 





Holmes jette un coup d’œil en direction du bar, au 
moment où sir Dexter entre dans la pièce, la mous¬ 
tache en bataille. 

- Faites pour le mieux, vous dit Holmes. J’aime¬ 
rais boire un verre avant que nous ne finissions la 
partie. Watson et moi occuperons M. Gregg pen¬ 
dant que vous expliquerez ce qu’il en est à notre 
client. 

Après avoir échangé quelques mots avec Holmes, 
sir Dexter vient vers vous à grands pas. 

- M. Holmes prétend que vous savez comment j’ai 
été trompé, dit-il gravement. Expliquez-moi cela. 

- Sandy vous a trahi, répondez-vous en exposant 
ce que vous avez découvert. 

- Le coquin, murmure sir Dexter. Je lui en touche¬ 
rai deux mots. Que me conseillez-vous de faire 
maintenant ? M. Holmes dit que vous avez un plan. 
Un peu estomaqué, vous vous demandez ce que 
vous allez lui répondre. Si vous lui conseillez de 
congédier Sandy séance tenante, rendez-vous au 
484. Si vous lui suggérez d’envoyer Sandy faire une 
course, rendez-vous au 255. 

370 

-Je crois que M. Gregg a triché en améliorant sa 
position chaque fois qu’il en a eu la possibilité, 
dites-vous. Il profitait de ce qu’aucun de nous ne 
pouvait le voir pour déplacer sa balle. 

- Non, pas du tout, dit Holmes, je n’ai rien vu de 
ce genre. J’admets que M. Gregg a bénéficié d’une 
chance exceptionnelle, mais dans deux ou trois cas 
suspects, j’étais aux premières loges pour voir ce 
qui se passait. La balle était déjà immobilisée sur 
une position favorable avant qu’il n’arrive à sa hau¬ 
teur. 

Rendez-vous au 194. 


155 



371 

Vous vous adossez à votre fauteuil et vous respirez 
à fond. Toutes les questions à poser aux héritiers 
sont prêtes. 

- J’ai l’impression que vous disposez là d’une liste 
valable dit sir Dexter. Elle devrait vous permettre 
d’établir la vérité. Voulez-vous interroger les héri¬ 
tiers immédiatement, ou préférez-vous visiter 
d’abord la maison et ses dépendances ? 
Si vous faites le tour du propriétaire, rendez-vous 
au 458. Si vous commencez l’interrogatoire des 
héritiers, rendez-vous au 419. 

372 

Au départ du septième trou, sir Dexter utilise à 
merveille son club, un drive, dans un swing parfait, 
réalisant un coup qui amène sa balle à un mètre du 
trou. 

- Magnifique, sir Dexter ! s’exclame Watson avec 
enthousiasme. C’est un coup de maître ! 

- Magnifique, effectivement, dit Gregg d’un ton 
sec. Mais je crains que votre tee ne soit planté en 
avant des marques. D’après le règlement, vous 
devez rejouer le coup. 

Sir Dexter baisse les yeux et grommelle : 

- A l’avenir, tâche de faire attention, Sandy. 
Visiblement furieux, sir Dexter recule et attend 
impatiemment que Sandy lui ait préparé une autre 
balle. Hélas ! le résultat est celui que l’on pouvait 
prévoir en pareille circonstance : le second coup de 
sir Dexter part en biais et le terrain en pente 
entraîne sa balle loin du drapeau. En revanche, 
Gregg drive parfaitement et gagne le trou. Au bout 
de sept trous, les adversaires sont donc à égalité. 
Le huitième trou est long et ascendant. Le vent 
souffle face aux joueurs. Gregg drive plus fort que 


156 



d’habitude, ce qui a pour effet d’envoyer sa balle 
très loin vers la gauche, où elle disparaît dans la 
bruyère et les hautes herbes. Holmes s’égare égale¬ 
ment dans le rough, mais en avant de celle de 
Gregg, tandis que Watson et sir Dexter placent 
tous deux leur balle au milieu du fairway. Manifes¬ 
tement, Gregg risque d’avoir du mal à retrouver sa 
balle, et vous allez lui prêter main forte pendant 
que Watson se dirige vers la sienne. Joe, Sandy, 
Holmes et Alfie donnent également un coup de 
main. Vous remarquez que sir Dexter consulte 
sa montre au moment où les recherches 
commencent : votre client accorde à Gregg les cinq 
minutes autorisées par l’article 28 du règlement. 
Lancez deux dés et ajoutez votre bonus d’Observa- 
tion. Si vous obtenez : 

De 2 à 9 Rendez-vous au 164 

De 10 à 12 Rendez-vous au 236 


373 

Vous vous asseyez dans le fauteuil placé derrière la 
table et vous essayez la plume pour vous assurer 
qu’elle écrit bien. Sur la table, un plateau porte une 
carafe d’eau et des verres. Vous vous installez 
confortablement en essayant d’ordonner vos pen¬ 
sées. 

- Si vous êtes prêt, nous pouvons commencer, pro¬ 
pose sir Dexter. 

Rendez-vous au 505 pour interroger Héritier 1. 

374 

Sir Dexter attaque son cinquième trou avec un fer, 
et sa balle s’envole vers la gauche en décrivant une 
parabole qui se termine dans les arbres. Le trou 


157 



semble perdu pour lui, mais cela ne paraît pas affec¬ 
ter son moral et c’est d’un pas martial qu’il longe le 
fairway tout droit jusqu’à sa balle. Celle-ci repose 
entre une racine et un petit buisson. Les mâchoires 
serrées par la détermination, sir Dexter s’arme d’un 
club spécialement conçu pour ce genre de situation, 
se met en position, les pieds bien écartés, et frappe 
un coup sec. La balle jaillit de sa position défavo¬ 
rable, retombe sur le green et roule directement 
dans le trou ! La réaction de M. Gregg vous semble 
curieuse. Bien qu’il n’ait plus aucune chance de 
gagner ce trou, il secoue la tête en riant. Le sixième 
trou est aussi monotone que le cinquième était exci¬ 
tant. Les deux adversaires le partagent avec cinq 
coups chacun, alors qu’il en faut six à Holmes et 
sept à Watson. Le septième trou est de nouveau 
court et stimulant. Pour avoir une chance, les 
joueurs doivent agir avec la plus grande précision, 
car le green est fortement incliné des deux côtés. 
Sandy se penche pour planter en terre le tee qui 
portera la balle de sir Dexter. Si vous avez enregis¬ 
tré l’Indice C, rendez-vous au 402. Sinon, lancez 
deux dés et ajoutez votre bonus d’Observation 
(majoré de 2 points si vous avez enregistré l’Indice 
A). Si vous obtenez : 

De 2 à 8 Rendez-vous au 372 

De 9 à 12 Rendez-vous au 245 


375 

Une fois de plus, vous vous tortillez sur votre 
chaise en cherchant désespérément une position 
vous permettant de vous dégourdir silencieusement 
les jambes. Vous prolongez votre veille jusqu’à 
l’aube, quand les bruits de la maison qui s’éveille 
mettent fin à votre surveillance. La cuisinière de sir 


158 


Dexter a préparé un excellent petit déjeuner, et 
l’abondance des mets compense en partie les effets 
d’une nuit blanche. Rassasié, vous consacrez votre 
attention à votre enquête. Rendez-vous au 316. 

376 

Vous poussez un porte-plume et une feuille de 
papier vers l’héritier. 

- Veuillez écrire quelques mots, s’il vous plaît, une 
ligne ou deux, demandez-vous. 

Il sourit, tend la main vers le porte-plume et écrit 
quatre ou cinq lignes. Il est gaucher. Tout en regar¬ 
dant la feuille, vous essayez de vous rappeler la 
lettre de Robert Barnett. L’écriture n’est pas iden¬ 
tique mais elle n’est pas non plus absolument dif¬ 
férente. Enregistrez l’Indice R, puis rendez-vous au 
Questionnaire. 


377 

- Au moment du coup de feu, Dennis était au rez- 
de-chaussée avec moi. Ce doit être Charles qui a tué 
Héritier 3. 

- Parfait, répond Holmes. Je pense que sir Dexter 
et les autorités locales sauront persuader Charles 
d’avouer son crime. 

- Vous pouvez y compter, affirme sir Dexter d’un 
ton farouche, la moustache hérissée. Inutile de vous 
tracasser davantage pour cet aspect de l’affaire. 

- Bien entendu, il faudra aussi vous occuper de son 
complice, ajoute Holmes. 

- Quel complice, Holmes ? demande Watson telle¬ 
ment stupéfait que son cigare manque lui tomber 
de la bouche. 

- Cousin Dennis, évidemment, répond Holmes. Ce 
serait vraiment pousser la coïncidence un peu loin 
de croire que c’est par hasard qu’il a distrait l’ange 


159 



gardien d’Héritier 3 au moment précis où ce der¬ 
nier se faisait assassiner. Et c’est manifestement 
ensemble qu’ils ont manigancé l’attentat avec la 
gargouille, l’un faisant le travail pendant que l’autre 
lui fournissait un alibi. Mais vous pourrez régler 
également cette question-là, sir Dexter. 
Rendez-vous au 117. 


378 

- Vous avez eu de la chance d’entendre parler de 
votre héritage. 

- C’est bien vrai, monsieur, j’ai eu beaucoup de 
chance, répond-il avec empressement. Personnelle¬ 
ment, je ne lis pas souvent le journal, mais un de 
mes collègues, Amos, qui conduit un cab, m’a fait 
voir l’annonce. 

Rendez-vous au Questionnaire. 

379 

M. Gregg concentre toute son attention sur sa balle. 
Pour atteindre le green, son coup doit être long. 
Vous vous rendez compte qu’il est inquiet. Chaque 
fois qu’il a tenté un coup de cette distance, il s’y est 
mal pris. D’après ce que vous avez pu voir jus¬ 
qu’ici, la puissance n’est pas son point fort. Cepen¬ 
dant, très motivé, il réussit un excellent coup qui 
emmène sa balle en bordure du green. Jouant juste 
après lui, sir Dexter atteint lui aussi le green. Deux 
coups plus tard, les deux adversaires achèvent leur 
parcours en partageant le dix-huitième et dernier 
trou. 

- Eh bien, sir Dexter, dit M. Gregg en riant, nous 
nous serons donné beaucoup de mal pour rien, 
aujourd’hui : nous avons fait match nui. On remet 
ça la semaine prochaine ? 

- Avec plaisir, acquiesce sir Dexter. Espérons qu’il 


160 



fera aussi beau qu’aujourd’hui. Je vous souhaite un 
bon retour, John. J’emmène ces messieurs dîner au 
Grand Cerf, où ils pourront peut-être m’aider à 
résoudre un petit problème. 

Peu après, vous souhaitez une bonne soirée à 
M. Gregg et vous montez dans la voiture de sir 
Dexter. Rendez-vous au 481. 

380 

Vous plongez sur le fuyard et vous le plaquez aux 
jambes. Il pousse un grognement et s’écroule lour¬ 
dement. Des portes s’ouvrent le long du corridor. 
Quelqu’un s’approche de vous en portant une 
lampe, et vous constatez que votre prisonnier est 
cousin Charles. En vous retournant, vous apercevez 
un pistolet sur le sol de la chambre d’Héritier 3. 

- Qu’est-ce que cela signifie ? demande sir Dexter à 
son parent. 

Des mains secourables vous aident tous deux à 
vous relever. A votre demande, sir Dexter ordonne 
à tous les autres de regagner leurs chambres respec¬ 
tives, puis il conduit le prisonnier dans la biblio¬ 
thèque, où Charles tente de se justifier. Rendez- 
vous au 434. 


381 

- Lorsque vous vous êtes trouvé pris au piège dans 
le navire qui coulait, comment vous en êtes-vous 
tiré ? 

Manifestement, votre interlocuteur hésite avant de 
répondre : 

- J’avais tellement peur que je me rendais à peine 
compte de ce qui se passait. J’étais coincé par des 
décombres, mais l’un des marins est arrivé en cou¬ 
rant et m’a libéré. Nous avons réussi à nous éloi¬ 
gner à la rame juste avant que le paquebot ne coule. 
Il continue sans ajouter aucune précision à son 


161 



récit, qui ne ressemble en rien à celui du second. 
Enregistrez la Décision 14. Si vous avez enregistré 
deux des Décisions 13, 15, 16 et 17, rendez-vous au 
332. Sinon, rendez-vous au Questionnaire. 

382 

- Quel était le nom du navire dont le naufrage a 
coûté la vie à votre mère, et comment s’appelait 
l’homme qui vous a sauvé ? demandez-vous. 

Votre question ne semble pas troubler Héritier 2, 
mais il garde un instant le silence. 

- Je n’en ai pas la moindre idée, finit-il par 
répondre. C’est trop vieux pour que je me rappelle 
de tels détails, d’autant plus que, à l’époque, ni l’un 
ni l’autre n’avait présenté pour moi un intérêt parti¬ 
culier. 

Enregistrez l’Indice N. Si vous lui demandez com¬ 
ment il peut ignorer ces renseignements, rendez- 
vous au 354. Sinon, rendez-vous au Questionnaire. 

383 

Vous attendez qu’il n’y ait plus aucun bruit dans la 
maison pour vous glisser hors de votre chambre et 
examiner le corridor. Il y a un placard en face de la 
chambre d’Héritier 3. Il est tout juste assez spa¬ 
cieux pour y poser une petite chaise. Sans plus tar¬ 
der, vous vous y installez à peu près confortable¬ 
ment, en laissant la porte entrebâillée pour 
surveiller celle d’Héritier 3. Si vous avez enregistré 
la Décision 22, rendez-vous au 439. Sinon, rendez- 
vous au 424. 


384 

Quelle aurait été la réaction de l’enfant s’il avait 
reçu, comme prévu, après des mois d’attente, le 
roman inachevé de Dickens? Une grande satis- 


162 



faction, sûrement, mais certainement pas cet 
enthousiasme joyeux dont la lettre témoigne ! En 
revanche, s’il avait vu arriver un ouvrage différent, 
il aurait été surpris et probablement ravi. Lorsque 
vous exposez votre hypothèse à sir Dexter, celui-ci 
l’approuve aussitôt. Enregistrez la Déduction 6. 

En reposant la lettre, vous la regardez une dernière 
fois. Lancez deux dés et ajoutez votre bonus d’in¬ 
tuition. Si vous obtenez : 

De 2 à 7 Rendez-vous au 256 

De 8 à 12 Rendez-vous au 193 


385 

Vous avez posé à Héritier 1 toutes les questions que 
vous souhaitiez lui poser, et vous réfléchissez un 
instant au cas de ce prétendant. Pour un cocher de 
fiacre, il semble très civilisé, et vous vous étonnez 
qu’il ait choisi un tel métier. Si vous lui demandez 
comment il est devenu cocher de fiacre, rendez- 
vous au 452. Sinon, rendez-vous au 361. 


386 

- Ça se passe très bien, constate sir Dexter. A ce 
rythme-là, on devrait avoir fini avant le déjeuner. 
-Je l’espère, répondez-vous. Les interrogatoires 
prolongés sont aussi éprouvants pour celui qui pose 
les questions que pour ceux qui y répondent. Mais 
nous avons de la chance, sir Dexter, ajoutez-vous. Il 
m’est arrivé un jour d’enquêter sur un crime 
commis dans un manoir dont les douze domes¬ 
tiques devaient tous être interrogés un par un. 
Aujourd’hui, nous n’avons que cinq prétendants. 
Rendez-vous au 177 pour interroger Héritier 3. 


163 



387 

- Ce sac doit être celui de Watson, dites-vous. 
Vous ne décririez sûrement pas aussi brièvement 
vos propres clubs. 

- Non, effectivement, acquiesce Holmes, même 
s’ils méritaient cette ironie. 

Cette réflexion, bien entendu, déclenche une 
controverse animée avec Watson. Rendez-vous 
au 317. 

388 

- Je vous remercie de votre aide, dites-vous aima¬ 
blement. Nous enquêtons sur l’accident qui, cet 
après-midi, a failli coûter la vie à Héritier 3. Pour¬ 
riez-vous nous dire ce que vous faisiez à ce 
moment-là ? 

- Nous jouions aux cartes dans l’une des chambres 
du premier, répond Dennis. 

Si vous souhaitez leur poser d’autres questions, ren¬ 
dez-vous au 346. Si vous en avez fini avec eux, 
rendez-vous au 429. 


389 

- Je ne sais pas à quelle heure l’accident s’est pro¬ 
duit, dit lentement Héritier 4. Quand je lis, je ne 
fais pas attention à ce qui se passe autour de moi. 

- Le déjeuner était terminé depuis un peu plus 
d’une heure, précisez-vous pour l’aider. 

- Je ne suis sûr de rien, dit-il. Quelqu’un est passé 
dans le couloir, mais je ne peux vous dire qui ni 
quand. 

Rendez-vous au 425. 


390 

Vous vous demandez si Héritier 1, le cocher de 
fiacre, pourrait savoir quelque chose. Si vous l’in- 


164 



terrogez, rendez-vous au 355. Sinon, rendez-vous 
au 136. 


391 

La lettre suivante a été adressée par Robert Barnett 
à Matthew Mannington. C’est le premier document 
écrit de la main de l’héritier disparu. 

- C’est la seule lettre de Robert que je possède, pré¬ 
cise sir Dexter. Malheureusement, elle ne nous 
apprend pas grand-chose. 

Vous acquiescez distraitement et vous commencez 
à lire. 




'-iSL'a Oo Àp\jju> 

\:c^UaTroOb 

Qo "tok. Y Trvûmr^. 

OJJTO^ '(xx ^ 

^bi/Tï\mm> )^M3vjja^ éKo^o^ 

Tojüix 




%^l3w]c 


- C’est une lettre très courtoise, remarquez-vous 
avant de la relire en étudiant aussi bien le texte que 
l’écriture. 

Si vous observez quelque chose d’intéressant dans 
l’écriture du jeune Robert, rendez-vous au 314. 
Sinon, rendez-vous au 141. 


392 

- Le Dr Watson a trouvé la bonne trajectoire, 
dites-vous en montrant du doigt le chemin par- 


165 




couru, mais je crois que cela a été un heureux 
hasard. Il a frappé le versant du mamelon à droite 
du green et la pente a conduit sa balle en bonne 
position. 

- Merci infiniment, dit chaleureusement Gregg. 
Après avoir soigneusement étudié le terrain l’ad¬ 
versaire de votre client revient à sa balle. D’où vous 
vous trouvez, il est évident qu’il vise franchement à 
droite. Sûr de lui, il joue en douceur et atteint le 
mamelon exactement au même endroit que Wat- 
son. La balle rebondit vers la gauche et descend len¬ 
tement la pente. Par gestes, vous indiquez à 
M. Gregg que sa balle est sur le green. Mais, au 
moment où il se dirige vers elle, vous voyez Holmes 
l’arrêter au passage en vous faisant signe de les 
rejoindre. 

- Excusez-moi, monsieur Gregg, dit Holmes. 
Est-ce que le caddie de Watson vous a expliqué 
comment le docteur avait joué son coup ? 

- Oui, il m’a expliqué ça, répond gaiement Gregg 
qui brusquement comprend son erreur. Quel imbé¬ 
cile je suis, M. Holmes, reprend-il, livide. J’étais 
tellement obnubilé par la façon dont j’allais jouer 
ma balle que j’ai oublié l’article n° 37. Ramassez 
votre balle, Dexter, crie-t-il. De toute manière, j’ai 
perdu ce trou. Encore une faute stupide. 

- Pas de chance, John, dit sir Dexter en s’appro¬ 
chant et en lui serrant la main. A votre place, j’au¬ 
rais sans doute été, moi aussi, tenté de demander 
conseil au caddie du docteur Watson. Je serais heu¬ 
reux de vous offrir votre revanche la semaine pro¬ 
chaine, si vous le désirez. 

M. Gregg s’empresse d’accepter. Peu après sir Dex¬ 
ter, Holmes, Watson et vous, montez dans la voi¬ 
ture de sir Dexter pour allez festoyer au Grand Cerf. 
Rendez-vous au 481. 


166 


393 

- Les récits étaient assez voisins, dites-vous lente¬ 
ment. Ils pourraient relater le même événement. 

- On ne peut pas considérer cela comme une 
preuve, riposte Holmes. Vous devriez approfondir 
la question plus sérieusement. 

Rendez-vous au 201. 



394 

- J’ai réfléchi à cette lettre, dites-vous, et il me 
semble que votre neveu devait être assez frustre, 
tant à cause de l’écriture que du style. 

- Je ne vois pas comment vous pouvez dire une 
chose pareille, rétorque sèchement sir Dexter. 
N’oubliez pas qu’il n’avait que douze ans quand il a 
écrit cette lettre et que c’était la première qu’il 
adressait à un grand-père inconnu. On peut s’at¬ 
tendre à ce qu’une telle missive soit un peu mala¬ 
droite. 

A la réflexion, vous êtes obligé d’admettre la per¬ 
tinence de cet argument. Rendez-vous au 141. 

395 

Satisfait d’avoir résolu aussi rapidement l’énigme 
de l’attentat contre Héritier 3, vous passez la soirée 
à revoir les résultats de votre enquête. Vous voulez 
être certain de pouvoir présenter un rapport 
complet à Holmes dès son arrivée, le surlendemain. 


167 



Le lendemain matin, après une bonne nuit de som¬ 
meil et un petit déjeuner plantureux, vous êtes en 
pleine forme pour continuer vos recherches. Ren¬ 
dez-vous au 316. 

396 

- Comment avez-vous appris que votre grand- 
oncle vous recherchait ? demandez-vous. J’ai cru 
comprendre que c’est en Amérique que vous êtes 
professeur. 

- Oui, j’enseigne dans un établissement du Mary¬ 
land, répond-il. Notre directeur est originaire de 
New York, et sa famille lui fait parvenir le Times. Il 
m’a montré l’annonce de sir Dexter. Bien entendu, 
je me suis immédiatement renseigné. 

Rendez-vous au Questionnaire. 

397 

- Se familiariser avec le plan de Londres ? mar¬ 
monne-t-il. Eh bien, il faut croire que l’on a été 
patient avec moi, et que je me suis bien débrouillé. 
Je suppose que le fait de connaître aussi bien les 
chevaux m’a aidé. Cela compensait mes erreurs. 

- Vraiment ? demandez-vous. 

- Faut croire, bredouille-t-il. Je veux dire que 
Londres n’est pas une ville tellement difficile à 
connaître, en fin de compte. Enfin, vous compre¬ 
nez, monsieur. 

Visiblement, cette question l’embarrasse, et son 
explication hésitante ne vous convainc pas. Enre¬ 
gistrez la Déduction 9 et rendez-vous au 361. 

398 

- Le sac le mieux garni semble contenir un assorti¬ 
ment de toutes les variétés existantes de clubs de 


168 



golf, déclarez-vous. Je pense que cela doit satisfaire 
votre passion des accessoires, monsieur Holmes. 

- Il y a du vrai là-dedans, reconnaît le détective, 
mais c’est seulement une partie de la vérité. C’est 
surtout mon goût de la précision que satisfont les 
clubs. Des experts ont conçu un club particulier 
pour presque toutes les situations qui peuvent se 
présenter, et j’utilise celui adapté à chaque cas. 
Watson, au contraire, pense pouvoir obtenir de 
meilleurs résultats en apprenant à utiliser au mieux 
un nombre réduit de clubs. 

Ce commentaire provoque une réplique de Watson 
et, durant quelques minutes, les deux amis se 
livrent à un débat passionné. Après quoi Holmes se 
tourne à nouveau vers vous. Rendez-vous au 317. 

399 

Après avoir ramassé la balle de Gregg, Holmes se 
retourne pour la lancer au gagnant, mais il s’arrête 
brusquement et la regarde avec étonnement. 

- Dites donc, M. Gregg, dit-il d’une voix hésitante, 
il semble que nous ayons commis une regrettable 
erreur, dans le rough. 

- Que voulez-vous dire ? demande Gregg. 

- Nous avons involontairement interverti nos 
balles, répond Holmes en lançant la sienne à Gregg. 
Vous voyez ? C’est ma balle que vous avez puttée, 
pas la vôtre. 

Gregg regarde la balle et secoue la tête, l’air écœuré. 

- Nom de nom ! marmonne-t-il. Voilà ce qui arrive 
quand on se dépêche. Eh bien, vous gagnez le trou 
par faute, Dexter. Nous voici à égalité. C’est le der¬ 
nier qui nous départagera ! 

Le dix-huitième trou du parcours est encore un trou 
long, bordé d’arbres de chaque côté. A mi-parcours, 
une ondulation de terrain cache le green à Watson 


169 




et à Gregg qui jouent tous les deux trop court. Vous 
montez sur le mamelon pour assister au deuxième 
coup de Watson. Le docteur utilise son brassie, et la 
balle semble s’envoler beaucoup trop à droite, mais 
elle tombe sur une petite éminence, à côté du green, 
et la pente la fait rouler vers la gauche pour finale¬ 
ment l’amener à bonne distance pour putter. 

- Bien joué ! vous exclamez-vous. La balle est sur 
le green. Watson brandit triomphalement son club, 
et vous voyez M. Gregg se diriger vers vous. Il 
regarde la balle de Watson avec étonnement. 

- Comment cette balle a-t-elle pu atteindre le 
green ? Je la croyais partie au diable vauvert. 

Si vous envisagez de répondre à cette question, ren¬ 
dez-vous au 190. Sinon, rendez-vous au 189. 

400 

- Je n’ai rien remarqué d’anormal, monsieur, 
répond-il. Il m’a semblé que tout le monde avait 
regagné sa chambre. 

Rendez-vous au 453. 


401 

Watson n’a pas besoin de votre aide, vous marchez 
donc dans le rough en regardant autour de vous. Un 
peu plus loin, Holmes s’apprête à jouer. Lancez 
deux dés et ajoutez votre bonus d’Observation. Si 
vous obtenez : 

De 2 à 7 Rendez-vous au 274 

De 8 à 12 Rendez-vous au 322 


402 

En observant attentivement la façon dont Sandy 
pose la balle de sir Dexter sur un tee, vous avez 
cette fois la conviction qu’il a délibérément planté 


170 




ce tee en avant des marques autorisées par le règle¬ 
ment. Rendez-vous au 372. 

403 

-Je crois que M. Gregg a eu de la chance, dites- 
vous. A plusieurs reprises, sa balle est tombée dans 
une position favorable, tandis que sir Dexter a 
perdu deux ou trois trous par malchance. 

Holmes secoue négativement la tête. 

- Si c’était la première fois que John Gregg l’em¬ 
porte sur sir Dexter, on pourrait attribuer cela à la 
chance, mais sir Dexter s’est adressé à nous parce 
qu’il avait perdu de nombreuses parties. Il ne peut 
pas avoir eu la guigne chaque fois. 

Rendez-vous au 194. 


404 

Vous vous demandez si vous avez besoin de parler 
à Héritier 4. Si vous l’interrogez, rendez-vous au 
199. Sinon, rendez-vous au 104. 

405 

Sir Dexter envoie un domestique chercher le qua¬ 
trième héritier, qui se présente avec un livre à la 
main. Il a le teint hâlé d’un homme qui a passé une 
bonne partie de sa vie à travailler en plein air. Il 
s’assoit dans l’un des fauteuils, mais il n’est pas 
aussi détendu qu’il voudrait le paraître. Vous déci¬ 
dez de commencer par quelques questions d’ordre 
général, avant de lui poser celles qui détermineront 
s’il est le véritable héritier. 

- Comment avez-vous gagné votre vie depuis que 
vous avez quitté le collège ? demandez-vous. Quelle 
profession avez-vous exercée ? 

- Je ne me suis pas cantonné dans un seul métier, 
répond-il. J’ai roulé ma bosse en prenant du bon 


171 



temps et en cherchant du travail quand le besoin 
s’en faisait sentir. J’ai conduit des chariots et tra¬ 
vaillé pour le chemin de fer, j’ai été chercheur d’or 
et j’ai dirigé une importante campagne d’abattage 
de grumes. J’ai même passé trois ans de ma vie 
dans la cavalerie, comme simple soldat. 

Cette présentation achevée, il s’adosse à son siège et 
croise les jambes. Rendez-vous au Questionnaire. 



406 

- Merci, Malcolm, vous pouvez vous retirer. 

- Sir Dexter, demandez-vous, quand vous avez 
joué au billard, ce soir, avez-vous remarqué si l’un 
des pistolets manquait ? 

- Non, je n’ai rien remarqué, répond-il, mais je 
pense qu’on a dû le subtiliser plus tard dans la soi¬ 
rée. 

- Vous devez avoir raison, murmurez-vous. Savez- 
vous à quelle heure vos invités sont montés dans 
leur chambre, ce soir ? 

- Je peux vous le dire pour la majorité d’entre eux, 
répond-il. Pour la plupart, nous sommes restés à 
jouer au billard et à bavarder jusqu’à ce que nous 
décidions de monter nous coucher. Les seuls 
absents étaient vous, Héritier 4, cousin Charles et 
cousin Dennis. C’est Gilmer qui a fermé la maison, 
ajoute-t-il. Peut-être les a-t-il vus ? 


172 






406 Nous sommes restés à jouer au billard 
et à bavarder toute la soirée. 



















- Gilmer, commencez-vous en vous tournant vers 
le majordome, puis-je vous poser quelques ques¬ 
tions ? 

- Certainement, monsieur, répond-il calmement. 

- Avez-vous aperçu l’un des invités encore debout, 
pendant que vous fermiez portes et fenêtres ? 

Il réfléchit à votre question. Lancez deux dés et 
ajoutez votre bonus de Communication. Si vous 
obtenez : 

De 2 à 5 Rendez-vous au 400 

De 6 à 12 Rendez-vous au 166 


407 

Vous ne voyez pas d’autre question à poser à 
Charles. Peut-être en apprendrez-vous davantage 
par d’autres témoins. Lorsque vous lui donnez 
congé, il se lève et sort tranquillement. Rendez- 
vous au 462. 


408 

- Il vaudrait peut-être mieux que vous partiez 
avant la prochaine tentative, suggérez-vous. 
Héritier 3 vous regarde avec stupeur, tandis que sir 
Dexter intervient aussitôt : 

- S’il s’en va, il perd tout droit à mon héritage, 
qu’il soit ou non mon véritable héritier. A leur arri¬ 
vée ici, j’ai précisé très clairement ce point à chacun 
des postulants. 

- Je ne me laisserai pas intimider par ce bandit, 
déclare sèchement Héritier 3. C’est tout ce que j’ai 
à dire sur ce sujet. 

Si vous estimez que, s’il est un imposteur, il aurait 
intérêt à renoncer, rendez-vous au 319. Sinon, ren¬ 
dez-vous au 153. 


174 


409 

- Comment avez-vous appris que votre oncle vous 
cherchait ? 

- J’ai toujours espéré me réconcilier un jour ou 
l’autre avec ma famille, répond-il. C’est pourquoi, 
aussi loin que mes pérégrinations m’aient entraîné, 
je suis constamment resté en contact avec l’un des 
professeurs de l’École préparatoire de l’Hudson. Il a 
lu l’annonce que mon oncle a fait paraître dans l’un 
des journaux new-yorkais et m’a transmis la bonne 
nouvelle. 

Rendez-vous au Questionnaire. 



410 

Lorsque vous racontez comment, ayant entendu du 
bruit, vous êtes descendu au rez-de-chaussée au 
moment du crime, Holmes pousse un gros soupir. 
- On ne doit jamais perdre de vue l’essentiel, dit 
Holmes. Vous étiez là pour empêcher un meurtre, 
pas un cambriolage. 

Rendez-vous au 173. 


411 

- Merci, M. Malone, dites-vous doucement. Je 
pense que c’est tout ce que nous avons besoin de 
savoir pour l’instant. 

Malone se lève, s’incline courtoisement devant 
vous et devant sir Dexter, puis il franchit la porte 
que Gilmer lui tient respectueusement ouverte. 
Rendez-vous au 356. 


175 





412 

- Le Dr Watson a eu de la chance, expliquez-vous à 
Gregg. Sa balle a heurté un caillou qui l’a fait 
rebondir vers la gauche. 

Gregg vous remercie et soupire. 

- J’avais espéré que la configuration du terrain per¬ 
mettait d’emprunter un chemin détourné, mar¬ 
monne-t-il. Je doute qu’un drive me permette d’at¬ 
teindre le green en ligne droite. 

Visiblement déçu, M. Gregg fait demi-tour et 
rejoint sa balle. Rendez-vous au 379. 

413 

En compagnie de sir Dexter, vous empruntez un 
sentier charmant qui traverse les bois, derrière la 
maison, et longe la Tamise. Au village, sir Dexter 
s’arrête au bureau de tabac et bavarde un instant 
avec le buraliste avant que vous ne rentriez par un 
autre chemin, plus long. Sir Dexter parle d’histoire, 
de golf et du Premier ministre en évitant soigneuse¬ 
ment toute allusion à l’enquête. Une heure plus 
tard, vous êtes de retour à la maison, où vous êtes 
accueillis par une nouvelle alarmante : un accident 
a failli coûter la vie à Héritier 3. 

- Que s’est-il passé ? demande sir Dexter au major¬ 
dome. 

- Je ne sais pas exactement, monsieur, répond le 
domestique, mais il semble que l’une des gar¬ 
gouilles du balcon soit tombée et se soit écrasée à 
côté du fauteuil dans lequel Héritier 3 faisait la 
sieste. Il prétend qu’on a essayé de le tuer. 
Rendez-vous au 202. 


414 

Le coup de M. Gregg est certes puissant, mais 
imprécis. Sa balle s’élève vers la droite... en filant 


176 



tout droit sur Sandy. Le caddie de sir Dexter paraît 
pétrifié, mais une observation attentive vous révèle 
qu’il se déplace légèrement, de façon à être atteint 
par la balle. Conformément à l’article n° 23 du 
règlement, sir Dexter perd le trou, son caddie ayant 
été touché par la balle de son adversaire. De ce fait, 
quand les golfeurs prennent le chemin du club- 
house M. Gregg a deux trous d’avance, et il ne reste 
plus que quatre trous à jouer. Enregistrez l’Indice F 
puis rendez-vous au 310. 

415 

Vous décidez d’entendre les occupants des 
chambres dans l’ordre, du plus proche au plus éloi¬ 
gné. Cousin Dennis aurait-il vu ou entendu quel¬ 
que chose qui pourrait être intéressant ? Si vous 
l’interrogez, rendez-vous au 320. Sinon, rendez- 
vous au 303. 



Cousin Bruce fait son entrée, tiré à quatre épingles 
en dépit de l’heure tardive. 

- Qu’avez-vous vu et entendu au moment du coup 
de feu ? demandez-vous. 

- Je ne sais rien d’utile, commence-t-il, bien que 
j’aie réagi assez vite. Lorsque la détonation a 
retenti, je ne dormais pas. J’étais assis dans mon lit. 


177 



en train de me demander si j’allais descendre faire 
un tour à la cuisine, quand j’ai entendu le coup de 
feu. Je suis resté un instant figé, me refusant à 
admettre l’évidence, et puis j’ai sauté du lit et couru 
à la porte de ma chambre. Je n’ai rien vu qui me 
permette de désigner l’assassin : je n’ai pas été suffi¬ 
samment rapide. 

- Et vous ne voyez pas qui aurait pu commettre ce 
crime odieux ? insistez-vous. Avez-vous entendu 
quoi que ce soit qui mérite d’être signalé ? 

Bruce réfléchit à votre question comme s’il essayait 
de mettre de l’ordre dans ses pensées et il finit par 
répondre : 

- Je crois que oui. Comme je vous l’ai dit, je ne 
dormais pas au moment du coup de feu. Je suis cer¬ 
tain de n’avoir entendu aucun bruit en provenance 
de la chambre d’Héritier 4, celle qui est à côté de la 
mienne. Et je sais qu’il est sorti de sa chambre alors 
que je me trouvais déjà dans le couloir. 

Enregistrez la Déduction 37 puis rendez-vous au 
235 . 


417 

Héritier 2, plus calme et plus sûr de lui que jamais, 
s’assoit dans un fauteuil confortable et dit : 

- Je croyais que l’interrogatoire avait pris fin ce 
matin. 

- J’enquête actuellement sur l’accident qui a failli 
coûter la vie à Héritier 3, expliquez-vous. Avez- 
vous remarqué quoi que ce soit à ce moment-là ? 
Cela s’est produit environ une heure après le déjeu¬ 
ner. 

- Une heure après le déjeuner? répète-t-il en 
secouant négativement la tête. Non, à ce 
moment-là, je dormais dans ma chambre, mal- 


178 



heureusement. J’ai dû faire la sieste pendant près 
de deux heures. 

- Je vous remercie de votre obligeance, dites-vous 
en prenant quelques notes. 

Héritier 2 sort de la pièce. Rendez-vous au 483. 

418 

- Comment avez-vous appris que vous pourriez 
être l’héritier de sir Dexter ? demandez-vous. 

- J’ai lu l’annonce dans le journal, répond-il aussi¬ 
tôt, visiblement tendu. 

Vous réfléchissez à d’autres questions dans un 
silence pesant. Rendez-vous au Questionnaire. 

419 

Lorsque vous répondez à sir Dexter que vous préfé¬ 
rez interroger les héritiers tout de suite, il vous 
conduit dans une petite pièce du rez-de-chaussée et 
vous désigne un fauteuil placé derrière une petite 
table. Rendez-vous au 373. 

420 

Le repas terminé, les invités se dispersent et sir 
Dexter vous demande : 

- Vous plairait-il de descendre au village avec 
moi ? J’aime bien faire une petite promenade après 

' le déjeuner. 

Si vous accompagnez sir Dexter, rendez-vous au 
413. Si vous restez à la maison, rendez-vous au 348. 

421 

Héritier 2 sourit : 

- Maintenant, je me rappelle ! dit-il. La détonation 
m’a réveillé. J’ai bondi hors du lit et je me suis 
dirigé vers la porte. Au moment où j’y arrivais, j’ai 
entendu une autre porte claquer dans les parages. 


179 



puis se rouvrir presque immédiatement. On aurait 
dit que quelqu’un était entré dans une chambre, 
avait pivoté sur ses talons et était aussitôt ressorti. 

- Pouvez-vous préciser de quelle porte il s’agis¬ 
sait ? demandez-vous. 

Héritier 2 examine ses mains pendant un instant, 
puis sourit. 

- Oui, je peux, répond-il. Le bruit venait de la 
chambre située à droite de la mienne, celle de cou¬ 
sin Charles. 

- Vous êtes certain de ce que vous avancez ? ques¬ 
tionne sir Dexter. C’est très important. 

- Oui, j’en suis certain. 

Enregistrez l’Indice CC, puis rendez-vous au 461. 



422 

Pendant que les autres attendent dans leur 
chambre, sir Dexter vous emmène dans la petite 
pièce du rez-de-chaussée, où il reprend sa place 
habituelle sur le canapé. Vous vous demandez ce 
qu’il attend de vous et pourquoi il n’a pas encore 
appelé la police. Rendez-vous au 147. 


423 

Vous savez qu’Héritier 1 se trouvait dans l’écurie 
au moment de la tentative de meurtre, et vous vous 
rappelez avoir vu Thomas Malone entrer dans la 




salle de billard avec Héritier 5 et les cousins 
Andrew et Bruce. Manifestement, aucune de ces 
personnes ne peut être coupable. Rendez-vous au 
356. 


424 

Rester caché dans le placard met votre patience à 
rude épreuve. Lancez deux dés et ajoutez votre 
bonus d’Habileté. Si vous obtenez : 

De 2 à 7 Rendez-vous au 290 

De 8 à 12 Rendez-vous au 184 


425 

- Merci de votre aide, dites-vous à Héritier 4. 

- Oh, il n’y a pas de quoi, répond-il. D’ailleurs, j’ai 
tout intérêt à déjouer une machination, si tant est 
qu’il en existe une. 

Il se lève et sort de la pièce à grands pas. Rendez- 
vous au 148. 


426 

Vous vous rendez compte que Sandy a planté le tee 
en avant des marques en deux occasions au moins, 
contrevenant ainsi à l’article 3 du règlement et vous 
vous demandez pourquoi le caddie se livre à une 
irrégularité aussi gratuite : les quelques centimètres 
gagnés ne peuvent pas avantager son employeur. 
Enregistrez l’Indice C puis rendez-vous au 372. 

427 

Héritier 2 entre dans la pièce et s’assoit sur une 
petite chaise dure. Il semble calme. 

- Alors, vous enquêtez sur le meurtre de ce pauvre 


181 


garçon qui prétendait être moi, dit Héritier 2. Si 
vous voulez mon avis, il est mort d’avoir trop bien 
joué son rôle. 

- Vous vous rappelez ce que vous avez entendu au 
moment du coup de feu ? demandez-vous. 

- Il me serait difficile d’affirmer quoi que ce soit, 
répond-il. La détonation m’a tiré d’un profond 
sommeil. Je ne suis sûr de rien. 

- Essayez de vous souvenir, insistez-vous. 

Si vous lui demandez à nouveau ce qu’il a entendu, 
rendez-vous au 478. Si vous lui demandez s’il a 
entendu des portes claquer, rendez-vous au 329. Si 
vous en avez terminé avec lui, rendez-vous au 461. 

428 

- Je n’ai l’intention de les interroger ni l’un ni 
l’autre, dites-vous à Gilmer. Ils peuvent s’en aller. 

- Merci, monsieur, répond le majordome et il sort. 
Rendez-vous au 356. 

429 

- Je vous remercie de votre aide, dites-vous. 

Les deux jeunes gens sortent de la pièce à la queue 
leu leu, du même pas, comme deux automates. 
Vous feuilletez vos notes en essayant de déterminer 
qui a attaqué Héritier 3. Rendez-vous au 338. 

430 

- Avez-vous remarqué quoi que ce soit, ou entendu 
un bruit quelconque, au moment de l’accident ? 
Héritier 4 réfléchit. Lancez deux dés et ajoutez 
votre bonus de Communication. Si vous obtenez : 


De 2 à 6 
De 7 à 12 


Rendez-vous au 389 
Rendez-vous au 185 


431 

- En lisant cela dites-vous, je me demande si votre 
nièce accueillait sans arrière-pensée la tentative de 
réconciliation de son père. J’ai l’impression qu’elle 
avait des doutes sur sa bonne foi et souhaitait obte¬ 
nir d’autres garanties de sa part avant de retourner 
en Angleterre. 

- Oh non, je peux vous certifier que ce n’était pas 
le cas, répond sir Dexter. Je n’ai pas conservé les 
lettres que m’écrivait Elizabeth, mais je sais qu’elle 
souhaitait ardemment rentrer et voir son père. Ils 
étaient très proches l’un de l’autre avant qu’elle ne 
se marie, et il lui manquait terriblement. 
Rendez-vous au 297. 


432 

Sir Dexter s’installe plus confortablement sur son 
canapé. Quelques secondes plus tard, à sa demande, 
le majordome introduit Héritier 2. Rendez-vous au 
125. 


433 

- Je crois que c’est Dennis qui a tué Héritier 3, 
déclarez-vous avec assurance. Il désirait probable¬ 
ment l’empêcher de toucher une part de l’héritage. 
Holmes hausse un sourcil, apparemment surpris de 
votre accusation. Si vous avez enregistré la Déci¬ 
sion 25, rendez-vous au 485. Sinon, rendez-vous au 
489. 


434 

Dans la bibliothèque, Charles s’en prend rageuse¬ 
ment à sir Dexter : 

- Ce n’était pas juste ! Pendant des années, nous 


183 



avons fait tout ce que vous nous avez demandé, 
votre frère et vous, et nous avons dignement repré¬ 
senté notre famille. Et voilà que cet escroc se mani¬ 
feste brusquement, prêt à rafler tout l’héritage ! 
J’étais certain qu’il vous avait entortillé. Il fallait 
que j’intervienne pour le faire décamper. 

Sir Dexter le regarde avec stupeur. 

- Eh bien, vous n’avez plus aucun souci à vous 
faire pour votre héritage. Je referai mon testament 
dès demain matin. J’espère que vous ne m’inflige¬ 
rez pas votre présence plus longtemps. 

Accablé par l’adversité, Charles reste muet. Heu¬ 
reux que la tentative de meurtre se soit soldée par 
un échec, vous vous détendez et vous dormez 
comme un loir durant le reste de la nuit. Le lende¬ 
main matin, un petit déjeuner plantureux vous 
remet d’attaque pour poursuivre votre enquête sur 
les héritiers. Enregistrez la Déduction 28 et rendez- 
vous au 316. 


435 

Vous relisez la lettre. 

- Il semble surprenant que Robert ait qualifié le 
cadeau de « surprise », vous ne trouvez pas ? Son 
grand-père lui avait promis de lui envoyer un livre. 

- Robert avait peut-être perdu tout espoir de le 
recevoir en apprenant que Dickens était mort sans 
l’avoir terminé, suggère sir Dexter. Sa mère avait 
pu le prévenir que son grand-père serait furieux que 
l’on publie un ouvrage inachevé. 

- Il a dû y avoir autre chose, insistez-vous. On 
n’écrit pas à son grand-père qu’on est surpris qu’il 
tienne parole. 

Sir Dexter réfléchit un instant, puis répond : 

- Je peux envisager quelques hypothèses. Matthew 
aurait pu envoyer une version du roman terminée 



par un autre écrivain : cela aurait été une surprise si 
Robert s’attendait à recevoir un livre inachevé. Ou 
alors, Matthew aurait pu lui substituer un autre 
ouvrage, s’il se refusait à payer de ses deniers le 
livre inachevé de Dickens. 

Vous réfléchissez à ces deux suppositions... Si vous 
pensez que Matthew a expédié un exemplaire é'Ed- 
win Drood terminé par quelqu’un d’autre, rendez- 
vous au 334. Si vous pensez qu’il a expédié un autre 
ouvrage, rendez-vous au 447. Si aucune de ces solu¬ 
tions ne vous satisfait, rendez-vous au 299. 

436 

- Les pistolets de duel, monsieur ? répète Malcolm. 
Ils étaient là ce soir, quand j’ai nettoyé la pièce. J’ai 
rangé leur coffret. S’il en avait manqué un, je 
l’aurais remarqué. 

Enregistrez l’Indice DD et rendez-vous au 406. 

437 

Vous êtes réveillé en sursaut par un coup de feu ! 
Vous bondissez hors de votre lit et vous vous ruez 
sur la porte de votre chambre. Au moment où vous 
mettez le nez dans le couloir, vous entendez claquer 
une porte, puis d’autres portes s’ouvrent tout le 
long du corridor, accompagnées de voix demandant 
ce qui s’est passé. Très inquiet, vous vous précipitez 
vers la chambre d’Héritier 3. A votre requête, sir 
Dexter retient tout le monde dans le couloir pen¬ 
dant que vous entrez dans la pièce et que vous allu¬ 
mez une lampe. Héritier 3 est couché dans son lit. Il 
paraît endormi, mais comment pourrait-on dormir 
au milieu d’un tel tapage ? En vous approchant de 
lui, vous constatez qu’il a reçu une balle dans le 
crâne. Vous ne sentez plus son pouls. Héritier 3 est 
mort. A votre demande, sir Dexter ordonne à tous 


185 



les autres de regagner leurs chambres respectives et 
de s’habiller, car ils vont bientôt être interrogés. 
Vous griffonnez un message pour Sherlock Holmes 
pour l’informer de cette nouvelle péripétie. Vous 
vous rappelez le claquement de la porte se refer¬ 
mant à la volée : la chambre de l’assassin est forcé¬ 
ment proche de celle d’Héritier 3, mais vous avez 
besoin d’en savoir davantage. Enregistrez l’Indice 
BB, puis rendez-vous au 422. 

438 

Gilmer fait entrer Héritier 3, qui n’a pas encore 
repris son sang-froid. Il a changé de veston, et sa 
démarche est encore un peu vacillante. 

- Qu’avez-vous vu pendant l’accident ? demandez- 
vous. 

- Absolument rien, hélas ! 

Si vous lui suggérez de quitter la propriété, rendez- 
vous au 408. Sinon, rendez-vous au 153. 

439 

Vous passez toute la nuit recroquevillé dans le pla¬ 
card, mais personne n’attente à la vie d’Héritier 3. 
La cuisinière de sir Dexter a préparé un succulent 
petit déjeuner, et la bonne chère compense les 
forces et l’énergie que vous avez perdues au cours 
de cette interminable nuit. Aussitôt le petit déjeu¬ 
ner terminé, vous vous apprêtez à reprendre votre 
enquête. Rendez-vous au 316. 

440 

Dennis secoue la tête. 

-Je suis désolé de ne pouvoir vous être d’aucun 
secours, dit-il, mais je ne me rappelle absolument 
rien. Il régnait une telle confusion que je ne peux 
pas être certain de quoi que ce soit. 

Rendez-vous au 281. 





441 

En dépit de vos efforts, l’écriture de la lettre ne 
vous révèle rien. Il va falloir chercher vos indices 
ailleurs. Rendez-vous au 473. 


442 

- Après le naufrage, commencez-vous, vous avez 
été placé dans un collège en Amérique. Pouvez- 
vous me dire comment ce pensionnat s’appelait ? 

- Bien sûr, monsieur, répond Héritier 2. J’ai fait 
mes études à l’École préparatoire de l’Hudson, à 
White Plains, dans l’État de New York. J’y ai passé 
quelques-unes des meilleures années de ma vie. 
Rendez-vous au Questionnaire. 



443 

- Lorsque votre grand-père vous a renié, dans quel 
pensionnat avez-vous été placé ? 

Héritier 4 sourit. 

- C’est tout simple, vous répond-il en souriant. J’ai 
fait toutes mes études à l’École préparatoire de 
l’Hudson, à White Plains, dans l’État de New York. 
Rendez-vous au Questionnaire. 


444 

- On a vu l’un de nous deux ? s’exclame Dennis. 
C’est un fieffé mensonge ! Quelqu’un essaye de 
nous compromettre, probablement pour se dis¬ 
culper lui-même. 

- Ne te tracasse pas pour ce stipendié, dit Charles à 


187 




son frère. Il lance une accusation au petit bonheur 
pour nous effrayer, en espérant démasquer le cou¬ 
pable. Mais je ne vois pas pourquoi nous perdrions 
davantage de temps avec cet enquiquineur. Au 
revoir, cousin Dexter, ajoute-t-il en s’inclinant, et 
tous deux quittent la pièce en vous écrasant de leur 
mépris. 

- S’ils sont coupables, je doute qu’ils récidivent, dit 
sir Dexter. J’espère qu’ils n’en feront rien : je pré¬ 
férerais éviter le scandale. 

Rendez-vous au 338. 

445 

La serrure n’a pas été forcée, ce qui tend à prouver 
que personne n’a pénétré dans la pièce depuis la fin 
de la soirée. Si vous demandez à Gilmer à quelle 
heure il a fermé la porte à clef, rendez-vous au 219. 
Sinon, rendez-vous au 367. 

446 

- Le naufrage du Cassandra a dû être une chose 
horrible, terrifiante, dites-vous. 

- Oui, acquiesce l’héritier, et j’ai eu beaucoup de 
chance d’en sortir vivant. Il a fallu pour cela qu’un 
homme courageux vienne à mon secours. Et, 
ensuite, c’est un vrai miracle que nous ayons sur¬ 
vécu à la tempête et aux énormes vagues jusqu’à ce 
qu’un autre navire nous recueille. 

- Pouvez-vous me décrire la façon dont Floyd vous 
a sauvé ? demandez-vous. 

L’héritier réfléchit un instant, puis hoche la tête. 

- Lorsque l’avarie s’est produite, je me trouvais 
dans la cabine du médecin du bord, en train de lire. 
Le pont s’est effondré en barrant le passage. Un 
incendie s’est déclaré, et quand le second est parti à 
ma recherche, l’eau avait commencé à envahir le 




navire. Cette nuit-là, le second a dû être un véri¬ 
table Hercule, car il a soulevé les poutres qui 
avaient cédé, dégagé le passage et éteint les 
flammes. Après quoi il a enfoncé la porte, m’a pris 
dans ses bras et m’a porté dans le canot de sauve¬ 
tage. Il n’était que temps : le navire a explosé juste 
après que nous étions montés dans le canot. 

Il poursuit son récit en décrivant la tempête et la 
mort de sa mère. Rendez-vous au Questionnaire. 

447 

Vous réfléchissez à l’hypothèse de sir Dexter. 

- Il se pourrait que vous ayez raison. Il semble 
logique que votre frère ait substitué un autre livre, 
même s’il ne désapprouvait pas l’édition de l’œuvre 
inachevée de Dickens. Après tout, un garçon de 
douze ans serait plus content de recevoir un livre 
complet d’un écrivain moins connu plutôt qu’une 
œuvre inachevée d’un auteur célèbre. C’est dom¬ 
mage que Robert n’ait pas mentionné le titre de 
l’ouvrage qu’il a reçu. 

Enregistrez la Déduction 6, puis lancez deux dés et 
ajoutez votre bonus d’intuition. Si vous obtenez : 

De 2 à 7 Rendez-vous au 256 

De 8 à 12 Rendez-vous au 193 


448 

Vous êtes certain que la clef de l’affaire se cache 
dans cette lettre, mais vous n’avez pas réussi à la 
découvrir. Lancez deux dés et ajoutez votre bonus 
d’intuition. Si vous obtenez : 

De 2 à 7 Rendez-vous au 256 

De 8 à 12 Rendez-vous au 193 


189 


449 

- Bonjour, dites-vous à l’improviste à Héritier 3. 
Vous semblez bien installé. 

Il se réveille en sursaut et s’ébroue en clignant des 
yeux. 

- Qu’est-ce que vous me voulez ? bougonne-t-il. 
Vous étiez obligé de me réveiller ? 

- Oh, je suis désolé. Vous avez l’habitude de faire 
la sieste après le déjeuner ? 

- Je l’ai prise depuis que je suis ici, répond-il. 
L’inaction me fatigue dix fois plus que mes activités 
habituelles. Il est évident qu’elle me pèserait moins 
si mon oncle montrait enfin qu’il me croit son héri¬ 
tier. C’est agaçant d’être retardé par cette bande 
d’imposteurs alors que j’ai fourni toutes les preuves 
désirables. 

Lancez deux dés et ajoutez votre bonus d’Observa- 
tion. Si vous obtenez : 

De 2 à 10 Rendez-vous au 223 

11 ou 12 Rendez-vous au 101 

450 

Vous plongez sur le fuyard, mais vous le ratez de 
quelques centimètres et vous tombez lourdement 
sur le parquet du couloir. Avant d’avoir pu vous 
relever, vous entendez une porte claquer un peu 
plus loin. L’agresseur vous a échappé ! Vous vous 
remettez lentement debout et vous restez un instant 
immobile en essayant de reprendre votre souffle. 
Une porte s’ouvre derrière vous et sir Dexter sort 
dans le corridor en enfilant sa robe de chambre. 

- Qu’est-ce qui s’est passé ? demande-t-il à mi- 
voix. 

- Quelqu’un a tenté de supprimer Héritier 3, 
répondez-vous en montrant le pistolet qui est 



tombé à l’intérieur de la chambre, juste devant la 
porte. Je l’en ai empêché, mais je n’ai pas vu qui 
c’était. 

- A quoi rime tout ce tapage ? (En vous retournant, 
vous apercevez Héritier 3 qui vient seulement de se 
lever.) L’un de vous daignera-t-il m’expliquer ce 
que cela signifie ? 

- Retournez vous coucher, lui dit sir Dexter. Tout 
est rentré dans l’ordre. 

Sir Dexter ramasse le pistolet et se tourne vers 
vous. 

- Il a échoué deux fois et a bien failli se faire 
prendre. Il ne fera pas de troisième tentative. Allez 
dormir, maintenant... vous l’avez bien mérité. 

Le lendemain matin, un petit déjeuner plantureux 
répare vos forces, et vous retournez au problème 
des héritiers. Rendez-vous au 316. 

451 

- Je n’ai jamais su leur nom, dit-il lentement. 
J’étais très jeune, vous savez, et l’homme qui m’a 
sauvé n’était qu’un marin parmi les autres. 

Vous réfléchissez à sa réponse. A votre avis, un gar¬ 
çon de douze ans devrait être frappé par le nom du 
navire sur lequel il s’est embarqué, même s’il a 
oublié celui de l’homme qui lui a sauvé la vie. Ren¬ 
dez-vous au Questionnaire. 

452 

- Comment en êtes-vous venu à conduire un 
fiacre, monsieur Barnett ? demandez-vous négli¬ 
gemment. Vous semblez capable d’exercer une pro¬ 
fession mieux rémunérée. 

- Eh bien, c’est un métier qui me plaît. Je n’avais 
pas fait fortune en Amérique, et je suis arrivé en 
Angleterre les poches vides. N’ayant aucune envie 


191 


d’aller voir mon grand-père, j’ai dû chercher du tra¬ 
vail. Et comme j’aime les chevaux, il m’a paru natu¬ 
rel de devenir cocher. 

Rendez-vous au 266. 


453 

- Merci, Gilmer, dites-vous. Restez-là, je vous 
prie, au cas où nous aurions encore besoin de vous. 

- Certainement, monsieur, répond-il poliment. 
Rendez-vous au 158. 


454 

Les deux cousins éclatent de rire, puis Charles 
répond : 

- Pas question ! Nous n’aurions pas osé quitter la 
pièce. 

- Pourquoi cela ? demandez-vous. 

- Parce que, l’un comme l’autre, nous n’aurions 
jamais voulu laisser l’autre en tête à tête avec les 
cartes, dit Dennis. Nous sommes d’incorrigibles tri¬ 
cheurs ! 

Rendez-vous au 429. 


455 

-Je pense que mon cousin doit préférer un sac plus 
léger, expliquez-vous. 

- Votre logique laisse beaucoup à désirer, riposte 
sèchement Holmes. Watson n’est nullement pares¬ 
seux : il ne se priverait pas d’un club dans le seul 
but d’alléger son sac. D’ailleurs, ce n’est pas nous 
qui portons nos sacs, c’est nos caddies. Mais Wat¬ 
son estime obtenir de meilleurs résultats en utili¬ 
sant un petit nombre de clubs. Cela lui donne l’im¬ 
pression d’en tirer le meilleur parti possible. Moi, je 
préfère jouer avec précision, ajoute dédaigneuse¬ 
ment Holmes. Des experts ont conçu des clubs 



adaptés à chaque cas ou presque, et un joueur 
rationnel les utilise tous. 

Cette opinion provoque une protestation indignée 
de Watson. Un instant, vous redoutez une de ces 
chamailleries dont les deux hommes sont coutu¬ 
miers. Mais, pour une fois, il n’en est rien. Après 
quelques minutes de discussion amicale avec le 
docteur, Holmes revient à vous. Rendez-vous au 
317. 



- L’accident s’est produit à peu près une heure 
après le déjeuner, continuez-vous. Avez-vous 
entendu des bruits bizarres, ou remarqué quoi que 
ce soit de suspect à ce moment-là ? 

- Non, nous n’avons rien entendu du tout, répète 
Dennis. 

- La porte était fermée, ajoute Charles, et chaque 
carte donnait lieu à une discussion. Je suis désolé, 
mais nous n’avons rien remarqué. 

Rendez-vous au 429. 


457 

Vous n’arrivez pas à vous rappeler dans quel ordre 
les invités sont arrivés dans le corridor. Rendez- 
vous au 407. 


193 






458 

Sir Dexter paraît satisfait et il charge son domes¬ 
tique de vous faire visiter la maison. Celui-ci vous 
conduit d’abord au premier étage, où les chambres 
à coucher bordent un long couloir en forme de L. 
Dans l’angle, une petite pièce est meublée d’une 
table et de quelques sièges, tandis qu’une autre 
pièce plus spacieuse, la bibliothèque, est bien four¬ 
nie. Le long de la façade sud, un balcon surplombe 
une terrasse dallée donnant sur la Tamise. Lorsque 
vous redescendez au rez-de-chaussée, le domestique 
désigne une porte à deux battants. 

- Le petit salon, monsieur. La salle à manger est 
juste derrière. 

Si vous jetez un coup d’œil dans le petit salon, ren¬ 
dez-vous au 269. Sinon, rendez-vous au 246. 



459 

Vous demandez à Gilmer d’aller chercher Héri¬ 
tier 5, et celui-ci arrive aussitôt, l’air gêné. 

- Vous avez encore besoin de moi ? demande-t-il 
timidement. Je croyais que c’était terminé. 

- Vous êtes au courant de l’accident d’Héritier 3 ? 
demandez-vous. 

Héritier 5 acquiesce sans conviction. 

- Les domestiques en ont parlé. Ils disaient que 
quelque chose était tombé du balcon et avait failli 


194 








lui défoncer le crâne, mais je n’ai rien vu. 
M. Malone et moi disputions une partie de billard 
contre Andrew et Bruce. Nous avons commencé à 
jouer tout de suite après le déjeuner, et la partie n’a 
pris fin qu’après l’accident. 

- Vous savez quoi que ce soit concernant 
l’accident ? demandez-vous. 

- Non, monsieur, je jouais au billard. 

Vous renvoyez Héritier 5 d’un geste las. Rendez- 
vous au 120. 


460 

Vous poussez vers le cinquième héritier une feuille 
de papier et un porte-plume. 

- Ecrivez quelque chose, demandez-vous aimable¬ 
ment. Une ligne ou deux, s’il vous plaît. 

Il prend le porte-plume de la main gauche, mais 
n’arrive à faire qu’un lamentable gribouillage 
constellé de taches d’encre. 

- Je m’excuse, dit-il humblement, mais je n’ai plus 
écrit de la main gauche depuis mon enfance. Les 
professeurs m’ont forcé à écrire de la main droite. 
Enregistrez la Décision 16. Si vous avez enregistré 
deux des Décisions 13, 14, 15 et 17, rendez-vous au 
332. Sinon, rendez-vous au Questionnaire. 

461 

Ayant appris tout ce qu’Héritier 2 avait à vous dire, 
vous le remerciez et vous le regardez partir. Ren¬ 
dez-vous au 404. 


462 

Pendant que sir Dexter marmonne dans sa barbe, 
vous vous demandez qui vous allez interroger 
ensuite. Si c’est Héritier 2, rendez-vous au 427. 
Sinon, rendez-vous au 404. 


195 






463 

- Lorsque vous étiez un petit garçon, votre grand- 
père vous a envoyé un livre en cadeau. Pouvez-vous 
m’en donner le titre ? 

- Un livre s’interroge-t-il, visiblement étonné. Je 
ne me souviens pas d’avoir reçu le moindre livre. 
La poste a dû l’égarer. 

Enregistrez la Décision 17. Si vous avez déjà enre¬ 
gistré deux des Décisions 13, 14, 15 et 16, rendez- 
vous au 332. Sinon, rendez-vous au Questionnaire. 

464 

Le drive de sir Dexter est très supérieur à celui de 
son adversaire, ce qui lui donne l’avantage pour ce 
trou. Vous décidez de ne pas révéler à M. Gregg ce 
qui a favorisé l’approche de Watson. 

- Je pense qu’il ne serait pas honnête de vous le 
dire, expliquez-vous d’un ton un peu hésitant. Ce 
ne serait pas loyal vis-à-vis de sir Dexter. 

- Bien sûr, vous avez entièrement raison, approuve 
aussitôt Gregg. En fait, si vous me le disiez et que 
j’en tienne compte, je serais obligé d’annuler le 
trou. Mais j’avoue que j’aimerais bien le savoir, car 
je doute fort de pouvoir atteindre le green. 

Il retourne à sa balle en criant quelque chose à son 
caddie, Joe. Rendez-vous au 379. 

465 

Vous pouvez vous estimer satisfait de ce que vous 
avez déjà appris, et vous ne voyez pas ce que vous 
pourriez faire de plus. Rendez-vous au 286. 

466 

- Quel collège avez-vous fréquenté, après le nau¬ 
frage ? 

- Un collège ? répond-il, surpris de votre question. 
196 



Ça, alors, je ne m’en souviens pas. Je ne suis pas 
allé au collège : j’ai été placé comme apprenti chez 
un commerçant. 

Il vous observe comme s’il essayait de deviner ce 
que vous pensez de sa réponse. Enregistrez la Déci¬ 
sion 15. Si vous avez déjà enregistré deux des Déci¬ 
sions 13, 14, 16 et 17, rendez-vous au 332. Sinon, 
rendez-vous au Questionnaire. 

467 

Votre visite domiciliaire terminée, vous retournez à 
la maison avec le domestique. Il vous conduit dans 
une petite pièce du rez-de-chaussée où sir Dexter 
vous attend. La pièce a été aménagée en vue de l’in¬ 
terrogatoire des héritiers. Un fauteuil confortable 
trône derrière une petite table devant laquelle sont 
disposés divers sièges. Sir Dexter est assis face à 
la porte sur un canapé capitonné. Rendez-vous 
au 373. 

468 

- Cousin Dexter ! s’exclame Charles. Sommes-nous 
réellement obligés de supporter les élucubrations de 
cet imbécile ? A l’entendre, on croirait qu’il nous 
soupçonne d’avoir essayé de supprimer cet impos¬ 
teur. 

- Grotesque ! ajoute Dennis. 

Les deux jeunes gens font une sortie fracassante en 
claquant bruyamment la porte qu’ils n’ont pas 
laissé à Gilmer le temps de leur ouvrir. Enregistrez 
la Décision 22 et rendez-vous au 338. 

469 

Thomas Malone entre dans la pièce d’un pas majes¬ 
tueux. Il doit avoir à peu près le même âge que sir 
Dexter, mais il est moins bien conservé. Son visage 


197 




ridé est couperosé, ses cheveux blancs se font rares, 
et son corps est tassé. Bien qu’il ait la tenue et l’al¬ 
lure d’un gentleman, ses vêtements sont un peu 
râpés et pas de la meilleure qualité. Il pourrait 
néanmoins jeter quelque lumière sur le problème, à 
condition que vous trouviez la bonne question à lui 
poser. Si vous lui demandez ce qu’il faisait au 
moment de l’accident, rendez-vous au 241. Sinon, 
rendez-vous au 313. 



470 

- L’un de vous est-il sorti de la pièce à un moment 
ou à un autre ? demandez-vous. 

- Non, répond Charles. Quand nous jouons aux 
cartes, nous sommes trop occupés à nous surveiller 
mutuellement. 

Ils s’esclaffent en chœur. Si vous prétendez que l’un 
d’eux a été aperçu hors de la chambre, rendez-vous 
au 284. Si vous n’avez plus rien à leur demander, 
rendez-vous au 486. 


471 

Héritier 4 revient dans la petite pièce. 

- Bonsoir, lui dites-vous poliment. J’espère qu’il 
vous sera plus facile de répondre aux questions que 
je vais vous poser maintenant qu’à celles de ce 
matin. 

198 


- Je l’espère aussi, répond-il avec un petit rire ner¬ 
veux. 

- Que faisiez-vous après le déjeuner, au moment 
de l’accident d’Héritier 3 ? 

- J’étais au premier, dans la bibliothèque, 
répond-il. J’y suis resté jusqu’à ce que Gilmer m’ap¬ 
prenne ce qui s’était passé. 

Vous cherchez d’autres questions à poser. Si vous 
lui demandez s’il a vu quelque chose, rendez-vous 
au 430. Si vous n’avez plus rien à lui demander, 
rendez-vous au 425. 


472 

- Avez-vous vendu à Matthew Mannington un 
exemplaire du Mystère d’Edwin Drood de Dickens ? 
demandez-vous à M. Amos. 

La réaction du libraire vous surprend. Ses joues 
s’empourprent, et c’est d’un ton coléreux qu’il vous 
répond : 

- Il y a bien des années de cela, il m’avait dit qu’il 
voulait un exemplaire de cette œuvre dès qu’elle 
serait publiée in extenso, et je m’étais spécialement 
arrangé avec l’éditeur pour qu’il me l’expédie aussi¬ 
tôt parue. M. Mannington était au magasin le jour 
où le livre est arrivé, et j’ai cru lui faire plaisir en le 
lui remettant immédiatement. 

- Et que s’est-il passé ? demandez-vous. 

- C’est tout juste s’il ne me l’a pas jeté à la figure, 
répond M. Amos. Il a déclaré qu’il ne pouvait pas 
envoyer un ouvrage incomplet, mais je n’ai jamais 
su à qui il comptait l’envoyer. Il était furieux que je 
n’eusse pas prévu sa réaction. Heureusement, 
j’avais en magasin un exemplaire de Cinq Semaines 
en ballon - il venait tout juste d’être traduit -, et 
M. Mannington a estimé que cela ferait l’affaire. 

- Quelle merveilleuse mémoire, observez-vous. 


199 






- M. Mannington m’a honoré de sa clientèle pen¬ 
dant près de quarante ans, répond-il, et c’est la 
seule et unique fois qu’il a refusé un ouvrage qu’il 
avait commandé. 

Enregistrez l’Indice FF et rendez-vous au 107. 

473 

Vous relisez lentement la lettre de Robert Bamett 
en vous concentrant cette fois sur son contenu. 
Alors que, en première lecture, vous l’aviez consi¬ 
dérée comme un simple mot de remerciement, vous 
avez maintenant la conviction qu’un élément 
important s’y dissimule. Par où cette lettre vous 
semble-t-elle clocher ? Si vous trouvez que Robert a 
lu le livre étonnamment vite, rendez-vous au 146. 
Si vous vous demandez pourquoi il considère ce 
cadeau comme une surprise, rendez-vous au 435. Si 
le style vous paraît trop guindé, rendez-vous au 
501. Si l’enthousiasme vous semble excessif, ren¬ 
dez-vous au 337. Dans les autres cas, rendez-vous 
au 179. 


474 

Vous soupirez, déçu de ne pas avoir réussi à identi¬ 
fier le meurtrier, et vous essayez de déterminer quel 
indice vous a échappé en vous promettant de faire 
mieux la prochaine fois. Si vous souhaitez 
recommencez l’enquête sur le meurtre, rendez-vous 
au 147. Si vous préférez laisser Holmes l’expliquer, 
rendez-vous au 250. 


475 

Espérant découvrir quelque chose d’utile à l’ex¬ 
térieur, vous sortez faire le tour de la maison. Du 
côté exposé au midi, vous trouvez Héritier 3 


200 





assoupi dans un fauteuil, sur une terrasse dallée. Il 
semble s’y trouver bien, quoique la température 
commence à fraîchir. Si vous lui adressez la parole, 
rendez-vous au 449. Sinon, rendez-vous au 321. 

476 

Après mûre réflexion, vous finissez par conclure 
que l’explication fournie par cet héritier pourrait 
bien être exacte. Si l’officier en second avait une 
nature affable, il a fort bien pu demander à un 
jeune passager de l’appeler par son surnom, et 
«Jocko» est un surnom plausible pour un marin 
s’appelant John. Il se peut que l’histoire soit forgée 
de toutes pièces, mais rien ne vous permet d’affir¬ 
mer que c’est un mensonge. Rendez-vous au Ques¬ 
tionnaire. 


477 

- Quelqu’un prétend nous avoir vus ? demande 
Dennis d’un ton intrigué. Il doit faire erreur. 

- C’est évident, ajoute Charles en essayant de rire. 
En fait, monsieur, celui qui nous accuse est pro¬ 
bablement le coupable. Demandez-lui donc ce qu’il 
faisait là. 

- La probité du témoin ne semble pas être sujette à 
caution, ripostez-vous. 

Néanmoins, vous n’insistez pas davantage. Entre¬ 
voir un veston n’est pas une preuve concluante. Les 
cousins s’inclinent courtoisement devant sir Dexter 
et quittent la pièce. 

- Eh bien, dit votre client, s’ils sont coupables, je 
doute qu’ils se livrent à un autre mauvais coup. 
C’est toujours ça de gagné. Et comme Héritier 3 n’a 
pas été blessé, je préférerais éviter le scandale que 
nous risquons de provoquer en poussant l’affaire 


201 




plus loin. Je vous remercie de votre intervention. 
Rendez-vous au 338. 


478 

- Réfléchissez bien. Essayez de reconstituer les 
faits et de vous rappeler avec précision ce que vous 
avez entendu ce soir. 

- J’essaie, répond-il en portant une main à son 
front. C’est très difficile. 

- Je suis sûr que vous pouvez y arriver, dites-vous 
pour l’encourager. 

Lancez deux dés et ajoutez votre bonus de Commu¬ 
nication. Si vous obtenez : 

De 2 à 8 Rendez-vous au 133 

de 9 à 12 Rendez-vous au 421 


479 

Vous vous levez et vous vous étirez. Il se peut que 
vous n’ayez pas réuni suffisamment de preuves 
pour faire condamner l’assassin mais, convaincu 
d’avoir fait de votre mieux, vous regagnez votre 
chambre pour faire un brin de toilette et changer de 
vêtements. Un petit déjeuner plantureux compense 
le manque de sommeil, et vous vous sentez prêt à 
effectuer les ultimes démarches de votre enquête. 
Rendez-vous au 316. 


480 

On frappe à la porte et, sur votre invitation, Gilmer 
fait son entrée. 

- Excusez-moi, monsieur, dit-il. On vient d’appor¬ 
ter un télégramme pour vous. 

Vous remerciez Gilmer, qui se retire. Rapidement, 
vous ouvrez l’enveloppe et vous lisez : 


202 



« Cocher Robert Barnett né et toujours vécu à 
Londres. Philip Hamilton impliqué dans nombreux 
abus de confiance. Jamais poursuivi. Arrivé Angle¬ 
terre 1888, lieu de naissance inconnu. Holmes. » 
Vous réfléchissez à ces renseignements. Les 
recherches de Holmes prouvent qu’Héritier 1 ne 
peut pas être le véritable héritier, mais, mal¬ 
heureusement, elles ne fournissent ni confirmation 
ni démenti sur la légitimité des revendications 
d’Héritier 3. Rendez-vous au 178. 


481 

Le Grand Cerf est une construction à un étage dont 
le lierre a envahi les murs de brique soulignés de 
blanc. A l’intérieur, l’ambiance est intime et confor¬ 
table, avec ses lambris d’acajou égayés par des 
rideaux blancs. Le patron vous conduit lui-même à 
un salon du premier étage, où vous attend une table 
immaculée couverte d’argenterie étincelante et de 
porcelaine fine. Le repas est délicieux. Sir Dexter 
refuse de parler de ses soucis avant la dernière bou¬ 
chée. Lorsque le garçon a apporté le café, le porto et 
les cigares, il expose enfin le fond de l’affaire. 

- Messieurs, le problème que je désire vous sou¬ 
mettre est un peu plus digne de vos talents que la 
façon dont M. Gregg joue au golf, commence-t-il. 
En fait, de votre succès ou de votre échec dépendra 
le sort de plus d’un million de livres sterling. 

La surprise vous pétrifie, et Watson manque lâcher 
son cigare. 

- Peut-être pourriez-vous nous donner quelques 
précisions, suggère calmement Holmes. 

- Cela va de soi, répond sir Dexter. Mon frère, 
Matthew Mannington, a joué un rôle de premier 
plan dans l’essor des chemins de fer britanniques et 


203 







il s’est également intéressé à plusieurs autre entre¬ 
prises. Il a ainsi édifié une fortune considérable 
pendant que je servais le gouvernement. Il ne lui 
manquait qu’un seul talent : la sociabilité, même à 
l’égard des membres de sa propre famille. Matthew 
s’était marié jeune et n’avait eu qu’un enfant, sa 
fille Elizabeth. A vingt ans, celle-ci s’est amoura¬ 
chée d’un jeune ingénieur, John Barnett, qui tra¬ 
vaillait pour les chemins de fer de Matthew. Mon 
frère s’est refusé à croire que sa fille puisse être sin¬ 
cèrement amoureuse d’un de ses employés, et il 
s’est opposé au mariage. Lorsqu’ils sont passés 
outre, il a congédié Barnett et usé de son influence 
pour que le jeune homme ne puisse trouver un 
emploi dans une des compagnies de chemin de fer 
des îles britaniques. 

- J’ai souvent entendu des histoires de ce genre, 
commente Holmes. L’obstination parentale donne 
rarement d’heureux résultats. Dans les affaires que 
Watson a intitulées Un cas d’identité et Aventure 
aux Hêtres pourpres, ils furent même tragiques. 

- J’ai lu ces nouvelles, dit sir Dexter. Ce fut le cas 
pour mon frère. Ne pouvant trouver de travail dans 
son pays, Barnett partit pour l’Amérique avec Eliza¬ 
beth et s’y embaucha dans les chemins de fer. Je cor¬ 
respondais avec elle, à raison d’une ou deux lettres 
par an. Je crois qu’Elizabeth s’était vite rendu 
compte que son père avait eu raison de considérer 
Barnett comme un opportuniste, mais elle s’est tou¬ 
jours refusée à l’admettre. Elle lui a donné un fils un 
an après leur mariage en 1858, mais son père et elle 
n’ont pas correspondu une seule fois tant que Bar¬ 
nett a été vivant. Il est mort accidentellement en 
1869. Quand j’ai annoncé à Matthew que sa fille et 
son petit-fils Robert étaient seuls en Amérique, il a 
écrit à Elizabeth. Finalement, il lui a envoyé de 


204 





l’argent pour qu’elle revienne en Angleterre. Des 
engagements antérieurs l’ont empêchée de quitter 
l’Amérique avant le mois de novembre 1871, où elle 
a pris le paquebot Cassandra à Boston. 

- C’est bien tard dans la saison pour traverser 
l’Atlantique Nord, remarque Watson. 

- C’était trop tard, continue sir Dexter avec un 
soupir. Le navire a fait naufrage dans une tempête, 
et Elizabeth a été tuée. Mon frère m’a dit que le 
petit garçon avait disparu, et je l’ai cru mort pen¬ 
dant près de vingt-cinq ans. (Holmes s’arrête de 
fumer et dresse l’oreille.) Mon frère a fini par mou¬ 
rir au printemps de 1894, peu après votre retour à 
Londres, M. Holmes. Il m’a légué toute sa fortune. 
J’avais pris ma retraite du Foreign Office, et en 
m’initiant aux divers agréments de ma récente opu¬ 
lence, j’ai commencé à lire les papiers de mon frère. 
C’était le genre d’homme qui ne détruit jamais le 
moindre document. Un an après sa mort, je suis 
tombé sur une lettre de l’officier en second du Cas¬ 
sandra, informant mon frère du naufrage. Il lui 
disait qu’il avait sauvé le jeune Robert et lui 
demandait comment il devait l’envoyer en Angle¬ 
terre. Matthew lui avait répondu qu’il ne voulait 
pas voir l’enfant, mais qu’il lui faisait parvenir une 
certaine somme pour son éducation. 

- Quelles mesures avez-vous prises quand vous 
avez appris cela ? demande Holmes. 

- J’ai fait paraître dans tous les journaux de 
Grande-Bretagne et de tous les pays dans lesquels 
nous avons un consul une annonce invitant le jeune 
Robert à venir faire valoir ses droits sur l’héritage 
de son grand-père. 

- Avec quel résultat ? demande Holmes. Combien 
s’est-il présenté de postulants ? 

- Douze, répond sir Dexter avec un sourire. J’ai 


205 






éliminé sept imposteurs flagrants, mais j’ai besoin 
d’un spécialiste en la matière pour déterminer si 
l’un des cinq autres est réellement Robert Barnett. 
Ils sont installés chez moi, attendant patiemment 
que je les départage, et j’ai fini par leur donner des 
numéros, puisqu’ils prétendent tous porter le même 
nom. 

Un mince sourire retrousse les lèvres de Holmes. 

- Cela pourrait être intéressant, reconnaît-il. L’âge 
de l’héritier corse le problème : un homme de 
trente-sept ans peut paraître à peu près n’importe 
quel âge entre vingt-cinq et cinquante ans. Mal¬ 
heureusement, il m’est impossible de venir tout de 
suite. Nous sommes mercredi... je pourrais être 
chez vous samedi matin. Watson et moi avons des 
billets pour la première de la nouvelle opérette de 
Gilbert et Sullivan, demain soir, et Benvenutti, le 
célèbre violoniste, joue vendredi. 

- J’aimerais que vous vous occupiez de cette 
affaire au plus tôt, dit sir Dexter. L’ambiance de ma 
maison est assez tendue. J’héberge également 
quatre de mes cousins qui hériteront de ma fortune 
si je ne découvre pas le véritable Robert et, évidem¬ 
ment ils ne s’entendent pas toujours très bien avec 
les héritiers. 

- Mon protégé vous accompagnera demain, répond 
Holmes en vous désignant, et il rassemblera tous les 
éléments. Si vous avez besoin de renseignements 
complémentaires, télégraphiez à Baker Street. 

Sir Dexter discute encore un peu et finit par accep¬ 
ter. Vous passez la nuit au Grand Cerf et, le lende¬ 
main matin, vous accompagnez sir Dexter à sa pro¬ 
priété. C’est une grande maison en pierre de taille 
au bord de la Tamise, à proximité d’un village situé 
à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Londres. 
Une armée de domestiques s’empare de votre 


206 





bagage, et sir Dexter vous présente rapidement aux 
héritiers. 

- Ce monsieur va m’aider à résoudre notre pro¬ 
blème, leur explique-t-il. Je compte sur vous pour 
l’aider de votre mieux. 

Vous examinez attentivement les postulants. Héri¬ 
tier 1, ainsi a-t-il été baptisé par sir Dexter, semble 
être un homme d’âge mûr, trapu, basané, avec une 
cicatrice en forme de Z sur une joue. Ses vêtements 
et son langage sont typiquement ceux d’un cocher 
de fiacre londonien. Héritier 2 déclare avoir adopté 
le nom « Arthur Smith » en Amérique pour ne plus 
porter celui de son abominable grand-père. Il y est 
professeur dans une école privée. Son teint blafard 
et son ventre flasque trahissent qu’il mène une vie 
casanière. Il a le bras droit en écharpe, s’étant, 
dit-il, cassé le poignet dans une chute de cheval. 
Héritier 3, qui se fait appeler « Philip Hamilton », 
est un dandy grand et mince, aux cheveux et à la 
moustache noirs. Il a tout du chevalier d’industrie, 
et vous vous demandez comment il gagne sa vie. En 
réfléchissant, vous vous rappelez avoir vu ce nom 
dans les fiches de Holmes. Un certain Philip 
Hamilton, ayant le même aspect physique, a été 
compromis dans plusieurs affaires douteuses d’abus 
de confiance et de jeux truqués sans avoir jamais 
été arrêté pour un délit caractérisé. Héritier 4 porte 
le nom « Robert Bamett » et semble avoir mené 
une vie active en plein air. Il dit avoir exercé divers 
métiers au cours de sa vie et être venu d’Amérique 
via le Canada, Héritier 5 est un freluquet au phy¬ 
sique falot et aux vêtements anodins. Il semble 
dépourvu du minimum d’imagination indispen¬ 
sable à un imposteur, au point de se faire appeler 
« John Smith ». Lorsque vous avez salué les préten- 


207 






dus héritiers, sir Dexter vous emmène dans son 
bureau. 

- Avant que vous ne bavardiez avec eux, dit-il, je 
pense qu’il serait bon que vous preniez connais¬ 
sance des lettres et des documents que je possède. 
Si j’avais pu supposer que j’en aurais un jour 
besoin, j’aurai conservé les lettres d’Elizabeth, mais 
j’ai quand même quelques petites choses qui pour¬ 
raient vous être utiles. 

Vous vous installez dans un fauteuil, à côté de lui, 
pendant qu’il sort des papiers de son bureau. Lan¬ 
cez deux dés et ajoutez votre bonus d’intuition. Si 
vous obtenez : 

De 2 à 7 Rendez-vous au 293 

De 8 à 12 Rendez-vous au 207 


482 

Les golfeurs arrivent à l’aire de départ du cin¬ 
quième trou. C’est un trou court dont le green est 
entouré d’arbres. Holmes et Watson envoient tous 
deux leur balle sur le green. Après quoi, Gregg place 
la sienne à la limite du green et du fairway. Sandy 
plante alors un tee pour y poser la balle de sir Dex¬ 
ter. Lancez deux dés et ajoutez votre bonus d’Ob- 
servation. Si vous obtenez : 

De 2 à 8 Rendez-vous au 374 

De 9 à 12 Rendez-vous au 318 


483 

- Vous désirez parler aux deux autres cousins ? 
demande sir Dexter. Ce sont les seuls témoins res¬ 
tants. 

Si vous les interrogez, rendez-vous au 169. Sinon, 
rendez-vous au 338. 


208 














484 

- A mon avis, vous devriez congédier Sandy, dites- 
vous à sir Dexter. Ne pas le laisser vous trahir 
davantage. 

Sir Dexter semble dubitatif, mais il appelle néan¬ 
moins le caddie. 

- Sandy, grogne-t-il, tu as commis assez de gaffes 
pour aujourd’hui, la coupe est pleine. Je m’en serais 
mieux tiré sans toi. Tu es renvoyé ! Je porterai mon 
sac moi-même pour les quatre derniers trous. 

Cette sortie fait blêmir le caddie, mais il garde le 
silence. M. Gregg qui, à ce moment-là, entre dans la 
pièce, se montre plus véhément. 

- Sincèrement, Dexter, dit-il aussitôt, cette 
conduite est-elle digne de vous ? Je vous considère 
comme un sportif trop accompli pour rendre votre 
caddie responsable de vos difficultés. 

- Mais, John... commence sir Dexter. 

- Non, coupe Gregg, vous savez que vous êtes dans 
votre tort, mais ce qui est fait est fait. Vous avez 
gâché la journée. Considérons la partie comme ter¬ 
minée à égalité et remettons cela à un autre jour, 
quand vous serez de meilleure humeur. 

Sir Dexter suit des yeux son ami qui s’en va d’un 
air digne, puis se tourne vers vous. 

-Je suis un peu déçu, dit-il. Je reconnais que vous 
avez résolu le problème, mais vous auriez pu le 
faire avec un peu plus de doigté. 

- Je regrette... bredouillez-vous. 

- Oh, vous apprendrez, dit sir Dexter. Il faut que 
vous soyez un jeune homme très astucieux pour 
avoir découvert la supercherie aussi rapidement. 
Ah, voilà Holmes et Watson. Il y a une autre ques¬ 
tion sur laquelle j’aimerais avoir votre avis, dit-il. 
Vous allez tous venir dîner avec moi au Grand Cerf. 
C’est un excellent restaurant, tout près d’ici. 


210 






Bien entendu, vous acceptez l’invitation, et la voi¬ 
ture de sir Dexter vous y emmène. Rendez-vous 
au 481. 


485 

- Vous êtes sûr d’avoir choisi le métier qui vous 
convient ? demande sèchement Holmes. Vous 
m’avez dit vous-même que vous étiez en train de 
parler avec Dennis au rez-de-chaussée, au moment 
où Héritier 3 a été abattu. A moins que vous n’ayez 
oublié ce petit détail ? 

Vous cherchez désespérément une réponse, confus 
d’une erreur assez stupide. Si vous souhaitez enquê¬ 
ter à nouveau sur le crime, rendez-vous au 147. Si 
vous préférez entendre l’explication de Holmes, 
rendez-vous au 250. 



486 

- Je vous remercie de votre aide, dites-vous négli¬ 
gemment. Nous ne vous soupçonnons évidemment 
pas mais, dans ce genre d’affaires, il est indispen¬ 
sable d’interroger tous ceux qui pourraient savoir 
quelque chose. 

- Oui, bien sûr, répond Charles. 

Tous deux s’inclinent légèrement devant sir Dexter 
et vous, et ils s’en vont d’un air dégagé. Rendez- 
vous au 338. 


211 







487 

- Je ne trouve rien, murmurez-vous au bout d’un 
instant, mais je suis sûr qu’il vous viendra une idée, 
M. Holmes. 

Le détective sourit du bout des lèvres et remet la 
balle dans sa poche. Rendez-vous au 268. 


488 

-Je pense que ces clubs sont les vôtres, M. 
Holmes. 

- Vous croyez vraiment que je décrirais mes 
propres clubs avec un tel dédain ? demande-t-il, 
visiblement agacé. La manière dont je vous ai pré¬ 
senté le contenu des deux sacs aurait dû suffire à 
vous faire comprendre que ces clubs sont ceux de 
Watson. Vous auriez également dû penser que je ne 
pouvais utiliser qu’un assortiment de clubs méti¬ 
culeusement composé, alors que Watson emploie 
les clubs des joueurs les moins minutieux. 

Cette remarque déclenche une vive controverse 
avec Watson sur les mérites respectifs de leurs 
choix. Manifestement, il s’agit d’un vieux débat 
inlassablement recommencé. Rendez-vous au 317. 


489 

- C’est cousin Bruce qui a attaqué Héritier 3, 
déclarez-vous. C’est lui qui a poussé la gargouille 
pour la faire tomber du balcon. 

- Bruce ? demande Holmes surpris. Rien ne per¬ 
met de supposer qu’il se trouvait au premier étage 
au moment de l’attentat. 

- Alors, Holmes, qui est le coupable ? demande 
Watson. 

Rendez-vous au 262. 


212 





490 

- Voilà donc la liste des suspects réduite à Charles 
et à Dennis, continue Holmes. Étant donné que 
mon adjoint a vu Dennis au rez-de-chaussée au 
moment où le coup de feu fatal était tiré, le meur¬ 
trier, en procédant par élimination, ne peut être que 
Charles. Ce qui est en partie confirmé par Héri¬ 
tier 2 qui, après le coup de feu, a entendu la porte 
de Charles se fermer, puis se rouvrir comme s’il 
était entré dans sa chambre et en était immédiate¬ 
ment ressorti. Cela dit, je pense qu’il est également 
évident que Dennis a été de bout en bout le 
complice de Charles. Quel que soit celui qui, 
l’après-midi, a fait tomber la gargouille du balcon, 
l’autre lui a fourni un faux alibi, et il me paraît 
manifeste que Dennis est descendu au rez-de- 
chaussée en faisant du bruit pour détourner l’atten¬ 
tion de mon adjoint qui surveillait la chambre. 
Rendez-vous au 117. 



491 

Vous franchissez un petit mamelon et vous aperce¬ 
vez Gregg juste au-dessous de vous. Sa balle repose 
sur une plaque d’herbe drue, et il s’apprête à la 
frapper. Cette position vous paraît étonnamment 
bonne pour une balle tombée en plein rough. Ou 
bien Gregg est remarquablement chanceux, ou bien 
il a posé sa balle dans l’herbe à un moment où per¬ 
sonne ne pouvait le voir. Intrigué, vous examinez le 


213 





terrain un peu plus attentivement. Si la balle a 
frappé une petite butte située à droite de l’endroit 
où elle se trouve, elle a pu rouler toute seule jusqu’à 
cette position favorable. Enregistrez la Déduc¬ 
tion 1, puis rendez-vous au 254. 

492 

Vous avez bonne mémoire. Qu’avez-vous appris à 
propos des héritiers ? Vous pensez que l’enquête 
n’est pas encore finie. Il manque encore quelques 
pièces au puzzle. Optimiste, vous redescendez au 
rez-de-chaussée. Rendez-vous au 475. 

493 

Sir Dexter soupire et change de position sur le 
canapé. 

- Il ne reste qu’un héritier, dit-il. 

Pour mener votre cinquième et dernier inter¬ 
rogatoire, rendez-vous au 113. 

494 

Il vous faut toute votre éloquence pour persuader 
rapidement Héritier 3 de rentrer dans la maison, 
mais vous finissez par le convaincre qu’il sera plus 
en sûreté à l’intérieur. Il vous accompagne dans le 
petit salon et vide deux verres de brandy coup sur 
coup pour calmer ses nerfs éprouvés. Dès que sir 
Dexter est de retour, vous l’informez du regrettable 
incident qui vient de se produire. Rendez-vous au 
202 . 


495 

Holmes vous écoute essayer désespérément d’étayer 
votre hypothèse, puis secoue la tête. 

-Je pense que votre supposition est exacte, 
admet-il, mais ce n’est qu’une supposition. Il fallait 


214 




découvrir des preuves irréfutables ou vous abstenir 
de les formuler. (Il se tourne vers sir Dexter.) Bien 
que nous connaissions le coupable, je crois que, si 
j’étais vous, j’étoufferais l’affaire. Il n’y a pas suffi¬ 
samment de preuves pour le faire condamner, et 
comme, en fin de compte, il n’y a pas vraiment de 
victime, l’accusation causerait plus de dommages 
que l’affaire ne le mérite. 

- Très bien, dit sir Dexter, mais je vais faire 
comprendre à ces deux-là que toute nouvelle incar¬ 
tade leur coûterait l’héritage. 

Rendez-vous au 117. 



496 

- Je ne peux pas prouver que le pistolet a été retiré 
de son coffret après que sir Dexter et les autres 
furent montés se coucher, mais cette hypothèse 
paraît plausible. S’il avait été subtilisé plus tôt, 
quelqu’un aurait pu s’en apercevoir et provoquer 
un remue-ménage des plus fâcheux. Et si l’on admet 
que le pistolet a été dérobé plus tard, seuls Charles, 
Dennis et Héritier 4 n’ont pas d’alibi. 

- Et comment avez-vous choisi Charles dans ce 
trio ? demande Holmes. 

Si vous avez enregistré la Déduction 29, rendez- 
vous au 157. Sinon, rendez-vous au 115. 


215 



497 

Vous remarquez que Sandy plante le tee une tren¬ 
taine de centimètres en avant des marques. Cela ne 
favorise en rien sir Dexter qui expédie sa balle dans 
la nature, directement à gauche du fairway. Enregis¬ 
trez l’Indice A et rendez-vous au 231. 

498 

- J’ai fait une découverte importante, commencez- 
vous. La lettre de Robert Bamett a été écrite par un 
gaucher. Or, Héritier 4 est gaucher. 

- C’est un renseignement intéressant, reconnaît 
Holmes avant d’aborder le problème sous un autre 
angle. 

Enregistrez la Déduction 32, puis rendez-vous 
au 159. 


499 

- Le livre m’a fourni un argument de poids, répon¬ 
dez-vous. Héritier 4 est le seul des postulants à 
avoir dit que son grand-père lui avait envoyé Cinq 
Semaines en ballon, et M. Amos a confirmé que 
Mannington avait substitué cet ouvrage à Edwin 
Drood. 

- Excellent, admet Holmes. 

Si vous avez enregistré la Déduction 32, rendez- 
vous au 167. Sinon, rendez-vous au 182. 

500 

-Je crois qu’Héritier 5 est le véritable héritier, 
déclarez-vous et vous attendez anxieusement la 
réaction de Holmes. 

- Je ne vois pas comment vous avez pu parvenir à 
cette conclusion, répond Holmes. De tous les postu¬ 
lants, c’est celui qui est le moins au courant des 
faits que le véritable héritier doit connaître. 


216 



Si vous voulez savoir la vérité, rendez-vous au 242. 
Si vous préférez recommencer votre enquête, ren¬ 
dez-vous au 481. 


501 

- Le ton de la lettre paraît manquer de naturel, 
déclarez-vous. Je me demande si Robert était sin¬ 
cère ? 

- Oh, n’essayez pas de lire trop de choses entre les 
lignes, répond sir Dexter. Les lettres de remercie¬ 
ment sont souvent un peu guindées, et les petits 
garçons sont rarement des épistoliers chevronnés. 
Rendez-vous au 179. 


502 

- Voulez-vous examiner la salle de billard ? 
demande sir Dexter. Comme elle contient des bibe¬ 
lots de valeur, Gilmer la ferme à clef tous les soirs. 
Si vous allez à la salle de billard, rendez-vous au 
132. Sinon, rendez-vous au 367. 

503 

- C’est cousin Andrew qui a attaqué Héritier 3. Il a 
fait tomber la gargouille du balcon. 

- Andrew ? demande Holmes étonné. Rien ne per¬ 
met de supposer qu’il se trouvait au premier étage 
au moment de l’agression. 

- Dans ce cas, Holmes, qui est l’agresseur ? ques¬ 
tionne Watson. 

Rendez-vous au 262. 


504 

- Comment s’y est-il pris ? demandez-vous. 

- Sandy a profité de toutes les occasions pour nuire 
à sir Dexter, explique Holmes, et il a utilisé pour 
cela des méthodes variées. Au départ de trois ou 
quatre trous, il a volontairement planté le tee de sir 


217 



Dexter en avant des marques. Cette tactique per¬ 
fide a porté ses fruits au septième trou du parcours 
quand sir Dexter, ayant été contraint de rejouer un 
excellent coup de départ, a finalement perdu le gain 
du trou. Ensuite, au quatrième trou, Sandy n’a pas 
averti de l’arrivée du train. Au huitième, il a déposé 
une balle sur une position favorable en affirmant 
que c’était celle de M. Gregg qu’il venait de retrou¬ 
ver. Enfin, au quatorzième trou, il s’est délibéré¬ 
ment placé sur la trajectoire de la balle de 
M. Gregg, ce qui a fait perdre à sir Dexter un trou 
qu’il aurait dû gagner. Sans les tricheries de Sandy, 
sir Dexter aurait deux ou trois points d’avance. 
Rendez-vous au 369. 



505 

Le premier « Robert Bamett » entre et s’assoit 
inconfortablement sur le bord d’une petite chaise 
dure. Ses vêtements sont grossiers, mais cependant 
propres et reprisés. Les nombreuses années qu’il a 
passées sur le siège d’un fiacre ont basané et buriné 
son visage. Au premier abord, il paraît avoir la cin¬ 
quantaine bien sonnée, mais vous vous rendez 
compte que cette apparence pourrait être due à la 
vie rude qu’il a menée. Rendez-vous au Question¬ 
naire. 


218 



506 

En réfléchissant au récit d’Héritier 4, vous 
commencez par avoir des doutes, parce qu’il y 
manque plusieurs des détails figurant dans la lettre 
de Floyd, mais vous finissez par considérer qu’il 
relate cette expéri mce du point de vue du sauvé, et 
non du sauveteur Rendez-vous au Questionnaire. 

507 

- Je n’en sais rien ! riposte-t-il. C’était un homme 
bienveillant, et quand je suis monté à bord, il m’a 
tout de suite dit de l’appeler Jocko. Je n’avais 
aucun besoin de savoir son nom de famille, et si je 
l’ai su, je l’ai oublié. Il était gentil avec moi, mais 
c’était une relation, pas un ami. 

Rendez-vous au Questionnaire. 

508 

- Je crains de ne pas en avoir appris suffisamment 
long sur le naufrage pour pouvoir en tirer un argu¬ 
ment pour ou contre Héritier 4. 

- C’est regrettable, dit Holmes. Il ne faut jamais 
négliger aucun fait ayant trait à l’affaire. 
Rendez-vous au 211. 



Glossaire 
du golfeur 


Approche 

Coups, de moyenne distance, destinés à atteindre le 
green. 

Bois 

Club dont la tête est en bois massif. Les bois sont 
numérotés. Un golfeur en compte généralement 
quatre ou cinq au début d’un parcours. 

Brassie 
Bois n° 2. 

Bunker 

Obstacle de sable disposé sur le parcours, surtout à 
proximité des greens. 

Caddie 

Accompagnateur du joueur sur le parcours. Il 
conseille son joueur, porte son sac et prépare ses 
clubs. 

Club-house 

Petit bar installé sur le parcours de golf. 


220 



Club 

Canne de golf servant au jeu. 

Driver 

Bois n° 1, le plus gros de tous les clubs. Il sert à 
envoyer la balle très loin. 

Fairway 

Partie du parcours comprise entre l’aire de départ 
et le green. 



Fer 

Club dont la tête est en fer. Les fers sont numérotés 
de 1 à 10. 

Green 

Partie gazonnée qui entoure chaque trou d’un par¬ 
cours de golf On y trouve le trou proprement dit 
dans lequel les joueurs doivent faire entrer leur 
balle. 

Links 

Désigne les parcours de golf construits en bord de 
mer. 

Match play 

Formule de jeu consistant à opposer directement 
deux adversaires. Le décompte des points est fait à 


221 



l’issue de chaque trou, et le résultat tient compte 
des « trous gagnants » et des « trous perdus », mais 
pas du score réalisé sur chacun de ces trous. 

Parcours 

Ensemble des trous d’un terrain de golf, générale¬ 
ment dix-huit. 



Pitching wedge 
Fer n° 10. 

Pull 

Balle qui, une fois frappée, part directement à 
gauche, en ligne droite. 

Pushout 

Balle qui, une fois frappée, part directement à 
droite, en ligne droite. 

Putter 

Club à face verticale et lisse pour faire rouler la 
balle sur le green, vers le trou. 

Rough 

Partie du parcours qui borde le fairway de chaque 
côté, et aussi souvent le green. C’est un terrain 


222 



planté d’arbres, de hautes herbes, de broussailles, 
bruyères, etc., d’où il est très difficile d’extraire la 
balle. 

Sand wedge 

Club utilisé pour les petits coups en hauteur et pour 
sortir la balle d’un bunker. 

Spoon 

Bois numéro 3. 

Swing 

Ensemble des mouvements pour frapper la balle. 
Tee 

Désigne à la fois la petite pointe de bois servant à 
surélever la balle au départ de chaque trou, et l’aire 
de départ elle-même. 

Trou 

Désigne à la fois la partie du parcours de golf entre 
deux trous et, pour chacun de ces tronçons, le trou 
dans lequel le joueur doit faire entrer sa balle. 


Achevé d’imprimer 
en mai 1997 
sur les presses de 
l’imprimerie Hérissey 
à Évreux (Eure) 


Loi n° 49-956 du 16 juillet 1949 
sur les publications destinées à la jeunesse 
N" d’imprimeur : 76634 
Dépôt légal : mai 1997 

7 " dépôt légal dans la même collection : octobre 1996 
ISBN 2-07-050701-7 
Imprimé en France 



L’Héritier 

Disparu 


lan Bailey j 

i 

( 

f 

Après vous avoir mis à répreuve sur un terrain de golf, ' 
Sir Dexter Mannington vous demande d’identifier l’héri- j 

tier perdu de son frère Matthew, un des pionniers des » 

chemins de fer britanniques, il n’y a pas moins de cinq 
postulants à cette colossale fortune estimée à un million 
de livres sterling! Parviendrez-vous à démasquer les 
imposteurs? En l’absence de Sherlock Holmes, votre 
maître à penser, et du docteur Watson, votre cousin, 
c’est à vous qu’il revient de découvrir la vérité et, bien 
entendu, d’apporter la preuve de votre perspicacité et • 
de vos talents de détective. \ 

Dans la bonne société victorienne ou dans les bas-fonds j 
de Londres, c’est à VOUS de mener l’enquête, avec pour 
seules armes un crayon, une gomme et^. votre astuce ! 


Couverture illustrée par Jill 

catégorie 5 
A 50701 

ISBN 2-07-050701-7 

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